Journal de Constantius

Modérateur: berolson

Journal de Constantius

Messagepar François P » 24/10/2015 à 18:33

Journal de Constantius Venzia partie 2 (23/10/15)


Notre fuite nous avait menés dans les égouts de Couronne d’Ouest, ceux-ci étaient plus anciens que la ville de surface qui chaque jour y vidait ordures et déjections. C’est par un de ses boyaux immondes, corrompus par des miasmes méphitiques, que nous fûmes rejetés à la surface … dans l’ancienne église d’Aroden ! Le contraste ne pouvait être plus saisissant, à moins qu’on considère l’efficacité des égouts couronnais comme une illustration de l’esprit d’innovation cher au défunt Aroden.
Le groupe de citoyens insoumis que nous allions rencontrer dans l’enceinte du temple en ruine du dieu mort avait tout d’un groupe d’amateurs en goguette. Qu’allions-nous faire de ces hommes du peuple ? La lumière allait-elle brillée à nouveau à l’ouest du Chéliax ?

Revenant à des préoccupations plus pratiques, mes compagnons et moi-même pûmes nous laver de manière rudimentaire et profiter ensuite d’une bonne nuit de sommeil. Dès le lendemain matin, nous interrogions nos nouveaux amis pour savoir à quoi nous en tenir pour construire nos futures actions.

Nous apprîmes d’abord qu’Arael, l’allié de Janiven avait été pris par les chevaliers infernaux alors qu’il avait rendez-vous avec un de ses contacts, au patronyme inconnu, qui était censé lui donner des informations sur une bande criminelle tristement célèbre : « les bâtards de l’Erèbe ». Ces brutes avaient commis il y a peu un double meurtre chez un armurier, sans doute pour s’équiper à peu de frais, l’artisan et sa femme avait tous deux été sauvagement assassinés. Carsi, dont les connaissances interlopes ne cessent de m’étonner, nous indiqua alors que ce groupe était exclusivement composé de Tieffelins.

Sachant qu’Arael allait être transféré de la prison de Couronne d’Ouest jusqu’à la forteresse de Rivad, chacun d’entre nous se sépara, le puissant guerrier Bartoli pour vendre le matériel que nous avions récupéré sous terre, la halfelin Brie en profita pour prendre contact avec d’anciens alliés esclaves qui lui confirmèrent la date du transfert d’Arael vers la forteresse. Votre serviteur rendit visite à sa propre famille pour faire disparaître tout doute sur sa disparition nocturne, mais également pour en apprendre un peu plus sur le double meurtre du couple de commerçants, peut-être aurait-il le temps de s’y rendre plus tard.

Nous nous réunîmes ensuite dans l’église pour organiser l’embuscade. Après de nombreuses hésitations, l’idée simple et cependant efficace de Brie, décidément pleine de ressources, fut choisie. Nous décidions de tendre de la corde entre deux souches au moment même où le chariot du convoi passerait sur la route en direction de la forteresse. Carsi proposa généreusement d’utiliser des parchemins de sommeil dont elle disposait pour réduire l’opposition des chevaliers infernaux au silence. Nous engagions de plus nos citoyens insoumis à faire diversion pendant la libération d’Arael, prévoyant qu’ils attirent les cavaliers de nos ennemis au loin, et Janiven se prononça pour que nous tâchions de libérer Arael sans mort de part et d’autre. Les couronnais devaient en effet nous percevoir comme des libérateurs et non comme des assassins.

L’action fut décidée, nous partîmes mobiliser les montures qu’un de nos alliés savait pouvoir récupérer auprès d’un ami, puis nous préparâmes l’embuscade proprement dit. Bien que réellement angoissés à l’idée de commettre notre premier coup de force, nous avions méticuleusement préparé l’opération, et ce fut une victoire totale !

D’abord nos alliés attirèrent par des injures et des menaces les cavaliers qui cédèrent facilement à la bêtise si crasseuse qui semblait animer constamment leur âme basse. Eloignés de la zone de l’embuscade et piégés par les chausse-trappes installés par nos compagnons qui eux avaient pris le soin de fuir, les cavaliers allaient vite déchanter. Restait alors le chariot, équipé d’une baliste sur tourelle menaçante, mais le piège tendu était proprement diabolique. Le chariot en effet fut brutalement stoppé par la corde relevée, les soldats éjectés au sol, le premier sort de sommeil lancé par Carsi coucha quelques soldats supplémentaires. Tout cela n'empêcha pas leur chef qui était un chevalier patibulaire mais presque, de se précipiter vers la baliste pour nous anéantir. Le second sort de sommeil lancé par mes soins réduisit les derniers ennemis résistants à néant, sauf cet affreux commandant. C’est alors que Carsi tenta l’impensable, elle menaça notre ennemi encore debout … qui s’enfuit en lâchant son arme et sa clé, s’arrosant copieusement de pisse et de merde, pour notre plus grande joie. Nos ennemis étaient en fuite et nous pûmes libérer Arael et rentrer à Couronne d’Ouest, sans aucune perte de part et d’autre : un brillant exploit !

Arael se révéla être un demi-elfe taciturne au visage sévère, quelque peu amoché mais suffisamment en forme pour nous suivre, il nous remercia de l’avoir libéré, et nous décidions le soir même d’organiser nos prochains coups d’éclat. Alors même que nous ramenions les montures chez notre généreux fournisseur, nous fîmes la rencontre d’un bellâtre imbu de sa personne qui se prénomme Thesing Umbero Ulvono, il me fit tout de suite mauvais impression avec son allure de hâbleur bronzé au sort de lumière solaire, il invectiva notre allié, prétextant que les bêtes lui arrivaient dans un sale état, fatiguées et crottées. Je ne sais quel mouche piqua Carsi, sans doute une de l’espèce Narcisse, quoiqu’il en soit, elle invectiva copieusement le bellâtre je résume, en laissant entendre qu’il n’avait aucun talent. J’essayai d’intervenir entre dans cette bataille de coqs mais Thesing ne pouvait être raisonné, avait-il d’ailleurs déjà raisonné un jour me demandai-je plus tard ? Le fâcheux nous quitta sur ces entrefaites, nous menaçant des pires représailles.

De retour à l’église d’Aroden, nous pûmes enfin savourer notre victoire et jouir d’une nuit de sommeil méritée (si mes souvenirs sont bons).

Le lendemain matin, nos alliés nous considérant assez naturellement comme leurs chefs, nous prîmes la décision d’organiser cette joyeuse bande improvisée pour la transformer en un groupe efficace. C’est par la délibération que nous parvînmes à nous mettre tous d’accord sur le nom de notre groupe : « les citoyens de l’Aube », un symbole reprenant l’œil d’Aroden fut même choisi, il représentait un œil tel un soleil levant libérant ses rayons et en son sein les lettres CA signalant notre groupe. Les échanges nous permirent également d’apprendre une rumeur, qui se trouverait confirmer plus tard, selon laquelle une certaine « Capuche Bleu » proposait une prime de 100 po pour chaque bête nocturne abattue et déposée sur un tas d’immondice de Couronne d’Ouest, à l’évocation de cette information je vis l’œil de notre cher Bartoli briller d’un feu singulier. Je dois dire que cela m’inquiéta quelque peu.

