[PN2] - Résumés

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Telenn
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Message par Telenn »

Résumé de la prochaine partie: La tactique du Tipiak

Séquence navigation
fffffffooooouuuuu ffffffoouuuu (vent) splash splash splash (clapotis)

Séquence combat naval
Boooom Booom CRAC!!! Boooom Aaaaaargh ! Plotch! Booom!! Glou glou glou

Séquence abordage
Pouic pouic pouic Houmba! Tching tching sprotch re-aaaaargh....

Séquence victoire
Tchin tchin et glou et glou et glou... burp!

Fin
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ketzol
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Message par ketzol »

Telenn a écrit :Résumé de la prochaine partie: La tactique du Tipiak

Séquence navigation
fffffffooooouuuuu ffffffoouuuu (vent) splash splash splash (clapotis)

Séquence combat naval
Boooom Booom CRAC!!! Boooom Aaaaaargh ! Plotch! Booom!! Glou glou glou

Séquence abordage
Pouic pouic pouic Houmba! Tching tching sprotch re-aaaaargh....

Séquence victoire
Tchin tchin et glou et glou et glou... burp!

Fin

:tusors: :lol: :lol: :lol:
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

"Sous l’épave est la plage, ou la forêt…" (15/07/2020)


264 membres d’équipage et 5 navires sont engagés à la fin de la réunion. Carpenter, Champigny, Bocanegra, Murphy, Maugemeur, Barnes et Lawson tentent de recruter d’autres capitaines en se basant sur la haine du gouvernement espagnol, l’attrait de la richesse… Mais le groupe rentre bredouille. Un seul commandant paraissait plutôt intéressé : Daniel Stillwell, capitaine du Shark, un sloop, avec ses 48 hommes d’équipage. Mais au final il a été déconcerté par la soudaineté de la proposition. De plus, la position du Flying Gang (Hornigold et compagnie) qui trouve que c’est une opération suicide, ne l’incite pas à rejoindre l’entreprise.

Sur le Seagull, le brick de Current, la situation est particulière. Rochefort et Current étant deux capitaines avec leurs équipages respectifs, il s’agit de mettre de l’ordre dans les hommes. Chaque équipage constitue une bordée ; et comme Current a plus d’hommes que Rochefort, il « donne » une dizaine de marins pour équilibrer les bordées. Current reste le capitaine du Seagull. Maugemeur risque juste d’être appelé par Current au besoin car il n’a pas de pilote dans son équipage.

Les marins se préparent et arment les navires et embarquent des denrées alimentaires. Ils les chargent le moins possible pour conserver un maximum de vélocité et de manœuvrabilité ainsi que pour garder de la place pour charger le butin. Maugemeur ordonne à Carpenter de vérifier la charpente du navire, et à l’Aiguille de contrôler les voiles. Kabouácoüatiti s’occupe de s’assurer que la nourriture est saine tandis que Velasquez gère l’infirmerie.
En examinant le Seagull, Carpenter pense que naviguer au près avantagerait le vaisseau, de par l’inclinaison du grand mât.

Dimanche 28 juillet 1715
Le vent est établi. Les marins partent excités en chantant On the Sea tous ensembles. Au bout de trois heures en mer, Maugemeur vérifie la route et constate que le vent forcit. L’horizon est net. L’escadre passe une île sablonneuse et le pilote estime que la mer monte rapidement. À l’est, il distingue des nuages noirs, mais le grain n’est pas prévu pour le jour même. Rochefort et Current semblent tout de même un peu inquiets par l’orage. Kabouácoüatiti assure l’arrimage des caisses et des tonneaux.

L’escadre avance de conserve, chaque navire restant à portée de signaux et de porte-voix. La flottille se rapproche de la Floride et entre dans une petite brume, puis la température baisse à la nuit tombée. Le soleil couchant éclaire les nuages noirs qui sont bien plus proches qu’au matin. L’orage avance à plus vive allure que l’escadre pirate.

Maugemeur repense au niveau de la mer et compare l’amplitude des marées sous ces latitudes en temps normal : il est persuadé que le grain sera violent. Il va donc voir les capitaines qui sont seuls dans la salle du conseil. Ils sont sombres… La situation les inquiète et ils appréhendent la nuit. Les capitaines ne sont pas très chauds pour affronter la tempête. En revanche, ils acquiescent à la possibilité de cingler plein nord pour éviter le gros de l’orage. Current, qui préférait attaquer la Flotta de Indias à Bemini, accepte de se rallier à la stratégie de Rochefort. L’allure étant au grand largue pour se rendre à Woodkey, le trajet sera plus rapide. L’ordre est donné de se préparer aux manœuvres, d’allumer les lanternes et de communiquer avec les autres navires.

Maugemeur doit préparer la navigation de nuit. Il demande à Corentin de surveiller la mer et de l’avertir en cas de danger.

Lundi 29 juillet 1715
Le soleil se lève sur une brume aussi dense qu’une purée de pois. Les autres navires sont à peine visibles. La brume est faite d’eau salée projetée par la tempête qui rejoint l’escadre. Jaouen fait arrimer les canons pour éviter les dommages humains et matériels. La pluie commence à tomber drue et la visibilité est de plus en plus réduite. La décision est prise de mettre le cap au nord-ouest pour affronter la tempête par vent-arrière. Seules les voiles basses du grand mât ne sont pas affalées pour alléger la voilure haute et déplacer le centre de voilure vers la proue. Rapidement, le Seagull se retrouve à sec de toile en dehors de la trinquette. Un casse-tête est mis en place pour éviter les chutes de poulie. Enfin, les marins font serpenteau en attachant les cordages ensemble.

Le navire est fin prêt quand le vent forcit. La houle fait des vagues de dix mètres de haut qui soulèvent la poupe et projettent la proue dans le creux des vagues. Le Seagull prend une lame sur le côté qui emporte trois hommes par-dessus bord. Bocanegra et Murphy se font baller contre le bordage. Bocanegra doit se rendre à l’infirmerie à cause de son épaule peut-être démise. Corentin a réussi à sauter sur un cordage pour se mettre à l’abri de la vague. Certains hommes, terrifiés, refusent d’obéir aux ordres. Murphy se sert du saut agile du mousse pour motiver les marins tétanisés, et ceux qui ne réagissent pas se prennent un pain. De son côté, Corentin, gêné d’être dans la lumière, se dépêche de trouver une autre tâche à effectuer. Entre temps, sept marins sont dépêchés à la barre pour aider le timonier qui ne peut maintenir le cap seul.

Alors que la tempête s’accentue encore, le mât de hune du grand mât se brise ! Corentin et Murphy se lancent avec d’autres hommes pour couper les cordages et laisser filer le mât. Champigny, aidé de Kabouácoüatiti et des hommes de timonerie, maintiennent le cap et évitent au navire d’accoter. Mais le Seagull est sur le point d’éperonner l’Eagle ! Heureusement que les hommes à la barre redressent juste à temps. Le Seagull frôle la poupe de l’Eagle et change d’allure brièvement avant de reprendre le vent-arrière. Corentin constate que l’Eagle a perdu ses 2 mâts de hune et fait une prière rapide pour les hommes. Pendant ce temps, des marins actionnent les pompes et évacuent l’eau qui a réussi à passer par les écoutilles et caillebotis malgré les toiles huilées qui les couvraient.
Une nouvelle lame manque emporter Corentin qui se rattrape au dernier moment à un cordage, les jambes se balançant dans le vide à travers un dalot.

La tempête dure longtemps et la fatigue a raison de la résistance de Velasquez et Champigny qui se font mal au bras.

Mercredi 31 juillet 1715
Le Seagull est échoué quelque part sur la côte de Floride ou sur une île. Le navire fracassé est enchevêtré dans des arbres, et repose sur un amas de branches et sur l'eau de mer dont le niveau semble avoir monté de plusieurs mètres...
La tempête fait toujours rage et ce qui reste de l’équipage est incapable de compter les morts, les disparus ou les blessés, ni même de réaliser la situation. La fatigue gagne les hommes qui luttent pour tenter de sauver leur peau dans l’épave qui craque de toutes parts, accompagnée par les gémissements lugubres du vent et de la pluie et les plaintes des camarades blessés...
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Telenn
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"Un p’tit naufrage de camps en camps, ça change" (28/08/2020)


La tempête se calme légèrement mais c’est maintenant la fatigue qui assaille les naufragés. La pluie continue de tomber… Les survivants en état de se déplacer font un rapide état des lieux et surtout tentent de secourir leurs camarades. Parmi les marins conscients : Richard Bergson, l’Aiguille, Denis le Bras, Jens van Zwieten, le Cognard et le Poileux ne sont que légèrement blessés. En revanche, d’autres sont dans un état un peu plus grave : Paul Salaün, les frères Stone, Cunningham et Lawson. D’autres encore sont inconscients : Bartagas, Charpentier, l’Espagnol, Lartigue, John Cole, Layton, Current, Daillac, Fabre, Kettings, Cul-Rouge, McKenzie et Barnes. Enfin, il y a les morts et les disparus…

Pendant que les victimes sont acheminées sur une hauteur, certains parcourent l’épave pour tenter de trouver du matériel utilisable, des vivres et de l’eau douce. Maugemeur, voulant savoir où l’épave s’est échouée, essaie de récupérer des cartes et des instruments de mesure. Cependant, il a besoin d’aide pour accéder à l’endroit car le passage est encombré de débris. Maugemeur retourne en expédition avec le Poileux. Tous deux dénichent des cartes malheureusement endommagées. Néanmoins, Maugemeur sort ce qu’il peut.

