[Déclin de l'Empire Citadin] - Chroniques d'Emerson Smith

Modérateur: Patrick

[Déclin de l'Empire Citadin] - Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 05/02/2013 à 15:21

Je me propose de poster ici une sorte de journal d'Emerson Smith suite à ses aventures aux antipodes, dans le lointain Moyen Orient, chroniques évidemment centrées sur son ressenti et sa façon de voir les choses;



P.S. N'hésitez pas à me dire pour les éventuelles erreurs sur les noms, histoire qu'je corrige çà dès que possible !
Du sang ! Du Sang ! Je veux du sang !
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 05/02/2013 à 15:27

Mercredi 13 Février 1907

Comme chaque soir, une promenade sur le pont supérieur me permet d'oublier un moment l'ennui de cette traversée interminable. Les brumes de cette bonne vieille ville de Londres me manquent chaque jour un peu plus. Toutefois l'impatience de découvrir Bahrein et ses charmes exotiques, sur lesquels Alibal ne tarit pas d'éloges, a étrangement grandi en moi au fil des jours.

D'ailleurs son absence à mes cotés n'est pas sans m'inquiéter car j'appréhende quelque peu l'accueil que l'on réserve aux occidentaux dans ces contrées lointaines et pour le moins primitives. Ce Atim qu'il m'a chaudement recommandé semble avoir sa confiance et être le plus à même d'apporter à mon séjour un confort digne de mon rang, la moindre des choses après tout.

Au loin apparaissent les lumières du port du Bahrein, il me tarde d'enfin débarquer après cette longue traversée qui s'est révélée pleine de surprises et de rebondissements pour un simple voyage d'affaires. Marins et passagers s'affairent, les uns préparant la manœuvre les autres leurs bagages, le tout à la fois dans un désordre difficile à décrire et un vacarme assourdissant.

C'en est trop, je me retire dans ma cabine laissant la populace grouillante à ses activités. Fort heureusement, ce brave William est là pour s'occuper de mes bagages. Ceux-ci sont d'ailleurs soigneusement alignés dans un coin de la chambre. Au fait où peut-il bien être ? Probablement en train de s'assurer qu'il n'y aura aucun soucis lors du déchargement de ma précieuse cargaison.

Peu importe il sait ce qu'il a faire et ce qui lui en coûterait en cas de problèmes.
Mais cessons là ces considérations de peu d'intérêt. Un coup d'oeil par la porte de ma cabine me permet de voir combien le tumulte du débarquement semble s'atténuer, il est temps pour moi de quitter ce navire, non sans une certaine appréhension.

A peine sur la passerelle un étrange sentiment m'envahit, un peu comme si une instinct longtemps refoulé cherchait à me submerger. Serait-ce cela dont Alibal m'avait parlé ? L'homme sur les quais, visiblement en train d'attendre, serait-il lui aussi un représentant de notre engeance ?
Je dois en avoir le cœur net et un désir irrépressible me pousse à fendre la foule pour aller dans sa direction, prêt à lui faire rendre gorge s'il ne sait pas tenir son rang.

Il semblait effectivement m'attendre et sa déférence à mon égard me fait retrouver mes esprits. Au moins ont-ils eu la présence d'esprit de m'envoyer en comité d'accueil un compatriote, un certain Lawrence Remington si je me trompe pas.
Mais que cette sensation est étrange. Peut-être le dépaysement soudain et la fatigue du voyage ont-ils eu raison un court instant de mon flegme britannique.

Le dénommé Remington me conduit donc à travers les ruelles et la population locale au domicile du fameux Atim dont j'ai tant entendu au cours du voyage.
On m'avait vanté l'hospitalité orientale mais quelle déception de voir que non seulement celui-ci, non content d'être absent depuis la nuit dernière, n'a laissé aucune instruction pour mon accueil à moi ainsi que celui d'Alibal.
Le larbin qui nous a ouvert la porte parvient tant que mal à consulter les registres à la recherche d'une maison disponible. Enfin vais-je peut être pouvoir profiter d'un repos et d'un confort bien mérité.

Alors qu'il m'accompagne à la demeure qu'il compte mettre à ma disposition, suite à la visite éclair chez Atim, je ne peux m'empêcher de noter le contraste flagrant entre les façades frustres et sommaires et la richesse architecturale à l'intérieur.