Un échange vif opposa également Carsi « au sang chaud » et Arael « aux lourds préjugés » sur la malignité essentielle ou accidentelle des tieffelins. La première défendait l’idée que mêmes ces monstres pouvaient être rachetés, le second indiquant qu’aucun salut ne valait pour ces créatures irrémé-« diablement » déchues. Je dois dire que si certaines races sont prédisposées dans notre monde à agir moralement d’une certaine manière, et bien que l’homme soit sans doute la créature la plus libre de ses choix, les tieffelins qui sont des batards d’homme et de diable, ne disposent sans doute pas de la même liberté que leurs cousins. Ainsi, je démontrai à Carsi qu’Arael, par préjugé sans doute, énonçait cependant une vérité première sur ces créatures : celles dont l’âme pouvait être sauvée représentaient sans doute une infime minorité, d’autant plus lorsqu’elles avaient pris la décision de rejoindre un groupe d’assassins, semblant d’après ce que je pouvais en savoir, vouer un culte à Mammon, un diable cupide.

Ce vif échange ne nous empêcha pas d’organiser notre coup de main suivant. Nous prîmes collégialement la décision de rédiger des pamphlets narrant nos exploits contre les chevaliers infernaux et prîmes la décision de les placarder durant la nuit, tout en visitant le lieu du meurtre commis par les bâtards de l’Erèbe. La visite chez l’armurier durant la journée ne nous apprit pas grand-chose, car les portes étaient barrées par des planches cloutées qui nous en interdisaient l’entrée. Pour éviter toute prise de risque inutile, nous décidâmes de revenir sur les lieux du crime le soir-même lors de notre pose de placards nocturne et nous nous rendîmes chez Carsi pour préparer la suite des événements.
Ce fut une bonne occasion de rencontrer la majordome de Carsi, qui contrairement à lui semblait sobre et plutôt rationnelle, elle me fit bonne impression, malgré la présence manifeste de sang tieffelin dans ses veines. Elle semblait comme un capitaine essayant de gouverner un bateau ivre, Carsi lui devait sans doute beaucoup, mais en avait-elle conscience ?

Nous profitâmes de la fin de journée pour errer dans les rues de Couronne d’Ouest et à la nuit tombée, placarder notre pamphlet dans les rues les plus passantes. Mais soucieux de nous dissimuler des dotariis, nous n’avions pas fait attention aux risques surnaturels, nous fûmes vicieusement attaqués par une créature de l’ombre, monstrueusement informe, dont les attaques puissantes et rapides laissaient sur ceux qu’elle blessait des miasmes ténébreux. De plus, la lumière naturelle ne la fit pas reculer, il fallut user du sort de lumière pour la paralyser quelque peu … intéressante découverte ! Soignés grâce au talent curatif de Brie, nous pûmes alors nous intéresser à la bête occie. Je pus constater qu’elle n’était pas magique et ne venait pas d’un autre plan, comme je l’avais supposé jusqu’à maintenant. Des mystères qui se cachent derrière les mystères, nous espérions pouvoir les résoudre sous peu.
Un peu plus tard dans la nuit la fouille de l’armurerie, ouverte brutalement et efficacement par Bartoli, ne nous apprit pas grand-chose, si ce n’est que ces diaboliques bêtes de l’ombre en avaient après nous ! Cette fois-ci, nous ne nous laissâmes pas abusés et les plus aguerris d’entre nous mirent fin à l'existence de cette seconde misérable créature rapidement.

Décidant de terminer nos actions nocturnes par un test, nous déposâmes les cadavres des monstres au lieu indiqué par la rumeur, espérant que Capuche Bleu nous récompenserait, puis repartîmes nous coucher chez Carsi. Quelle ne fut pas notre surprise le lendemain, lorsque nous constatâmes d’abord l’effet positif de nos placards sur la population, mais surtout lorsque nous fûmes abordés par un gamin des rues qui nous donna 200 po au nom de Capuche Bleu. Nous devenions peut être riches, mais n’étions-nous pas en danger si une personne ou une organisation était capable de nous retrouver si facilement ?

Décontenancés mais toujours désireux d’en savoir plus, nous décidâmes que notre prochaine action allait nous porter contre les bâtards de l’Erèbe. Hasard ou volonté maléfique, le fait est que ces monstres occupaient une ancienne église d’Erastil comme planque. J’espérais que nous allions continuer à être aussi efficaces que nous l’avions été jusqu’à maintenant.
Dernière édition par François P le 08/11/2015 à 16:34, édité 2 fois.
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Re: Journal de Constantius - partie 2 (23/10/15)

Messagepar ryuu » 25/10/2015 à 01:16

Merci pour le résumé, top
Dans le doute, frappe encore!!!
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Re: Journal de Constantius - partie 2 (23/10/15)

Messagepar MMJ » 25/10/2015 à 11:59

Idem, merci de m'avoir déchargé de cette fonction ! En plus, j'aime beaucoup le style. :bien:
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Re: Journal de Constantius - partie 2 (23/10/15)

Messagepar François P » 25/10/2015 à 14:02

Merci, comme c'est un poil long, je chercherai à faire plus synthétique pour la prochaine séance.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 08/11/2015 à 16:37

Je ne suis décidément pas adepte de la synthèse ... ce journal est dédicacé aux chiens de l'enfer et à Lance Armstrong.

Journal de Constantius - partie 3 (06/11/15)

C’est la dernière nuit de la pleine lune, le 13 du mois d’Erastus et quelques temps après notre premier coup d’éclat contre les chevaliers infernaux et les bêtes de l’ombre que nous fomentâmes un plan pour nous attaquer aux bâtards de l’Erebe.
Quoi de plus discret qu’une taverne pour organiser discrètement un assaut ? C’était en tout cas l’avis de Carsi, qui dans l’affaire devait également attendre un retour sur investissement liquide et alcoolisé. Le Diable Jovial était un débit de boissons aux décorations obscènes et libidineuses, ou étrangement la descendance tiefeline des diables était absente.

Nous projetâmes de voyager en bac jusqu’au quartier en ruine dans lequel cette bande de meurtriers s’étaient cachée, puis d’avancer discrètement vers leur planque pour les empêcher de nuire. Ce plan rapidement pensé, décision fut prise de l’exécuter pour profiter de la luminosité fournie par le soleil. Je pensais sans le formuler à mes camarades qu’une bande qui relie sa bâtardise à un dieu sombre des ténèbres ne devait en effet pas être attaquée de nuit.

Le voyage en bateau se déroula sans difficulté, nous fûmes les seuls passagers à accoster sur les quais du Rego Cader. Le quartier semblait abandonné par la Cité elle-même, la pauvreté du lieu sautait aux yeux et la peur se lisait dans la silhouette des rares passants qui rasaient les murs pour éviter d’attirer l’attention. Lorsque Carsi interrogea l’un des habitants pour localiser l’église d’Erastil, l’individu effrayé se contenta de fuir en bredouillant quelques mots incompréhensibles, comme si il avait vu en nous une compagnie de spectres maléfiques à la recherche d’une relique qui allait détruire le monde connu.