Corentin remarque un canot réparable et qui pourrait emmener vingt personnes serrées comme des anchois. Mais là aussi il faudra d’abord libérer l’embarcation. Il descend dans les cales et finit par repérer un seul tonneau d’eau potable, de 350 kg qu’il est juste impossible de sortir à la force des bras. Il faudra aussi revenir pour lui. Enfin, le mousse localise des toiles huilées qui pourront servir d’abri. Une fois de plus, il faudra de l’aide.

Pendant ce temps, près du camp de fortune, Jaouen tente de rassurer les gens car le moral est au plus bas, surtout vu l’état des compagnons.
Les blessés sont mis à l’abri et peu de temps après, la pluie s’arrête. Mais l’atmosphère est lourde et chargée d’humidité, empêchant les marins de se réchauffer correctement malgré le feu de camp alimenté par quelques débris du Seagull. Kabouácoüatiti part reconnaître les environs à la recherche d’herbes médicinales. Il commence à soigner les blessés dès son retour, quelques heures plus tard. Sandro étant indisposé et pas suffisamment valide pour opérer correctement, il laisse l’indien s’en charger. Kabouácoüatiti commence d’ailleurs par s’occuper du médecin espagnol. Se sentant peu utile, Sandro tente à son tour d’aller récolter quelques herbes mais revient bredouille quatre heures après.

Dans le camp, c’est Champigny qui prend la direction des hommes. Il organise les groupes : chasseurs, pêcheurs, cueilleurs en expédition dans les marais ; l’équipe de récupération qui rapporte tout ce qui peut servir de l’épave : cordages, espars, toile, outils, armes etc.

Au final, après avoir ratissé l’épave, l’équipe rassemble de quoi tenir trois jours en se rationnant. Elle rapporte aussi des mousquets, des pistolets et un tonnelet de poudre. Évidemment, la poudre est inutilisable en l’état et il faudra la faire sécher. Le canot pourra être sauvé mais cela va prendre du temps.

Carpenter s’occupe de construire une chèvre munie d’un palan pour dégager en priorité le tonneau d’eau puis le canot.

Après avoir fait le point, Maugemeur estime que le naufrage a eu lieu sur la côte ouest de la Floride. Bocanegra, qui a des connaissances sur la région, sait que la principale communauté indienne est les Calusas. Ils sont profondément antiespagnols et ce sont de redoutables guerriers. Si certains ont pu parler de vrais guerriers en comparaison des indiens caraïbes, ils ne l’ont pas dit suffisamment fort pour que Kabouácoüatiti les entende.

Pendant le pillage de l’épave un petit groupe est donc envoyé en expédition pour récupérer de l’eau douce et de la nourriture. Champigny mène les hommes, accompagné du Poileux. De l’eau est trouvée, un peu saumâtre mais potable quand même. Mais le drame se produit quand Champigny se fait attaquer par un alligator. Il manque perdre sa jambe droite. Le Poileux porte Champigny sur les épaules sur le chemin du retour et Kabouácoüatiti s’en occupe aussitôt. Il ne peut pas faire grand-chose dans l’immédiat mais Sandro, qui se remet rapidement, peut opérer à son tour et sauver la jambe de Champigny, même s’il risque de boiter à vie, selon les estimations de Kabouácoüatiti.

Au fur et à mesure que le temps passe et malgré les soins apportés régulièrement avec les moyens du bord, les marins périssent. Daillac est retrouvé mort, ayant finalement succombé à ses blessures. Il en va de même pour Fabre et Kettings. Heureusement, Cole est sorti de l’inconscience ainsi que Layton.

Sur une idée de Corentin, les invalides conscients sont utilisés comme sentinelles à tour de rôle sous la charge d’Antoine Couturier. Mais le moral s’essouffle un peu avec tous les ennuis qui tombent en même temps. Jaouen redonne de l’inspiration aux troupes.

Une nouvelle nuit se passe avec difficulté. La bonne nouvelle c’est que l’opération de sauvetage du tonneau se passe bien même si elle prend une bonne partie de la journée. Kabouácoüatiti use de son apparence menaçante pour rappeler à tous qu’il est en charge de la cambuse et que personne ne doit toucher au tonneau sans son accord. Il insiste sur le fait que quiconque enfreindra la règle aura affaire à lui… Curieusement, pas un marin ne cherche à approcher l’eau à partir de cet instant.

L’opération de récupération du canot peut commencer. C’est très compliqué mais, après avoir déblayé l’embarcation, le palan est manœuvré. Au moment où le canot est sorti, l’épave du Seagull s’effondre sur elle-même et se couche encore plus sur le flanc au milieu de la végétation.

Une nouvelle journée s’achève rapidement sur l’estimation de Carpenter quant aux réparations du canot : 5 jours seront nécessaires pour le remettre à flot.

Samedi 3 août 1715
De nouvelles morts sont à déplorer : Current et Barnes ne sont plus… Les survivants organisent un enterrement et une cérémonie succincts mais dignes.

Il est temps de remonter une expédition pour refaire le plein d’eau et de nourriture. Cette fois c’est Kabouácoüatiti qui mène le groupe.

Corentin décide d’aller sur la côte en espérant futilement apercevoir un navire. Mais ce sont des corps de l’équipage de van Aarde qu’il trouve au nord du camp : noyés, déchiquetés et bouffés par les crabes. Corentin en profite donc pour lancer une pêche au crabe.

Dimanche 4 août 1715
Cul-Rouge est mort. Ashley Stone est retombé inconscient. Onze marins sont plus ou moins blessés mais conscients, dont l’Espagnol.

Jeudi 8 août 1715
Le canot est prêt. Mais à présent une grosse question est posée : quelle route prendre ? Par les marais ou en longeant la côte ? Comme le canot ne peut emmener que vingt personnes entassées, faire du cabotage impliquerait d’abandonner certains marins au camp. Corentin propose de construire un genre de radeau à tracter pour pouvoir embarquer tous les survivants. L’idée étant d’installer les invalides dans le canot avec des marins valides pour ramer, tandis que les autres iraient sur le radeau. Carpenter estime qu’il faudra jusqu’à 6 jours pour bricoler ça.
Maugemeur et Bocanegra sont les seuls à vouloir traverser le marais. Après s’être moqués de l’idée du radeau de Corentin, le groupe opte finalement pour la construction d’une annexe qui prend quatre jours.

Pour ajouter aux réjouissances, Lawson contracte une dysenterie et peut difficilement être soigné sans la plante adéquate et une bonne alimentation. Une fois de plus, Kabouácoüatiti accompagne les chasseurs et cueille quelques spécimens. Sandro utilise une partie de la récolte pour soigner Lawson qui se sent mieux.

Le radeau est enfin prêt et le groupe peut partir. Les vivres sont entreposés au centre du canot. L’équipage remonte la côte pendant une journée. De nouvelles pertes dues au fait que les victimes inconscientes ont été ligotées au radeau et ont bu la tasse…

Vendredi 16 août 1715
Alors que les survivants des survivants naviguent lentement, ils repèrent une fumée qui s’élève à bâbord et l’équipage aperçoit une épave : celle du Het Fortuijn.
Après avoir longuement tergiversé pour savoir s’il devait aborder les hollandais ou se faire discret, le groupe approche du camp par la mer. Les sentinelles accueillent le canot en chantant On the Sea ; chant repris par Corentin puis les autres.

Le camp des hollandais est mieux organisé que celui du Seagull. Ils ont l’air d’avoir l’habitude de monter des camps de « Fortuijn ». Van Aarde vient accueillir le reste de l’équipage du Seagull. Une bonne vingtaine de marins hollandais a survécu.
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Déroute dans les marais (14/10/2020)

Vendredi 16 août 1715
Van Aarde se lève et salue les arrivants avec un sourire de bienvenue. Le reste de l’équipage de feu Rochefort débarque sur la plage. Van Aarde peste contre cette satanée tempête mais semble heureux de retrouver en vie au moins une partie des pirates.
Le camp du hollandais est constitué de cabanes faites de planches du bord prélevées sur het Fortuijn. Un garde-manger est suspendu à l’abri des bêtes sauvages et un poste de commandement, avec des cartes miraculeusement sauvées des eaux, se dresse au milieu des abris. Enfin, des corps ont été inhumés proprement, légèrement à l’écart.
Sandro commence à organiser un genre d’infirmerie, aidé par Kabouácoüatiti. Maugemeur va aider à analyser la situation en s’aidant des cartes et en faisant le point par rapport au soleil.

L’équipage de van Aarde a repéré, au nord du camp, à 3 jours de marche, un navire espagnol échoué. Mais les survivants espagnols ont reçu des renforts de San Augustin dont au moins 30 soldats et marins armés.

Des discussions ont lieu pour savoir que faire à présent. Mais de toute façon, les rescapés n’ont pas le choix. S’ils restent là ils finiront par mourir de faim, de soif, de maladie, d’attaques de bêtes voire d’indiens. Mais comment s’organiser ? Le plan est de laisser les blessés monter dans le canot tandis que les valides iront à pied à travers la mangrove ou la plage. Idéalement, il faudrait pouvoir attaquer les espagnols de nuit ou au lever du soleil. Il serait intéressant de pouvoir prendre le contrôle des navires qui ont dû acheminer les renforts. Le camp étant certainement parsemé de feux, il sera facile pour les attaquants de repérer les cibles alors que les espagnols seront gênés par l’obscurité.