Mon Dieu, quelle horreur ! Comment peut on décemment proposer un tel bouge à un homme tel que moi ? Certes il se confond en excuses, je parles de Khaled car c'est ainsi qu'il semble se nommer, toujours est-il que je me retrouve face à lieu saccagé et où les débris mobilier brisé jonche le sol. Je n'y ferai même pas dormir mes chiens de chasse en Angleterre, c'est un véritable affront.
Ce séjour commence décidément sous de bien mauvaises augures et seule la perspective de rencontrer le Prince de ces lieux m'empêche de reprendre sur le champ le bateau vers des plus hospitalières et civilisées.

Fort heureusement la deuxième résidence qu'il me propose est plus conforme à mes attentes, même s'il y aura un peu de ménage à faire à son arrivée. Cela me change de la cabine dans laquelle j'ai passé ces dernières semaines et je n'en ai nul regret.
Mais que peut donc faire William ? Il me tarde de pouvoir enfiler une tenue plus confortable que celle portée pendant le voyage. Lawrence Remington est déjà là, pour me conduire à la demeure princière, mais il devra attendre, pas question de m'y rendre dans un tel accoutrement.

Une fois les consignes données à William, enfin arrivé après un contretemps dont il m'a vaguement expliqué les raisons mais peu importe, il est convenu qu'il dormira sur les docks. Ma chère SilverGhost y étant mise à l'abri il en assurera du même coup la surveillance. Nul doute qu'il y voit également l'occasion de trouver des occasions de s'adonner au jeu mais son abnégation à mon service sait compenser ce léger défaut.

A l'occasion à la rencontre avec Terence Ashwood, plus proche collaborateur du Prince, à qui j'espère être présenté dans les plus brefs délais, s'avère pleine d'enseignements. D'ailleurs j'y recroise l'étrange personnage, au visage monstrueux, que j'avais croisé chez Atim et pris pour pour un vulgaire mendiant. Au vu des règles édictées pour en assurer le secret de son existence aux yeux des mortels je pensais celle-ci plus regardante sur ses membres en tout cas.

Ce que je prenais pour un affront à mon égard, via ce logement dévasté que l'on m'avait proposé, pourrait s'avérer bien plus inquiétant. Une certaine tension règne et l'inquiétude de Laurence Remington concernant la disparition mystérieuse du marchand qui en avait eu l'usage la nuit précédente, un certain Mahomet …, mérite qu'on y prenne attention. Nul doute que mon aide et mes connaissances ne pourront que s'avérer utile.

Preuve, comme si'l en était besoin, de cet aide nécessaire, une fois arrivé sur place,il ne me faut pas longtemps pour constater que ce que mes compagnons prenaient pour une scène de lutte relevait plus de la mise en scène savamment orchestrée pour faire croire à une disparition non volontaire. Cela est fort mystérieux et stimule ma curiosité. Pourquoi simuler sa propre disparition si l'on a rien à se reprocher ? D'autant plus que cette hypothèse est confortée par Lawrence Remington qui semble avoir d'étranges pouvoirs psychiques.

Je laisse l'enquête de voisinage à mes compagnons, de toute façon je ne comprends pas le dialecte qu'ils parlent dans ce pays, ce qui nous permet d'apprendre que cette affaire pourrait avoir un lien avec un certain Lanwar, européen dont les agissements délictueux viennent ponctuellement perturber la quiétude des lieux. Une traque en perspective ? Je ne peux que m'en réjouir. Il faut de toute façon en savoir plus.

J'avais déjà lu, au cours des longues heures passées dans la bibliothèque de ma demeure londonienne, des histoires relatives aux superstitions et légendes liées au monde des esprits. Mais décidemment le nosfératu au visage monstrueux s'avère plein de surprises et nous mène à celle dont il fût un compagnon de voyage jusqu'ici, une vieille femme capable d'interpréter les augures et dénommée Narghis. Peut-être nous en apprendra t'elle plus ?
Celle-ci vit retirée non loin dans le désert et semble persuadée que toute cette histoire, notamment la disparition d'Atim, est liée à ce qu'on appelle ici des djinns ( esprits connus pour posséder choses et êtres de chair ).