Nous savions seulement que l’église se trouvait dans le Rego Cader, et que ce dernier était séparé par un mur qui protégeait le quartier pauvre des ruines abandonnées aux monstres et autres parias qui composaient la lie de la société couronnaise. Je suggérai alors d’inspecter ce mur en espérant qu’il serait mal entretenu, cela nous permettant de passer discrètement de l’autre côté. Le fait est que nous aperçûmes rapidement une maison branlante et à moitié effondrée qui gitait dangereusement vers ce mur, elle semblait même avoir été discrètement aménagée par les criminels locaux pour jouer ce rôle. C’est ainsi que nous nous faufilâmes le plus discrètement possible dans le Rego Cader.

Le quartier portuaire qui le jouxtait était peuplé et rassurant comparativement au Rego Cader. Ce dernier n’était en effet qu’un champ de ruines abandonnées et sans vie où les marques de la guerre civile chéliaxienne rappelaient la malédiction de la victoire des diables et de la famille Thrune.

Notre marche nous conduisit bientôt en vue de l’église d’Erastil. En fouillant une des maisons abandonnées qui était proche de ce lieu de culte, nous fûmes surpris de découvrir des gravats qui indiquaient qu’une créature fouisseuse dotée de griffes imposantes avait creusé des trous dans le sol, tout en laissant ces gravats à la surface. Quel monstre pouvait agir de cette manière ?

Nous optâmes prudemment pour une approche armée et discrète. Carsi prit courageusement la décision de s’approcher furtivement de l’église pour y repérer nos opposants. Elle aperçut sans se faire remarquer un guetteur au sommet du clocher, que ma discrète compagne ailée Mnemos identifia comme un tiefelin. Notre groupe approcha encore plus prêt de l’église pour se mettre à portée de tir du guetteur et l’abattre. Carsi était équipée d’un arc, tandis que Bartoli et moi-même allions tenter de l’abattre à l’arbalète. Soutenu par l’énergie divine provenant des prières de Brie, nous étions confiants. Il faut reconnaître que sans l’habileté de Carsi, le bougre de guetteur aurait prévenu ses compagnons. Heureusement pour nous, gloire à Iomadae dont la lumière a sans doute guidé le tir de notre compagne, il n’en fut rien. Le tieffelin s’effondra sans bruit.

Proche de l’église, sans guetteur pour nous repérer, nous choisîmes alors de visiter les maisons alentours qui semblaient étonnamment en bon état. Nous fûmes encore une fois bien inspirés, car les tieffelins se cachaient dans ces masures pour protéger l’église. Nous surprîmes un couple de ces rejetons de diable du même sexe en pleins ébats, Iomedae protège nous du mal, ainsi que quelques chiens zombis hargneux et adeptes des mollets de Bartoli.
Après avoir réduit au silence nos opposants, nous les avons interrogés et appris que deux momies suivaient le chef des bâtards de l’Erèbe, ainsi qu‘un tieffelin dont la particularité était d’avoir des griffes démesurées, nous avions trouvé l’explication à la présence de ces tas de gravats alentour ! Un nouveau mystère s’imposait cependant à nous, que pouvait bien faire des momies au Chéliax s’indigna à juste titre Carsi ? Tout cela était en effet étrange et invitait notre groupe à la plus grande prudence.

Ayant obtenu toutes les informations utiles, nous avons bâillonné et ligoté les tieffelins, restait à décider de leur sort. L’enjeu était moral et philosophique, je préconisai avec Brie la livraison des criminels auprès des autorités de la ville. Cela n’était pas sans poser problème, puisque nous savions tous que ces autorités n’avaient pas grand-chose de légitime, étant elle-même corrompues, soumises à l’arbitraire et donc peu respectueuse de la justice. Carsi proposait pour sa part qu’on élimine par le meurtre rapide et discret ces tieffelins, il est vrai que tout cela aurait été fort discret et sans doute qu’une mort rapide vaut mieux que la torture et des traitements ignobles, mais qui étions-nous pour prendre le droit de vie ou de mort sur ces pauvres hères ? Le dilemme moral fut tranché par nos prisonniers eux-mêmes, ils préféraient prendre le risque de vivre. Ainsi soit-il par Iomedea ! En attendant que nous finissions d’explorer leur planque, ces hommes resteraient nos prisonniers, un sort enviable en comparaison de ce qui allait les attendre ensuite.

Prenant notre courage à deux mains, nous décidâmes ensuite de nous enfoncer dans le souterrain, auquel toutes les maisons autour de l’église étaient reliées. Qui a dit que le chien était le meilleur ami de l’homme ? Je crois que Bartoli sait maintenant par expérience à quel point cette idée est fausse. Lors de notre visite souterraine, nous fûmes en effet amenés à croiser le chemin de deux molosses qui semblaient être des planaires infernaux, mais qui à ma connaissance ne l’étaient pas. Nous avions probablement affaire à des molosses dopés au sang de diable, Saint Lance, grand défenseur de la bannière étoilée doit lui-même se retourner dans sa tombe à l’évocation de cette idée odieuse !

Bref, ces chiens tricheurs et contrôlés positifs à la diablomine avaient cependant conservé de leur nature canine un penchant pervers pour les mollets ! Les jambes de Bartoli s’en souviennent encore, lui qui chargeant héroïquement l’ennemi s’est retrouvé plié au sol par ces monstres vicieux. Il n’empêche qu’avec l’assistance de Carsi, les soins bienvenus de Brie, quelques carreaux heureusement égarés de votre serviteur et la lame acérée de Bartoli, l’engeance infernale fut défaite.
Confiants, mais devenus très prudents, nous attendions le pire de notre rencontre avec les momies, le hasard de nos déplacements nous conduisit dans la crypte creusée sous l’église d’Erastil. Trois odieux tieffelins y assuraient la garde d’une de ces créatures contre-nature, que la puissance de la mort entretenait dans une non-vie horrible, le mal se lisait dans le moindre de ses gestes et je pensais même sentir son haleine d’outre-tombe se répandre autour de nous pour nous étouffer. L’heure était grave !

En effet, la momie était versée dans les arcanes magiques et usa d’un charme pour faire fuir notre courageux Bartoli … qui se laissa persuader que nous avions besoin de fioles de soin et s’enfuit pour les récupérer à la surface … Les tieffelins n’en menaient pas large, d’autant plus que Carsi et Brie réduisaient leur défense à peau de chagrin. Mais la momie avait plus d’un tour dans son sac et expédia un projectile magique qui me fit chanceler violemment. C’est lorsque je lui fichai un carreau dans l’abdomen en retour, que nous découvrîmes la supercherie. Le sang qui se répandit autour du carreau indiquait que notre momie était un acteur doué tout au plus ! Nous redoublâmes de colère et abattîmes nos ennemis à temps, avant que Bartoli ne signale notre présence à nos ennemis à la surface.