Van Aarde laisse à Sandro et Kabouácoüatiti une journée pour organiser les soins. Ensuite il sera temps de se mettre en route.

Dimanche 18 août 1715
Les pirates quittent le camp et progressent lentement dans la végétation et les marais.

Mardi 20 août 1715
La troupe arrive, toute boueuse, en ayant évité les alligators. La nuit tombe quand les pirates voient le camp des espagnols, en plein repas. Un navire, un galion éventré, et tout à côté, des feux de camp. Plus loin au mouillage, un brick.
Le comptage varie énormément d’un pirate à l’autre mais certains estiment qu’en tout, c’est plus de 48 hommes en armes dont 36 soldats en uniforme qui défendent la place. Ces hommes sont répartis entre le navire et la plage.

L’idée serait de prendre le brick pour pouvoir pilonner la plage. Le risque, en attaquant cette plage, est de se faire tirer dessus par le brick. De nouvelles discussions vont bon train, mais au final, et en réfléchissant, il y aurait au moins 70 personnes voire une centaine sur les lieux… Les espions ont oublié qu’il doit y avoir bon nombre d’espagnols dans les entreponts du navire.

Les pirates n’ont plus de temps pour réfléchir ou s’organiser. En effet, des espagnols repèrent des mouvements dans la végétation et des soldats arrivent en brandissant leurs mousquets à baïonnette. Arrivés à portée, ils épaulent et tirent, touchant plusieurs pirates dont Maugemeur au torse, et Bocanegra à la tête.

C’est le branle-bas de combat dans le camp. Le groupe de pirates fuit en emmenant les blessés. Ils ne font pas le poids face à tous ces espagnols. Alors qu’ils sont sur le point d’être rattrapés et de subir une nouvelle salve, des flèches, fléchettes et lances sifflent et atteignent des soldats espagnols. Tapis dans les ombres, des indiens tirent ostensiblement sur les soldats. Les pirates se retournent et profitent de cette aide inespérée pour contre-attaquer. Le premier groupe de soldats est rapidement décimé grâce à une habile manœuvre en tenailles. Mais des renforts arrivent. Les pirates et leurs alliés improbables se tiennent prêts. Au moment de tirer, le mécanisme de mise à feu du mousquet de Corentin éclate et le mousse lâche l’arme par réflexe. Il est chanceux et en sort indemne. Encore plus chanceux, mais bien plus habile encore, le Poileux fait exploser la tête d’un espagnol. Jaouen blesse un autre soldat.

Le cours de la bataille change à nouveau quand le mousse remarque que le brick a manœuvré et que ses sabords sont ouverts… Les bouches à feu sont avancées. Corentin alerte les autres pirates et tente d’avertir les indiens en mimant le bateau, avec peu de succès. Mais heureusement, tout le monde prend tout de même la fuite, évitant ainsi un carnage.

Après avoir pataugé un certain temps, c’est une vingtaine d’indiens et les 26 pirates qui se retrouvent nez à nez dans les marais.
C’est une femme, très belle, et très peu vêtue, appelée Nahauni qui est le chef de la troupe. Elle vient d’un village plus au sud. Elle voulait attaquer les espagnols et profiter de la présence des pirates mais ça ne s’est pas passé comme elle le voulait contre les troupes plus nombreuses que prévues.

Nahauni est protégée par 2 indiens impressionnants. Mais son statut de chef, n’empêche pas l’indienne de s’occuper et de soigner Bocanegra et Maugemeur. Elle sort des herbes d’un petit sac puis prononce des paroles incompréhensibles tout en pansant et en administrant des décoctions aux blessés. Même si personne, sauf peut-être Kabouácoüatiti, ne comprend ce qu’elle fait, tous sont certains d’assister à un rituel magique et envoûtant. Tous les pirates, sauf Kabouácoüatiti donc, restent bouche bée devant l’ange, ou la sorcière selon les opinions, qui vient d’opérer ses soins.
Enfin un peu plus disponible, Nahauni entame son récit et ses explications. Elle est la fille du chef Hopikita. Les Calusas ont été attaqués par des espagnols dans leur village alors que la plupart des guerriers étaient partis à la chasse. Les espagnols ont embarqué une vingtaine de jeunes gens à San Augustin et aussi son père. Le capitaine Montoya, réputé impitoyable, était à la tête des troupes. Nahauni a réuni les forces vives du village pour sauver ses concitoyens et annihiler un maximum d’espagnols. San Augustin est la deuxième plus grande cité après la Havane et la plus ancienne ville du nouveau continent (bâtie en 1565). La cité est protégée par le Castillo San Marcos. Semblant soudain empli d’une volonté de fer, Bocanegra s’engage aussitôt à aider la femme en serrant la garde de son épée à la mention de Montoya. Il est évident que le pirate a un passif avec ce personnage.

Aidé par Bocanegra qui lui décrit la zone, Maugemeur trace une carte sommaire de la ville. Van Aarde indique que l’attaque sur la plage, où le galion s’est échoué, semble compromise. Les espagnols sont alertés. De plus, des renforts vont certainement être demandés, mettant un terme aux espoirs de récupérer un navire sur cette plage. Les indiens s’organisent et envoient des chasseurs qui rapportent de quoi nourrir toute la troupe en une heure. Voilà qui est bien plus efficace que toutes les tentatives des pirates. Entre temps, un homme est envoyé alerter les blessés navigant dans le canot pour éviter qu’ils ne tombent dans la gueule du loup espagnol.

Le groupe décide de la mission à venir : fureter et repérer les lieux pour essayer de localiser les indiens prisonniers avant de décimer un maximum d’espagnols. Bocanegra suppose que les indiens sont détenus au Castillo San Marcos.
De son côté, van Aarde accepte complètement de participer à l’expédition pour libérer les indiens. Mais ses expressions faciales laissent à penser qu’il a un plan personnel derrière la tête. Que mijote-t-il ?
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Être pirate, ça vous tient à cœur (31/10/2020)

Mardi 20 août 1715
Bocanegra explique à ses compagnons que Montoya était capitaine d’un navire sur lequel il a navigué précédemment. Bocanegra s’est opposé à lui lors d’un différend sur le navire. La dispute a naturellement dégénéré en duel, à l’arrivée en Espagne. Le duel a été interrompu par le guet. Les deux opposants ont été mis en prison. Mais Bocanegra y est resté alors que Montoya a été libéré de par ses relations. C’est pour cela que Bocanegra a hâte de mettre la main sur Montoya et régler ses comptes avec lui.

Les pirates blessés se sont fait soigner par Nahauni. Le voyage en pirogue jusqu’à San Augustin prend une semaine. À l’approche de la ville espagnole, les indiens restent en retrait pour ne pas se faire repérer. Seul le petit groupe de pirates se rend à San Augustin, accompagné de van Aarde et de 2 de ses hommes. À vue de nez et selon la mémoire de Bocanegra, San Augustin doit compter au moins 30000 habitants.

Mardi 27 août 1715
Le groupe arrive à San Augustin par la mer et rejoint le port. Les rues, neuves, sont droites et perpendiculaires comme toute cité moderne créée de toutes pièces par les colons. C’est un grand centre de commerce qui échange entre autres avec les colonies anglaises situées plus au nord sur la côte atlantique. C’est aussi une position stratégique entre ces colonies anglaises et les colonies espagnoles. Au niveau du port, beaucoup de navires sont ancrés dans la rade ou amarrés aux pontons, mais il y en a moins qu’à la Havane. Ce sont surtout des navires de pêche côtière, non armés et dans des états variables, suite au passage de l’ouragan. Il y a aussi quelques navires de transport : des flûtes et des frégates. Un seul gros navire de guerre, une frégate 3 mats carré, assisté de tartanes, elles aussi armées en guerre, et enfin un sloop douanier amarré au ponton de la citadelle. Une forte activité de réparation règne sur les navires, dans le port, mais aussi dans toute la ville. En effet, les bâtiments ont mal supporté la tempête. Le groupe constate qu’il y a beaucoup moins de soldats qu’à la Havane ; il faut dire que les pirates s’y trouvaient alors que c’était le départ de la Flota de Indias.

Alors que les pirates découvrent San Augustin, Murphy se met à planifier à toute allure. Il songe à recruter des membres d’équipage au cas où le groupe pourrait s’emparer d’un navire. Même si le peu de marins qui reste de l’équipage précédent est compétent, aucun ne sait vraiment manipuler un canon à part Jaouen. Puis Murphy propose de se trouver un pied à terre dans une taverne du port. Avant d’en trouver une suffisamment à son goût, Murphy aide Sandro à acheter quelques doses d’opium pour calmer ses tremblements.

Une fois dans la taverne Guarida del Tiburon, Bocanegra s’enquiert des nouvelles auprès des piliers de bar locaux, en espérant en apprendre un peu sur les Calusas prisonniers.

Fidèle à ses habitudes, Corentin part se promener pour découvrir la ville et écouter ce qu’il s’y dit. Il apprend qu’une grande partie de la garnison de San Augustin est sortie pour porter assistance à plusieurs sites de naufrages de la Flota de Indias. Il entend aussi parler de renforts demandés à la Havane une dizaine de jours plus tôt.