Jeudi 14 Février 1907

L'escapade plus profondément dans le désert avec Narghis, vers ce qui semble être le lieu où elle procède à ses divinations, est tout autant porteuse d'éclaircissements que d'interrogations nouvelles. Son sanctuaire est en fait un simple cercles de pierres au centre duquel les cendres d'anciens brasiers, c'est dans les fumées qu'elle semble lire ses présages, témoignent de l'activité du lieu. C'est un bien étrange rituel où bois gravé dans la langue de ce pays, sang et ce qui ressemble à des prières ou incantations auquel j'ai assisté.

S'il semble qu'un sombre complot contre Atim dans le but de réveiller les djinns soit au cœur des événements récents, Khaled également s'avère également lié à ces esprits. Une part de lui même, de son propre aveu, semble avoir disparu le privant à la fois de reflet et d'ombre. Bien étrange contrée où tous mes repères culturels semblent voler en éclat les uns après les autres.

Par contre j'ai vraiment beaucoup de difficultés à supporter à la fois l'aspect de repoussant et au comportement souvent déroutant de Khalil. Oui j'ai en effet enfin pris connaissance de son nom, même si je l'avoue cela m'importait peu.
Toujours est-il que le mystère qu'il semble vouloir entretenir associé à ce qui ressemble à des coups de folie, mais Alibal de par ses connaissances serait plus à même d'en juger, m'inquiète. énormément A titre personnel je le considère dangereux et garderai par prudence un œil sur lui, ne serait-ce que par crainte de le voir devenir un péril immédiat pour nous.

Ah si, au moins peut-il parfois s'avérer divertissant. Le voir s'acharner à courir après des moutons pour s'en saisir et pouvoir se nourrir s'est avérée un moment unique où le ridicule de la situation rivalisait avec le comique que cela entrainait. Nul besoin de préciser qu'il n'y pas gagné dans l'estime ou le respect de ma part envers lui.

Vendredi 15 Février 1907

La situation actuelle ne me laisse malheureusement que peu de temps à consacrer à cette chronique, à mon grand regret, même si je parviens tout de même à trouvrer du temps pour cela . Cette enquête est à la fois déroutante et passionnante. Quelles surprises va encore nous réserver cette nuit ?

Cela étant dit, devrais-je m'en étonner, j'ai du une fois de plus contribuer à éponger les dettes de jeu de William. Je préfère ne pas compter le nombre d'avances sur salaire que je lui ai généreusement octroyé au cours de ses années à mon service ni les fois où j'ai entendu le fameux refrain : '' Merci Sir ! Je vais me refaire cette semaine, la chance revient je le sens ! ''.
Après tout, je préfère cela à un serviteur alcoolique, au moins puis-je me nourrir sur lui sans me souiller en ponctionnant le sang de la population locale.

Mais revenons au fil de notre histoire. Le mystère s'épaissit autour d'Atim, dont les liens avec Mahomet … sont avérées suite à des témoignages concordants. Ils ont en effet été vus alors qu'ils se rendaient à Al Shala, un établissement situé sur les docks, la nuit de la disparition des 2 hommes. Il faut bien s'y rendre même si l'aspect peu ragoutant du lieu n'est pas des plus engageant.

Je m'étonne encore ne pas avoir subi de tentatives de vol ou agression dans ce lieu de perdition. Peut être la présence de soldats anglais, même en goguette suffit-elle à apporter un peu de sécurité et décourager la population locale de s'adonner à des actes répréhensibles.

Ce lieu a été le cadre d'une discussion animée mais cordiale entre les deux hommes, notamment à propos d'un projet de construction sur l'île de Sitra, décision étant prise d'y aller le soir même bateau. A priori rien de suspect, cela relève du domaine des affaires après tout, mais à la lumière d'éléments liés à Sitra elle même la vision des choses de manière radicale. En effet cette île étant de notoriété publique réservée à l'usage de l'Emir et toute visite sur celle-ci soumise à autorisation préalable, Atim était soit trop naïf soit plus vraisemblablement possédé pour se faire manipuler de manière aussi grossière.