Ces bâtards portaient décidément bien leur nom …
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Re: Journal de Constantius

Messagepar MMJ » 08/11/2015 à 17:18

Chapeau pour le résumé, une fois de plus. J'avoue que le coup de la momie était assez sympa !
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 16/01/2016 à 15:03

Avec du retard, mais mieux vaut tard que jamais, voici mon journal pour la partie 4 qui s'est déroulée le 4 décembre 2015. J'ai pu la rédiger en mettant la main sur mes notes, laissées avec la fiche de personnage à notre estimé meneur. La suite d'ici peu ...

Ce compte rendu est dédié à Hannibal Smith et à son amour des cigares …

Avides de vengeance, ne désirant pas laisser ces tieffelins moralement monstrueux continuer à pourrir la vie déjà bien dure pour le peuple de Couronne d’Ouest, nous décidâmes de liquider les derniers Bâtards de l’Erèbe encore cloitrés dans leur fief sous-terrain.

Carsi se positionna courageusement en avant-garde, sa discrétion permettant de prévenir les éventuelles embuscades ennemies, tout en nous permettant de préparer les nôtres. Alertés par des voix de quatre braillards en avant de nos positions, nous décidâmes d’attirer l’attention de nos ennemis grâce un sort de « son imaginaire », suite à la proposition pertinente de Bree.

Mais même les meilleurs plans peuvent tourner à la catastrophe ... ou presque, ces beaux bâtards avaient des compagnons pas trop loin du site de l’embuscade ; et nous finîmes par crouler sous le double d’assaillants, alors même que nous pensions que notre plan se déroulerait sans accroc (sortez les cigares). Parmi nos assaillants, se trouvait un tieffelin des plus singuliers, une sorte d’excavateur gigantesque, qui a l’aide de ses bras puissants et monstrueux, avait lui-même creusé les excavations qui nous avaient interpellé à la surface. On peut dire que sans le courage qui nous a animés et quelques potions de soin pour fouetter les sangs, ce gros tas nous aurait sans doute tous transformé en pâtés pour chiens infernaux. Mais nous étions venus pour vaincre, et c’est sur un tas de cadavres puants le sang, la tripaille éventrée et la merde, que nous finîmes par porter notre regard !

Nous n’étions cependant pas au bout de nos peines, leur chef continuait à se terrer dans le souterrain, comme nous le découvrîmes plus tard en fouillant le reste du sous-sol. Une des caves semblait en effet avoir été aménagée comme une chambre, elle en comportait toutes les commodités. Mais elle était accessoirement mal famée, des chiens de l’enfer s’y terraient mais également une créature invisible dont la présence maléfique laissait planer une sombre menace sur notre compagnie. Après avoir éliminé rapidement les roquets, nous fûmes attaqués magiquement par cette présence maléfique qui faillit bien nous emporter tous vers les enfers. Mais nous n’étions toujours pas destinés à mourir ce jour, le prêtre tieffelin d’Asmodeus nommé Palaveen, comme nous l’apprîmes plus tard en épluchant sa correspondance, résista longtemps mais finit par plier et s’écrouler dans une mare de sang … qui n’était pas que le sien, je le regrette.

La lecture de son courrier nous permit de saisir que ce malandrin et sa bande travaillaient pour plus puissant qu’eux : le conseil des voleurs. C’était la seconde fois que nous entendions parler de ce groupe occulte qui semblait cependant très puissant. Il semblait avoir un lien avec les attaques nocturnes menées par les chiens infernaux ... Mais de quelle manière ?

Pour l’heure, nous étions cependant en droit de savourer notre victoire, quelques ordures tieffelines qui avaient fui sans demander leurs restes, assureraient notre réputation désormais montante de sauveurs dans cette cité corrompue par la tyrannie et l’abjection.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 29/01/2016 à 17:05

Le retard est comblé, non sans peine ... Le temps de relecture étant nul, mea culpa.

Ce journal est dédié à Platon qui dans la République n’hésitait pas à dire qu’il fallait mettre tous les artistes hors les murs de la Cité pour empêcher que leurs mensonges ne corrompent les bonnes mœurs. J’ai compris ce 15 janvier qu’il avait raison de le penser.

Partie 5 15/01/16

Le 14 du mois d’Arodus, au Vieux Sanctuaire d’Aroden, nous prîmes la décision de trouver de nouveaux indices pour tuer les bêtes de l’ombre suite à un long entretien avec Aileen Gontazavos, une représentante de la société des éclaireurs. Mais un problème de taille se présentait à notre tout jeune groupe de sauveurs autoproclamés des citoyens libres de Couronne d’Ouest. En effet, la séduisante Aileen nous indiqua que la solution au fléau que représentaient les bêtes se trouvait dans le Havre du Chercheur. Or ce Havre était protégé par des barrières magiques qui alerteraient rapidement la couronne impériale soumise aux diabolistes en cas d’intrusion.
Nous n’avions selon Aileen qu’une solution : être invité par le maire à jouer dans sa demeure une pièce de théatre mise en scène par Robal Nonon ; les 6 épreuves de l’Arazod. Cette pièce célèbre n’avait pas été jouée depuis longtemps, et pour cause, les acteurs s’y commettant prenaient le risque de mourir en même temps qu’ils passaient les épreuves imposées par Asmodeus. Pourquoi alors se rendre dans la demeure du maire ? Car c’est dans celle-ci que se trouvait la solution aux problèmes des bêtes de la nuit, et l’orgie accompagnant la pièce de théatre jouées durant plusieurs jours devraient nous permettre de nous emparer discrètement de l’objet de notre quête : le cœur d’Aroden (possible que je me plante d’objet sur le coup …)


Exceptée Carsi, nous n’avions aucune compétence dans le domaine de la comédie et pour ma part, j’avais même une aversion pour une pratique que je considérais au mieux comme un passe-temps divertissant et abrutissant pour les foules, et au pire comme une arme utilisée par le pouvoir en place pour mentir au peuple et le manipuler. Le projet de se comporter comme des comédiens décents était parfaitement irrationnel, mais nous décidions cependant contre toute logique de nous y lancer à corps perdu. J’avais bien dans l’idée que nous allions sans doute y perdre la vie, mais la cause étant noble et aucune autre solution n’étant en vue, il fut décidé que nous irions mourir avec enthousiasme sur les planches, grimés comme des saltimbanques qui plus est !


Ma peine intérieure fut à son comble lorsqu’on m’indiqua qu’il me faudrait en plus m’entraîner à feindre des sentiments qui n’étaient pas les miens pour avoir une infime chance d’accomplir notre quête. Mes camarades semblaient également affligés, exceptée Carsi, qui je pense voyait une occasion de briller sur scène, avant de … Bref, rien ne sert de ruminer, le fait est que nous devions nous présenter au théâtre du Four à Chaux pour les essais, ne manquait plus qu’à révéler nos talents de menteurs !