Dans la taverne, Murphy lance van Aarde sur le sujet de la récupération d’un navire pour préparer la fuite. En espérant être assez nombreux pour en manœuvrer un. En fait, van Aarde a déjà repéré le navire idéal selon lui. Mais il faudrait recruter sur place, même si c’est compliqué.

Carpenter remarque que des gens observent le groupe. Il se lève et se dirige vers eux. Mais à ce moment-là, les quatre hommes se lèvent et sortent de la taverne. Murphy, Bocanegra, Kabouácoüatiti, Sandro et Carpenter décident de les suivre… discrètement.

Maugemeur et Jaouen restent discuter avec van Aarde. Van Aarde vise le San Cristobal, le sloop douanier amarré au quai de la citadelle. Selon lui, la frégate n’est pas une bonne cible car elle est imprenable et que de toute façon les pirates ne disposent pas d’hommes en nombre suffisant. Avec un sloop, il sera possible de retourner à Nassau et de revenir récupérer l’or échoué sur les plages.

Alors que Corentin revient à la taverne dans l’espoir de manger quelque chose, il a à peine le temps de poser ses fesses sur un banc que Sandro débarque. Entre deux respirations, il annonce qu’il faut aller dans une autre taverne, une vieille baraque délabrée. Il suppose que les quatre types qui sont sortis de la Guarida del Tiburon sont des pirates, mais il est resté à l’écart de la vieille auberge en laissant les autres entrer, alors il n’en est pas sûr. Sandro sert alors de guide jusqu’au dit-bâtiment. Les pirates empruntent les rues avant de quitter la ville puis de traverser le Rio San Marco. Ils rejoignent enfin une auberge décrépie de laquelle sortent des rires gras. Dedans, une trentaine de gars patibulaires braillent, jouent, tripotent des filles plus ou moins propres. Au fond, les autres compagnons sont attablés avec trois personnages. Van Aarde fait un tour d’horizon et son regard s’arrête sur ces types. Apparemment leurs portraits étaient placardés sur les murs de la Havane. Le barbu des trois repère les nouveaux arrivants et chuchote à l’oreille de l’indien. À leur tour, Murphy, Bocanegra, Kabouácoüatiti et Carpenter voient leurs compagnons et leur font signe d’approcher.

Les trois types sont le capitaine Robert Winthorpe, Blackhawk et Caoutchouc. Murphy fait signe à la serveuse créole aux formes débordantes qui apporte à boire. Van Aarde salue « Robert ». Maugemeur s’incruste dans la conversation et se présente. Pour le trio, il est parfaitement inconnu. Qui plus est, Winthorpe éclate de rire quand Maugemeur annonce venir de St Malo. Mais ce rire gras et tonitruant reflète surtout la tension qui règne autour de la table.
La conversation dévie autour de la tentative d’attaque de la Flota de Indias. Winthorpe lance une pique sur le fait que ça n’était pas préparé correctement, en tançant van Aarde qui arbore un sourire narquois. Winthorpe est refroidi quand quelqu’un lui réplique que la tempête n’était pas prévue et que sans elle, les choses auraient été bien différentes.

Toujours tenaillé par la faim, Corentin part chercher la serveuse pour récupérer de quoi manger. Sur le trajet, il zigzague entre les tables et tente d’écouter les discussions des autres groupes. Il apprend que les pirates, car c’en sont tous, ont aussi essuyé la tempête en se rendant à Charleston. Apparemment ces pirates-là ne semblent pas aimer le Flying Gang (c’est-à-dire Hornigold et compagnie). Ils font tous partie de l’équipage de Winthorpe. Blackhawk en est le second et Caoutchouc le quartier maître.

Winthorpe se lève brusquement, tape du poing sur la table et déclare qu’il est temps de tomber les masques. Il est temps aussi de se tirer de ce trou et peut-être de faire une alliance. Murphy propose de remonter un équipage et d’élire un nouveau commandement. Winthorpe propose de recruter les douze hommes présents et de les incorporer à son équipage. Le ton monte. Heureusement, Caoutchouc sort de son ivresse et mentionne les lois pirates et notamment la chasse-partie. Van Aarde rebondit et annonce qu’il y a plus que douze hommes à ajouter à l’équipage : ils sont 37 en tout.

Devant ces changements de plans en permanence, Corentin, qui se sent redevable envers Nahauni et sa tribu, s’inquiète à voix haute du sort des indiens. Cela entraine une question de Winthorpe que Maugemeur tente de détourner. Winthorpe n’est pas convaincu. Heureusement, van Aarde explique que le groupe a une mission à effectuer avant de quitter, précipitamment, San Augustin.
Il propose ensuite de prendre le San Cristobal pour le futur équipage. Winthorpe change de visage car il trouve que c’est un peu risqué de s’attaquer à un sloop douanier. Puis, se ravisant, Winthorpe insister pour prendre le commandement car c’est lui qui fera la plus grosse partie du boulot. Cependant, Caoutchouc s’y oppose car ce n’est pas la façon de faire chez les pirates. Il demande alors qui souhaite se porter candidat au poste de capitaine. Sandro annonce qu’il aimerait assez que le capitaine soit celui qui a perdu le moins de navire… Il se fait rabrouer par Murphy.
Maugemeur postule. Winthorpe ne veut pas attendre le reste du groupe de Nassau pour lancer les votes mais Caoutchouc insiste sur le fait que tout l’équipage doit être là.

Les candidats :
Capitaine : Winthorpe, van Aarde et Maugemeur.
Second : Bocanegra, Blackhawk.
Quartier-maître : Caoutchouc, Champigny.
Canonnier : Jaouen et Dris van Barl.
Maître d’équipage : Murphy, Tom Leezer, John Graham.
Maître canonnier : Jens van Melsen, John Watts.

Les esprits bien échauffés, les pirates rescapés du Seagull et van Aarde commencent à réfléchir à une stratégie pour mener à bien tous leurs beaux projets.
Pour pouvoir sortir du port, il faut esquiver la frégate, les 2 tartanes, le Castillo et la Bateria de Arena qui se trouve sur la côte, au sud de San Augustin. Pour neutraliser les canons du Castillo, Jaouen pense à enclouer les lumières. D’autres proposent de couler de la poix mais transporter de la poix risque d’être compliqué. L’idée est lancée d’envoyer un brûlot sur la frégate. Un autre propose que les indiens de Nahauni fassent diversion en attaquant des fermes alentour, en dehors des remparts de San Augustin. Corentin propose de faire un départ d’incendie dans un quartier de la ville suffisamment proche de la citadelle pour inciter les soldats à participer à l’extinction du feu et les éloigner de leur poste. De toute façon, avant de se lancer dans ces actions, il faut s’informer.
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Hopikita tell me what’s wrong (07/11/2020)

Mardi 27 août 1715
Bocanegra explique un peu son histoire, notamment son passif avec Montoya. Bocanegra était apprenti second sur un navire commandé par Montoya. Ce dernier a réglé un problème de discipline un peu trop rudement et Bocanegra s’est opposé au jugement. Ils se sont battus en duel au retour en Espagne et se sont fait emprisonner. Montoya en est sorti très vite grâce à ses connaissances mais a été saqué de la marine. Cela aurait pu passer pour une punition mais à la place il a été envoyé à San Augustin en tant que commandant du Castillo, ce qui pourrait presque passer pour une promotion. Concernant son caractère, le capitaine Montoya a un faible pour les femmes à la peau cuivrée, c’est-à-dire les indiennes. Il est impitoyable et fait tout pour arriver à ses fins. Il a de l’honneur mais il ne s’agit pas de la droiture commune lorsqu’on parle d’honneur.

Selon van Aarde, le San Cristobal est en bon état, surtout en comparaison avec les autres navires mouillant dans la rade de San Augustin.

Champigny et Kabouácoüatiti s’en vont à la rencontre des indiens et du reste des pirates restés en arrière. Ils veulent coordonner les actions en fonction des tactiques indiennes et européennes.

Murphy part dans les bouges de la ville pour espionner les soldats et marins espagnols. Bocanegra le suit sur l’idée mais va enquêter dans des lieux plus raffinés.
Sandro s’organise pour s’inviter dans le fort en tant que médecin espagnol qui souhaite aider ses compatriotes.
Corentin cherche un moyen de s’infiltrer en se faisant embaucher comme grouillot. Et s’il n’y arrive pas, il cherchera les petites portes.
Maugemeur se met à travailler sur la chasse-partie pour assurer les arrières des pirates du groupe et se protéger contre Winthorpe et ses hommes. Le pilote sert aussi de coordinateur entre les différents groupes partis aux quatre coins de la ville.
Carpenter et Jaouen travaillent sur les défenses de la ville et les navires qui pourraient empêcher la fuite des pirates.

À la fin de la journée, les différents intervenants reviennent partager leurs informations.
Maugemeur, Carpenter et Jaouen ont réussi à déterminer que le sloop douanier a été transformé en cotre militaire : plus lourd et plus armé qu’un sloop. Il peut embarquer 60 hommes. 12 hommes travaillent dessus en permanence et se relaient par moitié toutes les 6 heures.
Quant à la frégate, elle embarque 250 hommes normalement. À l’heure actuelle, 100 hommes y travaillent à la réparation. Une partie des canons a été déchargée sur les quais pour faciliter les réparations. Ces canons sont entassés en pyramides par calibre 6, 9 et 12 livres. Les fûts et les affuts sont rangés séparément. La poudre et les boulets ne sont pas rangés au même endroit.