De toute façon, il n'y pas le choix, il nous faut nous y rendre pour suivre cette piste. Mais pas question de le faire sans l'aval du principal intéressé, l'Emir.
Celui-ci s'avère tout aussi étonné que peuvent l'être Lawrence et Khaled concernant la légèreté du comportement d'Atim dans cette histoire. Il souhaite d'ailleurs nous accompagner personnellement sur son île.
A noter que Khaled, visiblement atteint d'une peur panique de l'eau, ne participera pas à l'expédition. Je le confie aux bons soins de William, mieux vaut dans la situation actuelle ne pas le laisser seul s'il est comme Narghis semble le penser lui aussi lié aux djinns.

Le bateau personnel de l'Emir est un véritable joyau, tant sur le plan technologique que par le raffinement de son aménagement, rendant le trajet des plus agréables, presque trop court à mon goût. Il est déjà temps de débarquer.

Alors que je fais mes premiers pas sur l'île un sentiment de bien être, de communion avec le lieu m'envahit instantanément. Jamais je n'avais autant l'impression d'être à ma place, comme si tout était à mon image. Seules les paroles de l'Emir me sortent de cette état de rêverie, dans lequel d'ailleurs nous avons tous été plongés. Cette île est très étrange, comme possédée. Il semble prier, incanter. Lutterait-il contre l'envoutement qui nous a affecté ?

L'inquiétude lisible dans ses yeux n'est pas pour nous rassurer d'autant plus que ses propos semblent inconhèrents. Il qualifie l'île d'enfant de Fatima, parle de quelque chose qui se serait réveillé et d'autres choses dans cette langue dont j'ignore tout. Mieux vaut en tout cas ne pas trop s'éloigner de lui alors que nous commençons à nous engager dans les jardins. Ceux-ci sont d'ailleurs magnifiques, ornées de mosaïques et les ouvrages en parlant étaient bien loin de la vérité lorsqu'ils décrivaient la beauté des jardins orientaux.

Toutefois, alors que le centre de l'île est de proche, un paysage de plus en plus à l'abandon et défraichi pour se terminer en un bosquet hirsute avec en son centre les restes de ce qui a visiblement servi à un sacrifice, un tas de cendres et quelques pieux. S'agit- il d'Atim ? Probablement oui.

L'île aurait elle une âme propre ? J'ai certes pu étudier les mythes parlant d'esprits immatériels, comme le seraient les djinns selon les croyances anciennes locales, devant posséder êtres ou objets pour pouvoir exister dans le monde matériel. Mais à l'échelle d'une île entière cela paraît dur à croire, tant la puissance de l'esprit devrait être colossale. Tout cela est déroutant.
Mais il n'y a pas de temps à perdre. Après avoir soigneusement recueilli les cendre l'Emir repart en direction du bateau, suivons le sans attendre.

Une fois le navire rejoint, nous pouvons constater à quel point il est affecté, comme épuisé par une intense concentration, une lutte contre une force invisible. Il manifeste le désir de rendre visite à Narghis pour en savoir plus sur ces augures concernant Atim et île. A en croire Khalil, qui a voulu jouer à l'espion, cela se traduira par une discussion houleuse et un Emir repartant de chez Narghis sans rien avoir appris de plus.
Celle par contre exprime le désir d'aller se faire une idée par elle même de l'activité anormale qui se manifeste sur Sitra et ce d'ici deux nuits. Cela ne me réjouit guère mais pour sa sécurité il nous faudra l'accompagner.

D'autres questions restent en suspens, ce qu'est devenu Mahomet et s'il est revenu de l'île par exemple. Un enquête complémentaire s'impose. Mais pour l'heure, une fois William et Khaled renvoyés dans leurs quartiers respectifs à mon retour, une journée de repos s'impose après ce moment éprouvant sur Sitra.

Vendredi 16 Février 1907

Profitant des contacts qu'il a pu nouer auprès des dockers et autres personnes, parfois peu recommandables, anglophones, je confie à William la tâche de s'informer sur l'éventuel retour de Mahomet et ce qu'il a fait depuis. La petite prime que le lui laisse pour pouvoir se fondre dans la masse des joueurs de dés ou bonneteau n'est pas pour lui déplaire.