Nous nous présentâmes le lendemain au théâtre, sourire inconscient au bord des lèvres. Thesing Umbering Ulvano faisait partie des acteurs sélectionnés. Nous avions rencontré ce bellâtre narcissique lors d’une de nos précédentes aventures, et le destin aidant nous le retrouvions ici-même, je préférais ménager sa susceptibilité, pensant qu’il pourrait être utile pour ne pas mourir trop vite de ne pas nous en faire définitivement un ennemi. Nous rencontrâmes également une étoile montante du théatre, la jeune et éblouissante Claselnica Limis qui me semblait très éthérée, mon cœur s’emballe en pensant à elle. Elle était la descendante d’une famille noble et déshéritée. Je me montrais poli mais distant, de manière à éviter que mes sentiments ne détraquent mes facultés intellectuelles.


Robal Nonon le metteur en scène était un homme « puant » ayant une estime stratosphérique de lui-même, raison pour laquelle nous devions lui apparaître comme des cafards sur le plancher des vaches. Seule Claselnica trouvait grâce à ses yeux. Nous rencontrâmes également un homme puissant mais contrefait qui occupait le rôle de régisseur et s’appelait Milesh, il se révéla assez vite capable de maîtriser des illusions. Une autre actrice dont j’ai perdu le nom, une ancienne gloire du théatre à la fleur en train de se faner était également de la partie, elle allait chanter les louanges des acteurs qui parviendraient à décrocher le rôle dans la pièce de l’immonde Robal.
Les auditions purent commencer, je décidais de faire de mon mieux, malgré ma sainte horreur de cet art mensonger qu’est le théâtre. Ce fut l’enfer pendant 7 jours.
Le rôle du tieffelin Lazarod fut attribué à Carsi, sous les quolibets nourris de Robal et de Thiesing. Carsi n’avait pas failli à sa réputation de grande actrice, nous autres nous fûmes assez lamentables, même si le cœur y était.


Brie obtient le rôle du mage Dentris le pessimiste, Bartoli se signala par son jeu d’une nullité crasse, pendant que nous nous faisions tous agonir d’injures par cette pourriture ambulante de Robal.

Je réussis ensuite à obtenir le rôle du paladin Tybain en jouant le plus mal possible, ce qui semble-t-il a satisfait l’anus à quolibets qu’était Robal. Pendant les auditions, Milesh nous fabriquait des costumes sur mesure ainsi que des illusions qui nous permettraient de dissimuler nos vrais talents lorsque nous allions nous battre sur scène. Milesh était d’une efficacité redoutable et son apparence hideuse cachait un cœur pur et beaucoup d’humanité. Bartoli finit par obtenir le rôle du bourreau Drovalid après une scène exceptionnelle … un rôle de composition ?

Nous multiplions les répétitions, Thiesing et notre cantatrice finirent par nous détester vraiment lorsque nous montrâmes de la compassion pour Claselnica, j’évoquais en effet à Milesh la nécessité de prévoir un attirail pour permettre à la belle actrice qui allait jouer l’Erinye de survivre, alors même que nous serions attaqués sur les planches. Mais en même temps, Milesh devint notre plus grand allié dans ce théâtre de dupes.


Le battage fut réalisé dans tout Couronne d’Ouest, nous allions devenir célèbres, d’autant plus que lors de l’ultime répétition devant la foule cette fois, nous fîmes un triomphe ! Celle-ci était pourtant déchaînée et dangeureuse, mais l’esprit d’Aroden nous accompagnait. La représentation fut un vrai succès, le public totalement captivé finit même par envahir la scène pour nous porter sur ses épaules. Nous gouttions à la gloire et en même temps j’éprouvais de la honte à l’idée de tant de mensonges ! La sentence de Robal sur notre prestation fut la plus belle louange que cette face de pets ambulante avait peut-être jamais émise : « c’était pas trop mal ». Il arrive que mêmes les étrons touchent à la poésie me dis-je.


Nous étions prêts à mourir lors de notre ultime représentation.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar ryuu » 05/02/2016 à 08:21

:bien:
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Re: Journal de Constantius

Messagepar ryuu » 05/02/2016 à 08:23

La suite la suite
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Re: Journal de Constantius

Messagepar MMJ » 05/02/2016 à 13:48

La ponctuation, la ponctuation ! ( :mrgreen: )
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 21/02/2016 à 19:08

Partie 6 du 29.01.16

La suite, ayé je suis ENFIN à jour. :nul:

Je dédie ce 6ème extrait du journal de Constantius à Baudelaire, ainsi qu' à George Lucas qui m'a permis d'introduire une phrase foireuse. Lisez bien !

La représentation finale devait avoir lieu au théatre d’Ombrenuit à 16h, mais il fallait auparavant nous rendre au théatre de Four à Chaux pour nous préparer et nous sustenter. La nourriture était de qualité et les vins fins coulaient à flot, j’avais sincèrement l’impression qu’on donnait l’occasion au condamné d’éprouver un peu de plaisir avant d’aller poser sa tête sur le billaud. Je méprisais un tel procédé et préférait aborder frugalement et sobrement nos derniers moments sur Golarion, ce ne fut pas le cas de tous mes compagnons, mais je ne pouvais pas leur en vouloir. En effet, ils agirent comme beaucoup auraient agi à leur place, en suivant des habitudes si fortement ancrées en eux, qu’ils s’imaginaient libres d’agir de cette manière. Mais qui suis-je pour les juger ? Si réfléchir peut conduire à l’action, les ruminations conduisent seulement à l’aigreur, alors cher Constantius, ne t’imagine pas plus malin parce que tu penses avoir pris plus de distance avec la perspective de ta propre mort !

Nous nous rendîmes ensuite au théâtre d’Ombrenuit, le dernier cadeau en date du maire à la population de Couronne d’Ouest. Ce bâtiment aux formes gothiques et torturées dégageait une atmosphère bizarre et malsaine. Si le grand poète Lairedebau de Spleen a pu dire un jour : « le beau est toujours bizarre », alors je compris moi-même qu’elle s’incarnait parfaitement dans cette cathédrale dédiée aux dieux du mal, même si elle était inachevée. Mon dégoût contre les diabolistes et les horribles créatures qui les servaient, s’accrut au contact de ce théâtre à la beauté vénéneuse, une arêne dans laquelle nous allions devoir jouer notre survie, ce qui renforça mon humeur sombre. Robal qui s’était éclipsé pour inspecter la scène et les coulisses avant le début de la pièce revint vers nous ; il semblait sincèrement effrayé de ce qui allait nous arriver. Ce fut la première, mais pas la dernière fois que je vis cet homme exprimer quelque chose qui s’apparentait à de la sincérité, dommage que ce fut dans une émotion négative comme la peur … Nous étions prêts, la foule couronnaise allait pouvoir assister à notre mort ou bien à notre triomphe ! Plus que des acteurs, nous allions devoir nous révéler à nous-mêmes comme des hommes courageux face à une adversité attendue comme malhonnête et sadique, en plus d’être écrasante et violente.

Je relaterai le déroulement de la pièce du mieux que je peux, en effet notre implication dans la comédie, mais également notre désir de survivre, ont pu conduire ma mémoire à défaillir.