Kabouácoüatiti et Champigny ont partagé le plan avec Nahauni : créer une diversion pour libérer les prisonniers. Les indiens refusent d’aller dans la ville pour attaquer. Cependant, un des indiens peut venir avec les pirates pour communiquer avec les indiens à distance. Enfin, Nahauni et deux de ses compatriotes sont venus rejoindre les pirates. Ils sont prêts à agir directement dans la ville.

Sandro a réussi à localiser un infirmier officiant à la citadelle. Il a abordé l’infirmier en tant que chercheur essayant d’améliorer ses connaissances sur les maladies locales et les traitements. Puis il s’est débrouillé pour se rendre intéressant pour aider les naufragés de la Flota de Indias. En entrant dans la citadelle, le docteur remarque que la garnison comprend des cavaliers, fantassins et artilleurs. Il y aurait environ 200 personnes dans le Castillo.

Corentin a pu remarquer un serviteur en livrée un peu benêt. Le mousse s’est rendu utile comme commis en faisant les courses du serviteur pendant qu’il profitait d’une pause à la taverne. Malheureusement, le benêt n’a pas pu s’engager. Poussant la tentative jusqu’au bout, Corentin a accompagné le serviteur jusqu’à la porte du Castillo avant de se faire jeter sans égard par les gardes. Il a juste réussi à entendre que des esclaves indiens ont été envoyés pour aider les naufragés espagnols de la Flota de Indias…

Murphy a appris que les geôles ont été nettoyées et que les indiens sont partis sur les sites de naufrage comme manœuvres. En plus des indiens déjà prisonniers avant, Montoya a fait un raid et a capturé des indiens qui sont aussi partis aussitôt pour les sites de naufrage. Murphy a abordé un soldat qui a participé à la capture de ces indiens. Il lui a expliqué fièrement que Montoya cherchait absolument à capturer le chef Hopikita lors d’une mission un peu secrète. Le soldat ne savait pas où le chef est retenu.

Bocanegra s’est orienté vers la Taberna de los Dos Abuelos. Cet établissement étant susceptible d’accueillir Montoya. Cette taverne est plus raffinée que les autres de la ville. Elle est fréquentée par des notables et des officiers de la marine, mais aussi des officiers de la citadelle. En revanche, Montoya ne s’y trouvait pas à l’heure où Bocanegra s’y est rendu. Il apprend cependant que le capitaine du San Cristobal s’appelle Jose Alejo Quezada. Son second est un dénommé Juan Espino.

Van Aarde a travaillé de son côté. Il a obtenu des infos sur la citadelle et a une piste pour Hopikita. Il serait gardé soit dans la citadelle, mais pas dans les geôles, un endroit plus difficile d’accès ; soit à l’extérieur de la citadelle, dans un tunnel ou une grotte accessible uniquement et difficilement en passant le long de la falaise.

Corentin se porte volontaire pour aller fureter vers la falaise. Le Poileux et Jan Emdswijk l’accompagnent.

Puis Carpenter entame une discussion intéressée avec Nahauni. Il essaie de savoir pourquoi Montoya a capturé son père. Nahauni explique que Hopikita est prêtre du soleil et qu’il possède des dons que les blancs ne peuvent pas comprendre. Les dons de Nahauni lui viennent du soleil aussi.
Nahauni raconte que Juan Ponce de Leon cherchait la Fontaine de Jouvence et Hopikita aurait des informations. Montoya l’aurait appris en lisant l’Historia general de las Indias de Francisco Lopez. Ce qu’il y a découvert l’a incité à faire enlever Hopikita.
Après ces explications, Kabouácoüatiti se joint à l’expédition. Nahauni veut en être à son tour. Cela incite Carpenter à suivre. Murphy se décide à son tour. Enfin, van Aarde vient aussi en s’autoproclamant guide, sous le regard suspicieux des autres pirates.

Seuls Maugemeur, Bocanegra, Jaouen et Sandro n’y vont pas.
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Re: [PN2] - Résumés

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J’adore quand un plan se déroule sans accroc (14/11/2020)

Mardi 27 août 1715
Van Aarde propose de repousser l’opération pour laisser une journée de plus à Sandro pour s’infiltrer dans la citadelle. Corentin propose de se déguiser en pêcheur pour aller observer la grotte. Van Aarde explique qu’une barque est amarrée au bas de cette grotte.

Maugemeur vérifie les motivations de van Aarde qui lui avoue son désir de nuire aux espagnols et libérer Hopikita qui n’a rien demandé à personne. Est-ce sa seule motivation ? Personne ne sait.

Carpenter reste en ville pour laisser trainer ses oreilles. Corentin va observer l’emplacement de la grotte. Le reste va à l’auberge pour rédiger la chasse-partie. Vu qu’il ne faut qu’une heure et demie aller-retour pour faire le trajet auberge-grotte, Corentin et Carpenter, peuvent revenir à l’auberge pour voter.

Profitant de l’obscurité et de la végétation, Corentin constate qu’il y a 5 hommes de garde devant l’entrée ou à moitié en retrait dans la grotte. Il semble qu’il y ait un tunnel.

Sandro apprend que chaque patrouille faisant le tour du chemin de ronde est constituée de six hommes. Il faut quinze minutes pour faire le tour complet des remparts. Les appartements de Montoya se situent au nord-est de la citadelle, à côté des logements des officiers. Il apprend l’emplacement de l’armurerie et de la forge. L’un des gardes a sa femme qui travaille dans la citadelle, aux cuisines. Elle lui a confié que tous les jours elle prépare une collation, l’équivalent de dix portions, pour des soldats postés à l’extérieur de la citadelle. Elle leur apporte sur un petit embarcadère privé. Elle est reçue par trois soldats. Elle part en barque escortée par deux soldats. Les repas sont apportés à l’intérieur du tunnel. Au niveau des bâtiments, la blanchisserie se trouve non loin de l’armurerie, ce qui peut être intéressant pour emprunter des uniformes de soldats. Sandro pourrait facilement être embauché pour aller sur les sites de naufrages. Il se renseigne aussi sur Montoya car c’est lui qui va lui faire passer un entretien : il ne faut pas le provoquer ni le contredire. C’est Nicola de India qui a été envoyé à la Havane pour chercher des renforts. C’est le pilote de l’amiral Don Francisco de Salmon. Sandro devrait pouvoir être reçu après la revue des officiers et avant le repas de midi.

Carpenter n’obtient aucune info sur Hopikita.

Dans l’auberge miteuse, Winthorpe veut en savoir plus sur le plan. Van Aarde dessine un croquis de la citadelle et les points stratégiques dont le cotre, la frégate et la citadelle. Winthorpe déclare qu’il faut absolument enclouer les canons. Il est capable de récupérer des uniformes mais pas sans faire de dégâts. Puis la chasse-partie est rédigée et les postes de commandement sont mis au vote. Van Aarde annonce que trois des hommes sont en repérage en ville. Winthorpe déclare que s’ils sont absents c’est tant pis pour eux. Van Aarde appuie le fait que comme ce sont des membres de l’équipage de Maugemeur, Bocanegra et Champigny, ces derniers peuvent voter pour eux. Winthorpe accepte. Maugemeur est dubitatif, tout comme Champigny. Bocanegra semble apprécier le geste.

Le vote a lieu. Curieusement, van Aarde vote pour Maugemeur. Sinon, chaque pirate vote plutôt pour son capitaine historique. Au final, Winthorpe est élu capitaine. Vient le tour du vote pour le poste de second : van Aarde est élu. Et ainsi de suite pour les autres postes. Quartier-maître : Caoutchouc. Canonnier : Jaouen. Maître d’équipage : Murphy. Maître canonnier : Jan van Melsen.
Van Aarde met en avant Carpenter pour le poste de charpentier, Sandro pour celui de chirurgien. Enfin, Maugemeur est élu pilote.

Maugemeur demande à van Aarde pourquoi il l’a mis en avant pour le poste de capitaine. Le hollandais voulait le voir à la manœuvre et pour sceller leur alliance car il le sent sur la réserve et il souhaite lui montrer sa confiance.

Carpenter et Sandro reviennent en pleine nuit à la fin des votes. Maugemeur commence à préparer le plan de départ de San Augustin en évitant les bancs de sable et rejoindre le large au plus vite. Le problème consistera à naviguer contre les courants, direction plein sud pour rejoindre le Golfe du Mexique et retrouver le village des Calusas.

Corentin explique ce qu’il a vu. Sandro ajoute ses informations bien plus complètes. Corentin suggère de droguer les repas apportés à la grotte. Le médecin approuve mais précise qu’il n’est possible de le faire que pour le service du soir car il ne sera pas encore dans la place pour celui du midi. Corentin suggère de demander à Nahauni si elle n’aurait pas de drogues appropriées et surtout inoffensives pour son père.
Au vu du changement de situation pour la grotte, Corentin estime qu’il serait plus utile à l’opération de sabotage de la frégate et se porte donc volontaire.