Un témoin a apparemment vu une personne, qu'il croyait blessée, sortir d'un navire échoué au nord du port sur une plage, personne au regard profond et correspondant au signalement mais souhaitant visiblement quitter les lieux au plus vite et se diriger vers la ville.
Quant à Nassim, son enquête sur les quais nous conduit nos soupçons vers Lanwar une fois de plus. En effet Mahomet aurait quitté la ville à bord d'un navire européen au mouillage dans le port. Les exécutants du complot contre Atim sont donc loin du Bahrein désormais mais pour quels intérêts travaillaient ils ?

Sur un plan plus personnel ma nuit se finit de manière plus agréable, un bal étant donné à l'ambassade d'Angleterre. A l'exception d'une expérience pénible avec une cavalière qui ferait paraître Khalil pour un compagnon agréable, ce fut d'agréables moments auprès de fort charmantes compatriotes. Il est difficile de trouver un peu d'intimité dans ces lieux guindés mais au moins bien fréquentés, ce qui est le plus important après tout.

Samedi 17 Février 1907

Malgré les arguments de Lawrence Remington, relatifs notamment tant à la dangerosité de l'endroit qu'au fait que l'Emir risque de prendre mal une nouvelle incursion sans autorisation sur son domaine, Narghis semble déterminée à s'y rendre dès cette nuit.

Pas le choix, il nous faut lui emboiter le pas même si cela ne me ravit guère. Nous ne pouvons décemment la laisser seule, compte tenu des événements récents survenus lors de notre passage sur l'île. Le trajet s'avère cette fois bien moins agréable qu'il ne le fût dans le navire de l'Emir, le frêle esquif ne m'inspirant que peu confiance.

Une fois la chaloupe brinquebalante accostée, pas question dans un premier temps de risquer cette étrange sensation que j'ai connue il y a de çà 2 nuits. Si Lawrence Remington et Khalil n'en ont cure, grand bien leur face. Heureusement, envoyé en éclaireur, ce brave William me confirme l'absence de danger, c'est donc confiant que je m'engage dans les jardins à la suite du petit groupe mené par Narghis.

Comment l'atmosphère un lieu peut-il avoir changé en si peu de temps ? L'île qui semblait jusqu'alors comme habitée par son propre esprit semble désormais abandonnée par celui-ci. Le djinn qui l'occupait a t'il quitté les lieux de se propre initiative, en tout cas c'est ce que Narghis semble penser. Elle parle même d'une étrange histoire de glyphe ouvert, glyphe qui n'aurait été autre que le jardin lui même avec ses chemins et constructions. Celui-ci semble d'ailleurs dépérir de manière anormalement rapide. Tout cela est bien étrange.

Plus inquiétantes encore sont les visions générées par l'Auspex de Lawrence Remington, car c'est ainsi qu'il convient de nommer cette discipline dont il semble avoir une certaine maîtrise.
Même si y voir apparaître l'Emir revenu après notre passage et pleurant le départ de celui qu'il appelle l''Enfant de Fatima'' n'en est qu'une demi-surprise, Khaled en l'occurrence cela est déroutant. Que venait il faire ici et pourquoi déplorait-il être arrivé trop tard, comme sil lui aussi était lié à l'île ? Il faut mettre çà au clair au plus vite, son histoire de peur panique de l'eau n'était elle qu'un prétexte pour ne pas éveiller les soupçons sur lui ?

Le chemin du retour est, pour chacun de nous, plein de l'impatience de lui parler au plus vite pour savoir ce qu'il va bien pouvoir dire pour se justifier. Aussi une fois revenus au port, nous nous empressons de lui rendre visite pour tirer cela au clair.
Le mystère n'en sortira qu'épaissi car malgré notre insistance, limite de l'interrogatoire, il ne semble pas conscient lui même de cet événement, qui s'est pourtant apparemment passé. Tout comme Atim, dont il est l'infant, peut-être est aux djinns plus qu'il n'en est conscient lui même. Toujours est-il qu'il ne comprend pas et je le pense sincère et de bonne foi.