L’acte 1 intitulé sobrement « déclamation » introduisait nos personnages et à bien des égards, on peut dire qu’il était le calme annonciateur de la tempête. Il démarra pourtant de manière charmante grâce au chant pénétrant de la cantatrice de la troupe qui était pourtant devenue une ennemie. L’ignoble Thiesing put ensuite entrer en scène et eut bien du mal à cacher son plaisir sadique de nous voir souffrir durant les prochains actes. Mes camarades jouèrent à la perfection et les effets pyrotechniques brillants de Milesh préparèrent la foule au sang qui allait couler durant tous les autres actes.

L’acte 2 perdait déjà en sobriété dans son titre « la torture de Lazarod », et je pense que Carsi avait bien compris qu’elle allait faire vivre à son personnage son « chemin de croix », comme disent certains couronnais adorateurs de Sarenrae. Notre compagnon Bartoli qui incarnait le bourreau était tellement impliqué dans son personnage, qu’il n’hésita pas à torturer durement Carsi, comme le recommandait les impératifs de la pièce. La vue du sang finit par lui rappeler qu’une Carsi en vie valait mieux pour notre survie à tous qu’une Carsi déchiquetée. La première épreuve était passée, nous avancions dans la pièce sans savoir comment l’imagination sadique des diabolistes envisageait notre mort …

L’acte 3 fut pour moi le plus éprouvant …, hum avec l’acte 4. Il était intitulé « l’épreuve des des douves qui fouaillent les chairs », le titre n’augurait rien de bon, la réalité fut pire ! En effet, nous devions chacun à notre tour faire rentrer sous nos chairs une horrible créature ressemblant à une sangsue géante, la douve, et l’extraire de nos membre après l’avoir laissé déchirer une partie de nos organes. J’étais censé éprouver un plaisir lubrique au fait de sentir ce ver diabolique fouailler mon corps. La douleur fut si intense, que je me souviens seulement d’être sorti de cette épreuve vidé de ma vitalité, presque mort. J’envisageai alors la suite de la pièce avec un regard des plus macabres. Mes camarades étaient sans doute plus solides que moi car, même éprouvés, ils n’apparaissaient pas abattu comme je l’étais. Il va de soi que la foule jubilait, l’acte 5 pouvait commencer …

Les diabolistes sont d’ignobles menteurs, des manipulateurs patentés, ils déjouèrent d’ailleurs notre préparation magique (sorts et parchemins) sur les 3 derniers actes. Nous nous attendions à affronter un diable cracheur d’acide comme le laissait supposer le titre de l’acte : « l’épreuve de la bête acide », nous fumes surpris de combattre une machine de verre et de métal dans le ventre de laquelle nous dûmes plonger et survivre. La perspective macabre de mourir sans combattre abolit mes dernières forces, mes camarades proposèrent courageusement de se présenter dans le ventre de verre rempli d’acide avant moi, de manière à ce que j’ai une chance de survivre. Je passe sur les péripéties qui nous conduisirent tous à respirer ou à rencontrer directement l’acide. Le fait est que mes camarades me permirent par leur courage de survivre et nous finîmes tous par être vomi par la bête, plus ou moins saufs, et finalement ragaillardi, car jusqu’à maintenant, nous étions encore en vie … Un nouvel espoir ?

J’avais perdu le nom du titre de l’acte 5 lorsqu’on nous enjoigna d’ingurgiter des œufs monstrueux, gluants, dégoutants et puants. Nous fûmes tous pris de spasmes et cette 5ème épreuve fut d’abord gastrique, nous vomissions à hue et à dia, épuisés et blessés par les précédentes épreuves. Nous fûmes cependant productifs en nous vidant les tripes, et la foule fut sans doute aussi surprise que nous de voir apparaître des ectoplasmes monstrueux prendre peu à peu notre forme pour nous combattre. J’ose dire que nous fîmes alors honneur à nos rôles et c’est courageusement que mes amis abattirent ces créatures immondes, je pus même décocher un de mes carreaux dissimulés par les illusions de Milesh. Ne sachant plus où j’en étais, je rejoignis mes camarades dans les coulisses pour me préparer à l’ultime épreuve.

L’acte final fut une ultime traîtrise, nous nous étions préparés matériellement à nous battre contre des diables et se furent des trolls morts vivants qui ont failli nous engloutir à la place. Nous apprîmes plus tard que c’est ce suppôt des diables de Thiesing qui vait eu un arrangement avec le prêtre d’Asmodeus, Vestus Savazca, qui les avait invoquées. Le combat fut terrible et nous furent tous unis contre ces adversaires sans âme. Claselnica, équipée d’un arc était déchaînée ! Lazarod … ou plutôt Carsi falllit périr, mais finalement la détermination de tous et l’audace de nos combattants nous permis d’emporter la lutte. La foule était hystérique ! Nous avions vaincu, et Lazarod avait accompli son épreuve et en était ressorti blanchi.

La suite de mon récit sera involontairement brève, j’étais transporté après avoir connu l’abattement et l’épuisement. Autour de moi, je vis les sourires, ceux de la cantatrice dont le nom m’échappe, mais également ceux de Robal qui nous félicita, contre toute attente. J’en fus intérieurement secoué, mais trop fatigué, je me laissais guider avec mes camarades dans une grande fête … dont j’ai perdu tout souvenir.
Je me réveillai le lendemain matin avec un mal au crâne des plus puissants …
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Re: Journal de Constantius

Messagepar MMJ » 23/02/2016 à 17:25

Merci beaucoup pour ce résumé, c'est toujours un vrai plaisir à lire !
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Re: Journal de Constantius

Messagepar grouchy » 28/02/2016 à 18:49

Très bon, même si les exploit de bartoli sont sous-représentés! :D

Pourras tu faire un compte rendu encore plus détaillé de la dernière séance, histoire que je sois au parfum, s'il ta plait? :siffle:

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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 24/03/2016 à 19:31

Partie 7 du 27/02/16

Celle-ci est dédiée à Lewis Carroll pour la fin et à Néron pour le reste.

Après avoir brillé au théâtre, nous avions attiré l’attention du maire et fûmes comme prévu invités dans sa demeure pour nous emparer du cœur d’Asmodéus. La fête qui avait lieu à la folie d’Aberian, tel est le nom de la résidence des maires de Couronne d’Ouest, était costumée et devait se dérouler sur plusieurs jours.

Nous nous rendîmes sur les lieux en calèche et si la bâtisse était impressionnante, elle était également lugubre et outrancièrement gothique. Nous fûmes accueillis par Crozael Rasdovain, le majordome féminin du maire qui était aussi sérieuse, que son maître était dépravé. Mes pensées s’égarèrent un instant vers Carsi … Bref, je constatais que toute trace de dissidence politique avait été expurgée de ce lieu maléfique, ainsi les portraits des maires de la période de la guerre civile étaient absents.

Nous fûmes accueillis par Aberian Arvanxi, le maire obèse de Couronne d’Ouest. Il symbolisait à merveille tout ce qu’il y avait de plus détestable dans cette cité corrompue. Son obésité cachait mal à quel point il était incapable de s’abstenir du vice, et parler au singulier pour cet homme était loin de permettre de décrire la réalité, puisqu’il allait s’adonner durant cette soirée à l’usage de stupéfiants, mais également à des pratiques sexuelles décadentes et répugnantes.