Mercredi 28 août 1715
Sandro est reçu à la citadelle. Il rencontre un officier qui veut l’envoyer à Palmar de Ays où a eu lieu un des naufrages. Le départ est prévu quand les renforts de la Havane seront là, c’est-à-dire d’ici une semaine. 40 soldats et des « volontaires » de la ville accompagneront l’expédition. Sandro pleure sur ses finances qui sont au plus bas et il demande à travailler le plus vite possible. Son souhait est accordé immédiatement. Il commence par une visite de la citadelle. En passant près des canons, il constate que les murs sont pleins d’anfractuosités qui peuvent laisser un bon escaladeur grimper sans trop de problèmes. En revanche il y a trop de canons pour tous les enclouer. L’accès le plus aisé se trouve au nord même s’il est surveillé par des gardes. Dans la chambre de Sandro, il y a un coffre contenant un uniforme de parade de l’armée espagnole. En fin de matinée, il doit se présenter au capitaine Montoya. Il a juste le temps de se promener dans la zone des cuisines vu qu’elle se trouve non loin du dispensaire.
Montoya est en train de tancer vertement son officier quand Sandro est présenté officiellement. Le sergent l’introduit. Le capitaine a l’air hautain et se dirige vers le médecin, très près de lui pour resserrer le col correctement. Le départ de Sandro est préparé et risque d’être imminent. Montoya est satisfait quand Sandro « avoue » vouloir renouer avec l’armée pour servir son pays et la couronne. Il prend congé et lui souhaite une bonne intégration.

Sandro retourne en ville pour « rendre sa chambre » et tente de passer des informations à un des pirates.

Les détails du plan, dans l’ordre :
• Vol des uniformes (Winthorpe)
• Enclouage des canons (Sandro, Jaouen)
• Mettre le feu à la ville (Winthorpe)
• Saboter le gouvernail de la frégate avec un explosif (Corentin, Perez, instructions de Carpenter et engin explosif de Jaouen)
• Libérer Hopikita et l’acheminer au cotre (une fois volé) à la sortie du bras d’eau. (Kabouácoüatiti, Carpenter, Bocanegra, Le Poileux, van Aarde, Nahauni et ses gardes du corps, Emdswijk, Cunningham)
• Voler le cotre (Maugemeur, Murphy, Jaouen)

Jeudi 29 août 1715
Les différentes équipes mettent en application les différents plans. Winthorpe réussit à récupérer six uniformes.
Sandro a passé la journée dans la citadelle. Les soldats vont bien… Mais le médecin réussit à gâter les repas destinés aux gardes de la grotte. Il se débrouille ensuite pour se faire passer pour mort en utilisant un cadavre qu’il arrange pour faire croire qu’il s’agit du nouveau médecin. Puis il prend la direction du cotre avec une trousse de soins toute neuve.

Lorsque l’incendie démarre, Jaouen et son équipe entrent dans la citadelle pour demander des renforts. Ils en profitent pour se faufiler jusqu’au chemin de ronde et réussissent à enclouer les canons.

Poussant devant eux l’engin explosif préparé par Jaouen et empaqueté dans un baril rendu hermétique, Corentin et Perez vont poser la charge qui explose quand ils sont presque arrivés au cotre, déclenchant l’effervescence sur le navire.

Les 63 pirates affectés à la prise du cotre se divisent en trois groupes pour arriver au navire et l’attaquer frontalement mais sans hurler et à l’arme blanche. L’attaque coûte la vie à un pirate de Winthorpe mais tous les soldats du pont sont massacrés et les survivants de l’entrepont sont exécutés. Maugemeur prend immédiatement la barre et Murphy lance les ordres.

L’attaque de la grotte commence mal car le groupe se fait repérer et les quatre gardes font feu au mousquet sans sommation. Bocanegra tombe, une balle en pleine tête. Emdswijk subit le même sort. Anama, un des gardes du corps de Nahauni, est blessé à la jambe. Les pirates répliquent et se débarrassent de trois gardes. Le dernier se replie dans le tunnel. Les assaillants le poursuivent et se font accueillir par une salve de mousquets à leur entrée dans la grotte. Le combat continue au corps à corps. Nahauni, qui avait soigné Bocanegra, se précipite vers son père qui est encerclé par des soldats. Elle se fait cueillir par un tir de mousquet dans la poitrine et s’écroule. Les soldats essaient de fuir en tenant Hopikita en otage. Un pirate tente de faire le malin en sautant sur la table puis devant la porte mais s’étale lamentablement en bloquant tout de même le passage aux soldats. Après avoir menacé d’éventrer Hopikita, les soldats restant se rendent.

Hopikita, le visage tuméfié et ayant du mal à se déplacer, se dirige vers sa fille gravement blessée. Carpenter essaie de l’aider à progresser même si le chef Calusa ne semble pas vraiment le remarquer. Kabouácoüatiti s’occupe de soigner Nahauni sans pouvoir la tirer d’affaire. Hopikita prend sa fille dans ses bras et prononce des mots incompréhensibles avant de regarder les pirates, le regard perdu. Il déclare ne rien pouvoir faire sur place et demande à partir.

La porte donne sur un couloir taillé dans la roche et qui tourne empêchant de voir loin. Les caisses qui sont stockées dans la grotte sont étiquetées aux noms de divers marchands, ce qui sent le trafic. Puis les pirates retournent à l’embarcadère en emportant délicatement Nahauni. Puis ils manœuvrent la barque pour rejoindre le port. Ils observent des lueurs au loin dans la ville et de l’agitation sur la frégate.

Sur le cotre, Maugemeur dirige le navire de main de maître, tandis que Murphy donne les ordres et que les marins les exécutent à la perfection. Le cotre récupère la barque emportant les rescapés partis chercher Hopikita. Sandro tente de soigner Nahauni et fait ce qu’il peut mais il doit se rendre à l’évidence : la blessure est très profonde. Il est nécessaire de ramener les Calusas chez eux et d’attendre le jour pour que le chef récupère ses pouvoirs.
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La Fontaine de Jouvence (15/01/2021)

Le navire fait voile vers les Eaux Herbeuses comme les appellent les Calusas. Pour cela l’équipage fait contourner la péninsule de Floride avant de remonter au nord.
Corentin grimpe sur le mât de misaine et s’empresse de déployer les voiles tout en donnant des ordres aux autres marins qui l’accompagnent. Une première pour le mousse qui prend petit à petit confiance en ses capacités.

Lundi 2 septembre 1715
Maugemeur constate que Winthorpe et van Aarde ne communiquent pas comme il le faudrait. Plusieurs personnes pensent que van Aarde cherche à déstabiliser l’autre. Le navigateur va provoquer le hollandais. Van Aarde réagit de manière cynique, mentionnant une vieille affaire à régler, sans pour autant mettre l’équipage en danger.
Bocanegra essaie de passer un peu de temps au chevet de Nahauni dont l’état n’empire pas et reste stable.
Maugemeur trouve un ouvrage en français parlant de tactiques de combat naval et de signalisation. Le livre se trouvait dans le coffre à cartes. Il garde le livre et l’étudie avant d’aller dormir.

Jeudi 5 septembre 1715
Le San Cristobal approche des Keys. Voile par bâbord avant ! Carpenter reconnaît un sloop qui ne semble pas armé et paraît être un navire de pêche espagnol. Winthorpe estime que le menu fretin ne présente aucun intérêt mais van Aarde, profitant des remarques de Corentin et Maugemeur, contredit le capitaine en proposant de capturer le sloop pour en faire une allège et pour éviter qu’il donne l’alerte en reconnaissant le cotre espagnol. Maugemeur n’apprécie pas l’attitude du second et s’oppose à l’attaque du sloop. Finalement, les deux navires vont chacun leur route.

Dimanche 8 septembre 1715
Le San Cristobal s’engage dans le fleuve Amajuno qu’il remonte. Quelques hommes de chaque équipage restent sur le navire pour le garder. Notamment Champigny et Murphy ainsi que Stone, Bergson et Couturier. Jan Emdswijk reste à bord pour représenter van Aarde.

Lundi 9 septembre 1715
Le voyage à pied continue et le groupe progresse en direction du village Calusa.
Pendant le trajet et malgré la victoire commune, les équipages ne se mélangeaient pas trop. Dans le doute chacun suivait les indications de son propre chef.

Mercredi 11 septembre 1715
Les indiens mènent le groupe à travers « l’herbe où l’homme ne peut marcher ». Maugemeur se rapproche des marins et tente de se faire bien voir de tous sans distinction. Sachant que le charpentier s’intéresse de près à Nahauni, Corentin confie ses inquiétudes à Carpenter vis-à-vis des Calusas qui risquent de subir des dégâts collatéraux dans les tensions entre équipages.
Carpenter et Maugemeur passent leur temps à bâtir des relations avec les marins. Ceux-ci sont plus distants avec le pilote certainement à cause de son statut de membre du commandement. Bocanegra s’intègre bien aussi mais de manière plus polie et plus « mondaine » par ses bonnes manières.
Les deux capitaines remarquent bien le manège, surtout de Carpenter, et montrent du respect. Ils vont même jusqu’à se manifester entre eux, le même niveau de « courtoisie » qu’à l’auberge de San Augustin : ils s’envoient toujours des piques, mais au moins, ils échangent.

Les deux gardes du corps de Nahauni en tête, le groupe pénètre enfin dans le village. C’est l’effervescence quand les villageois voient arriver les indiens capturés. Mais la joie retombe aussitôt que Nahauni, blessée, apparaît. Évidemment, les indiens se méfient des occidentaux, même s’ils pensent certainement que ces marins-là sont moins mauvais que ceux qui ont capturé leurs amis.