Mais cessons là les pérégrinations et songeons à prendre un peu de détente avant le départ prochain pour Doha, au Qatar, où se déroulera l'assemblée bimensuelle des êtres de ma nouvelle espèce. Je laisse à William le soin de préparer les bagages pour ce voyage et par finir la nuit à l'Ambassade d'Angleterre pour retrouver quelque peu l'atmosphère de ce bon vieux pays qui ne ma jamais paru si loin, et ce pas uniquement pour des raisons géographiques.
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar Fumble » 14/02/2013 à 15:27

(Peut-on honteusement envahir ce sujet, ou souhaites-tu le conserver vierge et intact pour y publier ton journal sans le voir entrecoupé par les commentaires vaseux de notre groupe de bras cassés...? En tout cas, je tiens à dire que j'ai adoré lire cet épique témoignage des aventures de Sir Emerson Smith ! Louée soit la plume des joueurs courageux, et vive la couronne britannique !)
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 16/02/2013 à 18:37

( Envahissez ce sujet comme bon vous semble, y 'a vpas de soucis, c'est même fait pour ! En tout cas j'me suis bien amusé à faire çà ( pas mal d'heures mine de rien ) pour que çà colle bien à la personnalité d'Emerson Smith )
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 25/03/2013 à 20:00

( voilà la suite des aventures vues par Emerson Smith, j'ai mis plus de temps que l'autre fois j'avais d'autres trucs à faire avant. désolé ! :( j'attends vos avis en tout cas ! )
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 25/03/2013 à 20:04

Lundi 22 Février 1907

J'ai préféré, à la différence de mes compagnons, dont je me serais volontiers passé de la compagnie d'ailleurs, me rendre à Doha de nuit. S'ils préfèrent voyager dans de simples caisses inconfortables, grand bien leur fasse après tout.

Profiter des paysages, aussi magnifiques que ces lieux sont peuplés de sauvages incultes, n'a été gâché que par la présence de ma cavalière quelque peu déplaisante lors de la soirée à l'Ambassade, Miss El King. Fort heureusement elle semble affairée à d'autres occupations ce qui n'est pas sans m'arranger,. Le bateau étant relativement petit il m'aurait été en effet difficile de parvenir à esquiver sa compagnie.

Toujours est il que nous arrivons après un court voyage en vue de Doha où celle qui semble être l'organisatrice de ces festivités nous convie à rejoindre la caravane organisée pour que chacun rejoigne le lieu de ce rassemblement que j'attends depuis ma nouvelle naissance, rassemblement présidé par le Prince, qu'il me tarde de rencontrer, lui même. J'aurais espéré qu'un tel événement soit organisé au cœur de la ville et non pas aux portes du désert, non loin d'une oasis, où une multitude de tentes à été dressée avec en guise d'abri pour la journée des caisses ( semblables à celles dans lesquels mes compagnons ont voyagé ) vaguement aménagées. Ce pays a décidément un sens de l'hospitalité bien particulier. Seule la perspective d'enfin avoir l'opportunité de rencontrer ce Prince dont on m'a tant parlé me retient ici.

Pour ne rien arranger ce qu'ils qualifient ici de prières, pour moi de simples vocalises disgracieuses, troublent le calme du camp. Heureusement c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai retrouvé en ce lieu Al Y Bal dont j'ai ressenti la présence dès mon arrivée.

Sa culture et pouvoir enfin parler avec quelqu'un d'autre que des larbins ou des barbares sans éducation a rendu cette nuit bien plus agréable qu'elle n'avait commencé. La présence d'autant de vampires en ces lieux avait jusque là quelque peu affolé mes sens mais sa présence est rassurante.

On n'est jamais trop prudent et cette nuit William montera la garde, fusil de chasse en main. Certes c'est un plus que piètre tireur mais au moins personne ici n'est au courant et l'effet dissuasif devrait fonctionner parfaitement en cas de tentative de s'en prendre à ma personne. D'ailleurs je me dis depuis quelques jours qu’il serait peut-être de bon aloi de l'initier à l'utilisation de mon précieux fusil de chasse, ma protection n'en serait que mieux assurée. Je m'en chargerai dès que possible, c'est décidé !

Mardi 23 Février 1907

Enfin l'heure de ma présentation au Prince est enfin venue et je me dois d'être à mon avantage pour cette occasion, un tel honneur ne se présentera pas deux fois et c'était tout de même le seul motif de mon détour sur le chemin d'Abu Dhabi où l'inspection des bureaux et ateliers de la Emerson Compagnie s'en est trouvé repoussée. Ce brave William s'affaire à redonner un aspect plus digne de mon rang à cette magnifique tenue blanche qui me sied à merveille alors que Lawrence Remington vient le déranger dans son travail.