L’orgie gargantuesque pouvait commencer, le gratin de la société couronnaise était présent, : des courtisans prêts à toutes les bassesses pour conserver leur position sociale, un général tyrannique sans doute prêt à tuer sa propre mère pour servir ses maîtres diaboliques , des catins décaties aux cuisses écartées, dont la bouche pouvait alternativement se remplir d’alcool ou du sexe de n’importe quel partenaire en mal de sensation …

Je parvins à soutirer quelques informations à une de ces aristocrates lubriques et avides d’alcool, une femme qui s’appelait Sascar Tilarnos. Comme tous les invités qui s’éclipsaient pour s’accoupler bestialement autour de la salle du festin, je la suivis pour en apprendre plus sur l’organisation du palais. Elle put m’apprendre que le maire avait un fils illégitime et monstrueux qui logeait secrètement dans le manoir. Allions-nous le trouver ? Peut-être pouvions-nous nous servir de lui contre son père ? Je m’esquivais pour ne pas perdre ma pureté et la laissais en compagnie d’une carafe de vin dans un salon.

Mes camarades semblaient profiter des occasions pour découvrir également les lieux, j’espère avec le même souci d’efficacité que moi. Je ne pouvais cependant m’empêcher d’imaginer Bartoli s’emparant de biens, ou Carsi folâtrant avec la jeune beauté Calseinica …

Lorsque les invités furent si ivres d’alcool et de drogues qu’ils accomplirent leurs élans lubriques sans se soucier du lieu où ils se trouvaient, nous décidâmes de nous éclipser tous discrètement pour explorer le manoir et nous emparer du Cœur d’Asmodéus.

Si nos recherches nous permirent d’évaluer l’immensité et l’étrangeté du lieu, rien ne fut plus étrange que la découverte d’une sorte de passage dimensionnel caché à l’étage. Nous traversâmes pour découvrir ce qui semblait être un demi-plan, mon excitation intellectuelle était à son comble. Qu’allions-nous découvrir de l’autre côté du miroir ?
Dernière édition par François P le 25/03/2016 à 18:43, édité 2 fois.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar berolson » 24/03/2016 à 19:52

Sympa !
J'ai juste modifié quelques noms.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 25/03/2016 à 18:40

Partie 8 du 11/03/16
Cette partie du journal est dédiée aux productions Marc Dorcel qui manquent cruellement d'imagination et devraient s'inspirer de nos faits et gestes pour produire un film x médieval-fantastique original. Pousser la chansonnette m'a également rappelé un immense écrivain français du XIXème siècle.

De l’autre côté du miroir, c’est un mort qui nous attendait dans un couloir plongé dans la pénombre, aux murs recouverts de lambris. Le cadavre bizarrement desséché n’était pourtant pas là depuis longtemps selon Bartoli. Sa mort semblait avoir été provoquée il y a deux jours par un poignard toujours fiché dans son corps. On ne pouvait l’identifier par ses vêtements, mais son sac ainsi que son contenu en disait plus long sur son activité. C’était sans doute un nécromant, étant donné la profusion de parchemins de cette école que nous trouvâmes au fond de ce sac qui était réellement sans fond, et magique. Nous fîmes bien de fouiller entièrement le sac, car nous y découvrîmes un étrange document magique qui était une Malerune ; une malédiction attirant un démon sur le propriétaire de ce parchemin. Nous évitions bien sûr de le lire entièrement et nous séparâmes promptement de la Malerune.

Dans un couloir adjacent, nous trouvâmes un livre étrange dans une étagère, parmi une profusion d'autres. Il racontait l’histoire d’une sorte de voleur qui avait exploré le monde d’Asmodeus et qui se nommait Jab le Noyé. Mais dans ce demi-plan diabolique, la quiétude n’étais pas de mise, et nous fûmes attaqués par des créatures, des démons ressemblant à de très grands chiens, qui massacrèrent nos tympans, grâce à des hurlements stridents. Nous ne dûmes notre survie qu’à notre coordination, car les bêtes étaient rapides, puissantes, donc mortelles.

Nous continuâmes l’exploration de ces lieux impies pour découvrir une sorte d’escalier étrange qui menait à un niveau supérieur gigantesque, mais des âmes protégeaient l’escalier et nous attaquèrent, réduisant nos dernières défenses à néant. Nous vainquîmes pour aussitôt en voir de nouvelles se précipiter sur nous, nous décidâmes alors de fuir pour éviter d’être massacrés et nous pûmes nous réfugier et nous reposer dans le manoir du maire, dans les coulisses de son théâtre « maison ».

Ce fut l’occasion de nous ressourcer, mais également de fouiller le reste du manoir. Etant donné que l’orgie se prolongeait, nous n’eûmes pas trop de mal à nous faire discrets, en usant parfois de subterfuge peu conventionnels. Je dois dire que de ce point de vue là, mon imagination me permit d’éviter de perdre mon intégrité morale et physique … Ahem, passons. La fouille orchestrée de manière rationnelle nous permit de voir sourire Bartoli qui eut l’occasion de se remplir les poches, mais nous parvînmes également à mettre la main sur quelques beaux objets magiques bien cachés ! Nous pensions qu’ils nous seraient utiles, lorsqu’immanquablement nous aurions à retourner dans ce demi-plan diabolique, dont nous sentions intuitivement qu’il nous mènerait au cœur d’Aroden.

Le retour dans le demi-plan mieux organisé, nous parvînmes à déjouer les pièges et gardiens qui nous avaient empêché de passer la première fois et découvrîmes plus loin une geôle avec des cadavres et un diable barbu équipé d’une coutille magique qui se montrait, c’est le moins qu’on puisse dire, peu coopératif. Asmodeus n’avait pas dû lui donner le manuel pour les nuls de la communication apaisée.

Nous traversâmes ensuite une pièce avec un bassin aux eaux nauséabondes protégées par des goules aquatiques dont nous avions surestimé la puissance, ce qui est fort dommage. Mais le plus cocasse survint après le combat, car des objets mystérieux étaient visibles au fond du bassin et attisait la curiosité du groupe. Et c’est Carsi qui s’y colla … littéralement en fait.

Carsi revenait de plus en plus crottée, pendant que l’œil de plus en plus brillant de Bartoli s’allumait comme celui d’une pie ou d’un nain, alors qu’il répétait mécaniquement : « allez retournes-y petite ! » Brie avait la visage fendu par un large sourire et j’avoue que moi-même je souriais intérieurement. Mais je restais impassible pour éviter de choquer cette petite gnome sale et mouillée, dont le visage triste et abattu suscitait en moi la pitié.

Cet épisode me rappela d'ailleurs une chansonnette apprise dans l’enfance auprès d'un vieux poète barbu et épris de liberté, Huctor Vigo :
"Je suis tombé dans le puits,
C'est la faute à Brie.
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à... Barto
!"