Les étrangers sont logés dans la grande case centrale. Hopikita leur indique qu’ils pourront y dormir. Puis le chef présente les différents libérateurs à ses compatriotes. Les Calusas sont très surpris de constater qu’un autre indien puisse faire partie d’un groupe de blancs : Kabouácoüatiti leur explique que ce n’est possible que parce que le groupe en question a une façon de vivre bien plus libre qui, seule, permet ce type de relation. Au fur et à mesure des traductions d’Hopikita, les villageois ont de plus en plus d’admiration pour cet indien qui partage la vie des blancs.

Jaouen fait le tour du village et constate que les défenses sont pitoyables. Corentin s’intéresse aux villageois et tente de comprendre les tâches les plus banales de leur vie quotidienne tout en essayant de proposer son aide ou d’échanger au niveau culturel. Il joue un peu de flûte et parle beaucoup avec les mains. Sandro est accueilli avec plus de méfiance que les autres à cause de son allure très espagnole. Mais Hopikita le présentant comme homme-médecine remonte grandement sa cote, surtout dans cette culture basée sur l’échange et la communauté.

Lorsque le repas est prêt, tout le monde se rassemble. Winthorpe se conduit de manière particulièrement désagréable, par des paroles ou des gestes envers les indiens et surtout envers les femmes. Van Aarde n’apprécie pas du tout cela et menace ouvertement de lui trancher la gorge s’il ne se calme pas. Tandis que Blackhawk s’amuse des élucubrations de son capitaine, Caoutchouc se range dans le camp de van Aarde. Maugemeur, Bocanegra, Caoutchouc et surtout Carpenter élèvent la voix et s’opposent clairement contre Winthorpe qui se sent très seul, jette son godet et s’éloigne du camp.

Corentin est chargé de surveiller Winthorpe discrètement. Mais le mousse indique qu’il faut surtout qu’Hopikita relaie le danger à ses villageois. Carpenter s’en charge avant d’aller au chevet de Nahauni, accompagné de Sandro. Corentin, escorté par Liba, entame sa surveillance.

Hopikita dit que le lendemain, il sera plus que temps de rejoindre un site sacré par-delà la prairie où les hommes ne peuvent marcher à pied pour tenter de soigner sa fille grâce aux pouvoirs du site. Le chef insiste pour que ce site ne soit pas dévoilé aux espagnols. Même s’il est persuadé qu’aucun homme blanc ne saurait utiliser les pouvoirs accordés par le soleil.
Le site n’est pas un endroit banal. C’est un lieu où la mort n’est plus la mort et autres paroles absconses. Il aurait été découvert deux siècles auparavant par un espagnol, Ponce de Leon. Selon ses propres dires, c’est en partie de la faute d’Hopikita : il n’aurait pas dû lui montrer le site il y a deux cents ans…

Le groupe est d’accord pour dire que Winthorpe ne doit pas pouvoir trouver le site. Le site de la fontaine de jouvence ! Mais il n’y a pas de consensus sur comment faire pour empêcher le capitaine de les accompagner.

Hopikita déclare qu’il faut attendre la prochaine pleine lune pour que la conjonction soit optimale. Il faut donc patienter jusqu’au 15 septembre.

Pendant les quelques jours qui suivent, le groupe s’intègre un peu plus au village, participant aux tâches quotidiennes. Certains organisent des entrainements pour occuper les pirates. Une relève des hommes du navire est préparée pour renouveler le climat. Profitant de ce répit, Kabouácoüatiti fait des recherches sur la cuisine locale et récupère quelques plantes et autres « ingrédients » intéressants.

Les Calusas proposent une séance de peinture corporelle. Plusieurs marins participent joyeusement dont Corentin. Un autre atelier est proposé plus tard pour préparer le groupe au lieu mystique.

Dimanche 15 septembre 1715
C’est le grand jour pour Nahauni. Hopikita organise le convoi jusqu’à la Fontaine de Jouvence. Nahauni est allongée sur une civière portée par Liba et Anama.

Plusieurs membres du groupe estiment toujours que Winthorpe ne doit pas venir. Hopikita ne veut pas s’abaisser à considérer cet homme et insiste sur le fait que sa préoccupation principale est sa fille. Il est donc nécessaire que les pirates règlent la question vite ou se résignent à ne pas l’accompagner. Il est hors de question qu’il manque cette pleine lune : Nahauni ne survivra pas jusqu’à la prochaine.

Carpenter va dire à Winthorpe qu’il ne souhaite pas qu’il vienne étant donné son comportement envers les indiens. Le capitaine réagit en faisant des excuses peu crédibles. Maugemeur s’échauffe et provoque Winthorpe qui lui soumet différentes options dont l’une est de convoquer l’assemblée pour le destituer, sachant que si cette motion ne passe pas, il menace de pendre Maugemeur haut et court.

Après mûre réflexion, et de gros doutes sur la « légalité » de cette menace, Maugemeur décide d’emmener quand même Winthorpe. Puis les volontaires se préparent à aller au site sacré. C’est finalement un groupe conséquent qui entame la procession : ce groupe est constitué d’indiens, de pirates de tous équipages et du groupe du Saint-Michel.

Juste avant la tombée de la nuit, la troupe arrive en plein milieu d’un marécage lugubre qui ne ressemble pas du tout à une fontaine. Liba et Anama déposent Nahauni au bord de l’eau. Hopikita prend sa fille dans ses bras et s’avance dans l’eau. Il immerge ensuite sa fille presque complètement et psalmodie. Nahauni hurle de douleur tandis que Hopikita entre en transe. La fille semble morte mais Hopikita continue à psalmodier. Les autres indiens observent en silence. Alors que beaucoup restent silencieux, Hopikita plonge complètement sa fille dans l’eau… Il se cambre en arrière et continue d’incanter, les yeux fermés. Il plonge alors dans l’eau. Quelques secondes plus tard, il ressort de l’eau avec Nahauni dans les bras. Puis il rejoint la berge, dépose sa fille au sol. Un geste plus tard, Nahauni prend un long souffle et tourne le visage vers son père et lui sourit.

Ils ont à peine le temps d’échanger quelques paroles que la scène change radicalement : « Impressionnant ! » dit une voix venant d’assez loin derrière les spectateurs. Des cliquetis retentissent dans les marais alentours. L’endroit est cerné par les soldats espagnols. L’homme qui les dirige s’approche. Il remercie le groupe de l’avoir guidé vers l’endroit tant convoité. C’est Montoya. Il fait un court monologue de méchant avant d’ordonner à ses hommes de faire feu.

Le combat s’engage et les soldats affrontent de manière ordonnée les pirates et les indiens coalisés. Bocanegra prend le temps de monter sur un rocher pour haranguer son ennemi juré. Puis il se lance dans le combat. Maugemeur se fait toucher à plusieurs reprises et tombe. Van Aarde se prend une balle à bout portant et s’effondre dans l’eau du marais.

Sandro remarque alors des alligators et les signale aux autres qui sortent de l’eau, préférant affronter les espagnols que les reptiles.

Pendant tout ce temps, Corentin a fait le tour du champ de bataille pour arriver derrière Montoya. D’un tir de mousquet, il atteint le capitaine au torse avant de se carapater. Les officiers se portent au secours de leur supérieur mais les soldats repèrent le mousse qui fuit et tirent, le touchant au bras droit et au bras gauche.

La situation est désespérée : les soldats se rapprochent. Mais un grand nombre d’alligators sort de l’eau. En fait, les mouvements que Sandro a repérés ne sont pas uniquement des alligators : il y a aussi des indiens, portant des pagnes, l’air déterminé, qui viennent prêter main forte aux pirates et aux Calusas. En les voyant, Hopikita lève les bras à la lune, comme pour la remercier. Bien qu’ils soient là pour aider, l’apparition de ces sauvages inquiétants crée une panique chez les pirates qui ramassent leurs blessés avant de fuir. Les soldats espagnols survivants aussi s’enfuient, emmenant Montoya avec eux et laissant leurs morts dans la boue des marécages.

La lune éclaire les eaux d’une lueur rougeâtre, donnant un aspect encore plus sinistre au champ de bataille. Le peuple des marais est intervenu. Ce sont des indiens très sauvages à l’aspect presque cadavérique. Ce n’est qu’une illusion créée par la vase et les herbes dont ils s’enduisent le corps. Néanmoins leur apparence et leur intervention soudaine ajoutent aux mystères du rituel qui a permis à Nahauni de reprendre conscience.
L’intervention providentielle de ces indiens n’enlève en rien l’inquiétude qu’a Hopikita de voir revenir Montoya, maintenant qu’il sait où trouver le site sacré… Et il faut aussi s’occuper de soigner tous les blessés.
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Telenn
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Maugemeur et ressuscite (12/02/2021)

Dans le calme pesant qui suit la bataille, Hopikita parle avec les indiens des marais. Ces derniers ne parlent pas la même langue que les Calusas. Les indiens des marais remettent leurs baguettes de roseau dans la bouche et retournent dans l’eau. Il semble qu’ils soient venus en aide aux Calusas et aux pirates surtout par voie de conséquence. Mais il est surtout heureux pour les marins qu’ils n’aient pas été avec les espagnols.
Sortant de l’hébètement momentané, les survivants s’organisent. Les hommes de van Aarde fouillent les eaux pour repêcher leur capitaine.
Maugemeur est mortellement blessé. Champigny est touché au torse. Et Carpenter aussi est dans un état critique. Hopikita fait le tour des blessés. Devant le cas de Maugemeur, l’indien évoque la solution qu’il a réalisée pour sa fille, sauf qu’il fait nuit maintenant. Il peut retenter une cérémonie au soleil levant mais comme il ne l’a jamais fait auparavant, il ne sait pas du tout si ça peut faire effet. Mais avant de penser au rituel, il faut que Sandro s’occupe de stabiliser au mieux leur état. Le chirurgien a l’air de réaliser un travail exceptionnel et termine son œuvre d’un air fatigué mais satisfait.
Carpenter sort de sa léthargie peu de temps après avoir été rafistolé, mais il a tout de même un poumon perforé qui devrait le gêner à chaque effort. Quant à Maugemeur, il reste inconscient et son bras est en sale état.
Kabouácoüatiti soigne Corentin qui n’a pas besoin des compétences particulières de Sandro. Le mousse va devoir garder son bras droit sous attelle pendant plusieurs jours. Le bras gauche guérira plus vite. En attendant, il n’est pas utile à grand-chose, malgré son envie d’aider, notamment Maugemeur.
Après s’être occupé des cas les plus graves, Sandro passe du temps auprès des autres blessés.