Il souhaite prévenir de l'imminence du début de la réunion tant attendue. De toute façon il n'est pas question que je quitte ma tente sans être à mon avantage, ce à quoi il ne peut qu'acquiescer. Il repassera donc plus tard, le temps pour lui de faire de même auprès de Khalel et Khalil. William, son travail terminé se charge lui d'aller avertir Al Y Bal qui nous accompagnera auprès du reste de la délégation du Bahreïn.

Cette Miss El King que je prenais pour une simple gêneuse serait-elle quelqu'un de plus important qu'il n'y paraît ? Toujours est il que c'est elle qui semble présider cette délégation accompagnée par Narjis la liseuse d'augures. Peu importe, seul compte la rencontre tant attendue. C'est donc elle qui nous mène au lieu en lui même où nous sommes accueilli par Terence Ashwood, celui là même que j'avais rencontré dans la demeure du Prince à mon arrivé à Bahreïn ainsi que deux conseillers, européens eux aussi, respectivement nommés Longster et Forester.

Au moins l'ordre et la bienséance est, à ma grande satisfaction, assurée même aux antipodes de notre vieille Europe et les responsabilités confiées à qui de droit. Mais cela ne saurait compenser la déception qui m'envahit à l'annonce surprise de l'absence du tant attendu Prince, éveillant parmi la foule réunie étonnement et suspicion. Certains murmures dans l'assemblée semblent même évoquer sa possible mort. Je ne peux me résoudre à croire cela mais ce voyage me mène chaque fois de déconvenues en déconvenues Il me tarde d'enfin repartir d'ici et, une fois ma Silverghost récupérée à Bahreïn, reprendre la route vers Abu Dhabi avant de rejoindre mon Angleterre natale.

Ces prières interminables semblent rythmer à intervalles réguliers la nuit et, au milieu de ce brouhaha, c'est une bien maigre consolation de se retrouver entre occidentaux, surtout quand parmi eux se trouve Miss El King. Je préfère rester à distance alors que je la vois en grande discussion avec Al Y Bal. Comme je le plains de devoir supporter sa compagnie.

J'ai toutefois une discussion fort intéressante, lesquels pourraient s'avérer être des partenaires commerciaux potentiels, au moins ne suis-je pas venu ici pour rien. De plus, plus au courant des affaires internes en matière de politique, je ressens chez une inquiétude face au déclin du Prince. Le risque de voir le pouvoir des Émirs locaux, depuis longtemps toléré à un niveau trop haut, augmenter de manière exagérée est une perspective inquiétante. Il nous faudra en reparler lors de mon séjour à Abu Dhabi car Khaled vient perturber notre conversation.

Bien que, du moins à ma connaissance, rien de susceptible de faire avancer ce qui s'annonce comme une enquête pleine de mystères ne se soit produit ces dernières heures il paraît troublé. Il évoque quelque chose en rapport avec la mort d'Atim, et peut-être la disparition du Prince. Je me laisse convaincre, plus par envie de poursuivre cette enquête qui attise ma curiosité meuble mon ennui qu'à l'écoute de ses arguments sans intérêt, et rejoins mes compagnons, tout comme Al Y Bal.

Il faudra toute la force de conviction de Lawrence Remington pour que celui vienne avec nous à ce qui s'annonce comme une traque de celui qui fût, en plus de la mort d'Atim, responsable de la dévastation de la demeure qui m'était dévolue au Bahreïn, le sus-nommé Mahomet. Khaled l'aurait aperçu pendant l'une des prières mais, sans surprise, en aurait perdu la trace aussi vite. Les talents de pisteurs de William seront sans aucun doute utile, d'autant qu'il ne semble pas avoir pu quitter le camp. La chasse commence !

La tentative par Remington de sonder l'esprit de l''Émir du Bahreïn, initiative dont je ne vois que peu d'utilité dans l'optique de retrouver le renégat caché dans ce camp, même s'il est très impliqué dans cette affaire, s’avère un fiasco.