Je deviens méchant là et c'est ... le mal ! Stop aux idées sordides, poursuivons le récit.

Plus loin, nous trouvions une grande pièce avec une fosse qui dégageait une puissante chaleur et une sorte de cadavre enchaîné au-dessus de nous par de multiples chaines. La créature était magique et semblait extrêmement puissante. Nous aurions dû comprendre qu’une telle puissance s’accompagnerait d’un grand danger, mais curieux d’en découvrir les secrets, nous traînions dans la pièce, conjecturant sur ses capacités, quand tout à coup les chaines autour de ses bras s’animèrent et se jetèrent sur nous pour nous lacérer et nous détruire. Nous comprîmes très vite que la fuite était notre seule issue et poursuivîmes ainsi notre périple vers l’inconnu.
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Re: Journal de Constantius

Messagepar ryuu » 25/04/2016 à 20:28

A quand le résumé de la séance que j'ai raté? ?
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Re: Journal de Constantius

Messagepar François P » 30/04/2016 à 17:07

Partie 9 et 10 (25/03 et 22/04)
Ce récit est dédié à un des films de Steven Spielberg, je vous laisse trouver lequel ! La lutte contre les bouboules et la sortie de ce demi plan détruisant du même coup l’âme de son architecte dément équivaut pour moi à la destruction de l’étoile de la Mort !

Résumer un donjon est au-dessus de mes forces, je vais donc me concentrer sur quelques éléments saillants retenus par Constantius et utiliser un artifice narratif bien connu des feignants, à savoir l’amnésie partielle …


Nous étions désorientés, et pour plusieurs raisons. D’abord, l’absence de luminosité solaire ne nous permettait pas de repérer le temps qui s’écoulait, phénomène aggravé par le fait que certaines zones particulières étaient soumises à une temporalité différente. Ainsi dans les geôles, nous pouvions nous reposer durant deux heures, ce que nous aurions dû faire en 8 pour être pleinement en forme !

Ensuite, ce demi-plan était constitué de tronçons d’espace qui semblaient avoir été façonné directement dans la matière d’ombre par un puissant thaumaturge. Certains escaliers ne menaient nulle part, alors que d’autres menaient vers des espaces non-euclidiens et incompréhensibles. Pire, une sorte de labyrinthe des plus saugrenus nous perdit pendant des heures, et c’est par fatalisme que nous fûmes à deux doigts d’abandonner nos recherches. Je soupçonnais l’architecte à l’origine des plans de ce labyrinthe d’être complètement fou en plus d’être un vicieux. Nous finîmes mes compagnons et moi par gémir à chaque fois que ce labyrinthe de demi-sphères reliées par des portes coulissantes entre elles nous expulsait dans une direction que nous n’avions pas choisie. « Pas les bouboules » … m’entendis-je même dire, comme mes camarades, après des heures à errer, à un cheveu de la folie.

Mon esprit embrumé par les prémices de la folie, je ne parvenais plus à saisir de manière rationnelle les événements qui pourtant nous conduisirent à accomplir notre objectif. Ai-je rêvé ou bien ai-je bien rencontré la diablotine Livia, ancienne esclave d’un maire aujourd’hui disparu et errant encore dans ce demi-plan ? Je crois me souvenir d’épreuves et de son sourire carnassier et … animé par une folie froide.

Ai-je rêvé ou avons-nous effectivement combattu une créature élémentaire boueuse et gigantesque dans une salle nauséabonde ? Je crois me souvenir de la réserve de Bartoli et du courage des deux petites personnes … Malheureusement, à cause des blessures provoquées par cet être abject, la maladie allait hantée dorénavant deux d’entre nous.

Pourquoi le nom d’Avangen me revient-il encore comme celui d’un ancien seigneur-maire à l’origine de cette architecture infernale ?

Comme dans un rêve, j’ai également souvenir de l’attaque éclair d’une créature invisible qui finit par se révéler à nous dans sa pleine puissance, femme-assassin à la chevelure de feu, humaine dans lequel le sang des diables courait comme le désir de nous tuer. (fin de la séance 9)

Plus loin, nous décidons de supprimer le diable enfermé dans la cellule d’à côté, de peur qu’il nous joue un tour d’une manière ou d’une autre. Ce monstre est adroit avec sa coutille et doublement dangereux car il se téléporte, je me souviens que nous n’en menions pas large, mais Bartoli et Carsi furent impérieux et impériaux.

Trois objets forment une porte pour sortir de cette prison, pour une raison que j’ai oubliée. La coutille, le livre de Jab le Noyeur et le médaillon sont occupés par un seul et même esprit avec des niveaux de puissance variable. Nous résistons à l’emprise de celui qui doit être l’architecte fou et malchanceux de ce triste lieu. Nous apprenons grâce à Livia que nous pouvons détruire son âme en quittant ce demi-plan ! Une bonne nouvelle …

En sillonnant le donjon, nous rencontrons également dans une salle remplie de bric et de brocs maritimes une momie qui conduit Bartoli à contracter une forme de nécrose des chairs, pour ce que j’en sais. Mes compagnons ne manquaient pas d’audace, mais nous nous épuisions dans ce lieu désespérant et absurde, pourquoi une telle pièce était remplie à ras bord de matériel maritime ?

Je me souviens cependant du regard brillant de Bartoli, qui avec l’œil concupiscent qu’on prête d’habitude au nain, avait dégotté dans ce lieu des objets magiques puissants et des trésors, à même de satisfaire sa pulsion enfantine de possession. Un nouvel espoir ?

Plus tard, nous atteignons une autre salle sombre et nauséabonde, mon inspection occulte du lieu nous permet de repérer de puissants objets magiques et peut être l’objet de notre quête se cache-t-il parmi eux ? Le problème est qu’une masse d’eau croupie nous sépare de notre délivrance, qu’à cela ne tienne ! Bartoli dont l’ingéniosité est portée aux nues par a l’idée géniale d’utiliser une potion éthérée trouvée précédemment. Pourrions-nous nous emparer des biens de ces coffres et disparaître sans crier gare ? C’est la courageuse Carsi qui file jusqu’au coffre, mais nous sommes alors surpris par un othiluk démoniaque et ses sbires qui protègent le trésor magique : à savoir 2 coffres. Nos deux héros : Bartoli et de Carsi, soutenus par la magie curative de Brie, mes protections et améliorations occultes anéantissent à peu de frais l’opposition pourtant tenace.

Le trésor est énorme, composé de multiples objets magiques et d’or, mais surtout, nous trouvons le nœud chéliaxien, objet de notre mission !

Puis, nous finîmes par utiliser les 3 objets enfermant l’âme du prêtre pour ouvrir le portail dont nous décidions qu’il allait nous mener vers l’église d’Aroden, pour profiter ensuite d’un bon bain dans les thermes !
Cette grande victoire nous fit acquérir un nouveau statut parmi les Suivants d’Aroden, nous n’étions plus de simples aventuriers ordinaires, mais peut être bien des héros en devenir ?
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Re: Journal de Constantius

Messagepar ryuu » 04/05/2016 à 07:11

Cool j'aurais aimé être la
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