Après s’être informé de la situation, Carpenter incite les autres à retourner au cotre avant que Winthorpe ou Montoya ne le prennent. Carpenter propose d’envoyer des chasseurs pour récupérer le navire et un autre groupe pour pourchasser Montoya. Sandro acquiesce pour le San Cristobal mais pense que pour Montoya c’est trop risqué.
Il semble difficile que Winthorpe ne rejoigne le cotre sans passer par le village ; ce serait trop risqué de passer par la jungle. En tout cas il a pris la direction du village.
Face à la passivité des Calusas, Corentin leur explique que Winthorpe risque de faire des représailles au village. Les Calusas comprennent et acceptent d’envoyer un homme avec les pirates. Anama accepte de servir de guide. Jaouen, Poileux, Bocanegra, Cunningham et Couturier foncent au village tandis que les convalescents restent sur place.
Les marins de van Aarde essayent toujours de retrouver leur capitaine. Dans le cadre de la détente, Carpenter propose son aide pour retrouver le capitaine hollandais.

Lundi 16 septembre 1715
Au petit matin, Hopikita répète la même cérémonie avec Maugemeur. Quand il est sur la berge, Maugemeur bouge la main, tousse et crache de l’eau. Ensuite il ouvre les yeux, regarde autour de lui et retombe inconscient. Kabouácoüatiti assimile ce miracle au dieu des Calusas. Pour la plupart des autres, cela relève du divin. Sandro est partagé entre le miracle et la réaction physiologique. Quant à Corentin, il est persuadé que Maugemeur a été ranimé par l’eau qui l’a forcé à se réveiller sous peine de mourir noyé.

Tout de même dubitatif, Sandro examine Maugemeur. Quand le chirurgien touche son bras, le pilote ouvre les yeux et s’enquiert de la situation. Quelles sont les pertes ? Où sont les espagnols ? Sandro lui explique.

Pendant, ce temps, dans les bassins vaseux du marécage, Carpenter retrouve la trace de van Aarde : un pistolet et des morceaux d’étoffe. Le pistolet a été mâchouillé par un alligator. Carpenter tend l’arme à Vingegaard qui prend l’air sombre avant de se concerter avec les ex-marins de van Aarde. Après quelques échanges privés, Vingegaard retourne vers Carpenter, le remercie de son aide et tous les pirates sortent de l’eau, conscient qu’il ne reste plus aucune chance de retrouver van Aarde vivant. L’union faisant la force, les marins de van Aarde se joignent aux autres pirates.

N'ayant plus rien à faire sur place, le groupe d’indiens et de pirates prend le chemin du village des Calusas.

Une fois sur place, après plusieurs heures de marche incommode dans cet environnement peu amical, le groupe constate que Winthorpe est présent avec ce qui reste de ses hommes. Le village a l’air d’avoir subi une attaque. En effet, les espagnols sont passés par là. Les décès sont nombreux au sein des Calusas. Hopikita, après avoir glané des informations, annonce que les espagnols n’ont pas hésité à torturer les villageois pour connaître le trajet jusqu’à la fontaine. Les indiens ont défendu le village et ont péri au combat.
Si cela peut être une consolation, les espagnols ne sont pas repassés par le village après le combat dans le marais.
Face à ces mauvaises nouvelles, le groupe de pirates parti en avance de la Fontaine de Jouvence a attendu les autres au village.

Sandro s’occupe aussitôt de soigner les blessés et sauve une dizaine de villageois. Hopikita et les indiens se montrent très reconnaissants et renouvellent l’hospitalité aux pirates le temps qui sera nécessaire pour qu’ils se sentent suffisamment en forme pour repartir s’ils le souhaitent.

Winthorpe n’a plus du tout la même attitude qu’avant. Il n’a pas l’air très fier et semble repentant. Il montre même une forme de respect envers les indiens. Blackhawk n’est pas content et fait des efforts pour remettre le capitaine sur le droit chemin.

Il y a une certaine tension entre les hommes de Winthorpe et les autres, ceux de van Aarde inclus.

Quand certains posent des questions aux villageois, les Calusas indiquent aux pirates que les espagnols se sont séparés en deux groupes. La plus grosse partie ayant pris la direction du marais. Un petit détachement d’une vingtaine de soldats s’est rendu en direction du cotre.

Chez les hommes de Winthorpe, quelque chose cloche. Carpenter discute en privé avec le capitaine et Caoutchouc. Toujours en train de fouiner, Corentin surprend l’échange : « faire front commun, rassembler l’équipage » … Quelque temps après, Winthorpe fait rassembler l’équipage pirate, en cercle autour du feu. Le Capitaine jette régulièrement des regards vers Carpenter, ainsi que vers Caoutchouc et dans une moindre mesure, vers Blackhawk. Winthorpe présente ses excuses pour son comportement lors de l’arrivée au camp. Un des pirates aurait donné l’emplacement du San Cristobal. Winthorpe pense que le navire et les hommes sont perdus. « Mais du passé faisons table rase et faisons front commun ». Ce discours raisonnable et social tranche complètement avec le comportement du capitaine depuis San Augustin et parait vraiment étrange.
Carpenter prend la parole et approuve le discours de Winthorpe à part en ce qui concerne le navire et les compagnons qui s’y trouvent. Jaouen se lève à son tour et abonde dans le sens de Carpenter. Il souhaite régler les dissensions quand la situation sera apaisée. Caoutchouc prend le relais et dit qu’il sera grand temps de remettre les choses à plat après ces événements et faire une nouvelle réunion de l’équipage. Corentin se lève à son tour, dubitatif quant à la bonne foi de Winthorpe. Celui-ci fait un discours sur la cohésion de l’équipage et sur le fait que quiconque créera une dissension sera passé par le fil de sa propre épée. Puis il se rassoit. Corentin n’a pas l’air convaincu du tout.
Kabouácoüatiti se lève, et met en quelque sorte fin à la réunion en incitant les hommes à se décider sur le plan : aller au navire ou non. La décision est unanime : tenter de sauver les hommes et le San Cristobal.

Jeudi 19 septembre 1715
Après avoir passé plusieurs jours à récupérer, les préparatifs se finalisent. Carpenter va dire adieu à Nahauni. Les indiens qui ont côtoyé le groupe sont plus tristes que les autres même si les pirates ont tout de même ravagé leur vie, bien malgré eux.

Des pirogues sont préparées pour gagner du temps. Elles sont chargées de victuailles pour avitailler le navire. Anama et Liba accompagnent les pirates sur une partie du trajet en signe de partage de culture.

Après quelques heures passées à descendre le fleuve, les pirates arrivent au site où est amarrée le navire. Le San Cristobal est présent mais a été fortement endommagé. Le mat supérieur a été abattu. Des corps immobiles pendent en travers du bastingage. En s’approchant, une odeur de pourriture prend d’assaut les narines des pirates.
Des cadavres gisent ça et là. Des pirates et des espagnols. Plus personne ne vit à bord. Corentin se méfie car il n’y a que sept corps de soldats. Il pense que les autres peuvent très bien être à bord, dissimulés. Le mousse nage jusqu’au San Cristobal. L’odeur y est horrible. Dans l’eau saumâtre qui borde la coque, des cadavres en putréfaction flottent entre deux eaux, à moitié mangés par des alligators.

Sur le pont, c’est le carnage. L’odeur est insupportable et Corentin vomit à côté des cadavres des anciens compagnons. Il en manque. Le mousse fait signe aux autres de le rejoindre. Quand ils montent à bord, Corentin explique que le gouvernail a été saboté et que les dégâts semblent assez nombreux sur le reste du navire.

Pendant que les marins s’affairent à nettoyer le navire et enterrer les cadavres des compagnons, Kabouácoüatiti fait brûler des substances qui aident à supporter le travail pénible. Carpenter explore le cotre pour évaluer l’étendue des dégâts, après avoir reçu les informations de Corentin. Il estime qu’en deux jours, le navire sera prêt à naviguer. Les hommes se mettent naturellement à ses ordres.
Kabouácoüatiti se charge de mettre en ordre la cambuse.

Samedi 21 septembre 1715
Une fois remis en état, le navire appareille pour Nassau.

Mardi 1 octobre 1715
Le San Cristobal arrive à Nassau.
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