Un autre Émir, celui du Koweït, qui vient à notre rencontre alors que nous nous apprêtions à partir à la recherche de Mahomet. Lui aussi aurait apparemment été affecté, à la mort d'Atim, par la perte de son ombre et vu son reflet comme mu par sa propre volonté. Il ne serait autre que le grand syre de Khaled. Les explications de Lawrence Remington ne font qu'augmenter son inquiétude, d'autant plus que les velléités, tant politiques que religieuses de l’Émir du Qatar pourraient être en relation avec la disparition du Prince Connick lui même.


Son intervention auprès de son homologue du Bahreïn permet, et ce étonnamment sans difficultés particulières pour se laisser convaincre même s'il cherche dans un premier temps à temporiser, de récupérer cendres d'Atim et pieux ayant servi à ce qu'on ne peut que qualifier d’exécution. Leur étude permettra d'ailleurs de confirmer, si cela était nécessaire, l'implication de la délégation Qatari.

Fouiller le tentes de cette délégation officielle risquerait un incident diplomatique des plus fâcheux mais avec l'aval de l’Émir du Koweït, comme cela est le cas, il n'y aura pas de problèmes. Et même si la prochaine prière n'a lieu que dans une heure mieux vaut ne pas perdre de temps et s'y mettre dès maintenant. De plus la présence plus que désagréable de Khalil nous sera de surcroît épargné car il s'éloigne, accompagné de l'Émir de Dubaï. Bon débarras si seulement cela pouvait durer mais malheureusement çà ne sera pas le cas.

Résultat de la fouille des tentes Qataris ? Échec sur toute la ligne, aucune trace du félon mais notre initiative n'est pas passée cependant inaperçue et La Y Ali nous interrompt, irritée de notre comportement. L'explication de la présence de Mahomet et de la nécessité de le retrouver semble la convaincre du bien fondé de nos actes.

Elle s'avère elle même bien plus impliquée, et comme hypnotisée par Al Y Bal, et contre son gré se met également à fouiller là où nous venons de le faire, mais également au sein des abris de la délégation d'Abu Dhabi. Bien évidemment, même résultat mais cela semble la contrarier comme si elle pensait le trouver dans l'une ces tentes.

La confirmation par William de l'absence de traces quittant le camp, ainsi que l'absence de Mahomet à la prière en cours ce dont Khaled s'est assuré nous pousse à envisager la fouille de la tente du Prince. En temps normal une telle initiative m'aurait paru à la fois inacceptable et malvenue mais l'urgence de la situation l'impose. Ma réflexion est troublée par un cri poussé soudainement par Lawrence Remington.

Alors que nous nous précipitons dans sa direction, affolé, il nous dit avoir vu le dénommé Lenoir caché entre deux tentes mais que celui ci a fui à sa vue. Plus étrange encore il ne semble pas avoir laissé de traces. En tout cas, les personnes aux alentours, parmi lesquelles Nassim, ont été attirées par ce cri.

A mon initiative, nous nous concentrons dans un premier temps aux alentours de la tente du Prince plutôt que nous disperser en petits groupes offrant du même coup^de nombreuses occasions à Lenoir de se volatiliser dans la nature. D'autant plus que William, de son œil expert, repère des tentatives de dissimuler des déplacements, par un nettoyage soigné de traces, dans le secteur du Qatar et de la dite tente du Prince Connick. C'est d’ailleurs dans celle-ci que nous repérons effectivement Mahomet qui dans un premier temps semble enclin à se rendre sans résistance.


Mais ce n'est qu'un leurre,. Il tente même des attaques psychiques, résistant à celles d'Al Y Bal lui même éprouvé et peinant à reprendre ses esprits. S'en suit une mêlée indescriptible durant laquelle on assiste à un spectacle à la fois déroutant et affligeant, Khalil l'attaquant d'une morsure à la cheville comme le ferait un vulgaire caniche puis étant littéralement projeté contre les parois de la tente.

Mes tirs et coups de crosse à son encontre, combinées aux assauts de mes compagnons , du moins pas ceux de Khaled qui préfère rester en retrait, permettent de le retenir sur place jusqu'à l'arrivée en renfort de Nassim et Terence Ashwood. Leurs efforts conjugués, ils finissent non sans mal par l'immobiliser, Aswood sacrifiant la canne épée de son infant Lawrence Remington pour s'en servir de pieu. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Alors qu'il s'effondre immobilisé, Mahomet reprend l'apparence qui était la sienne , celle de Aswald Lenoir à savoir le fondateur de la lignée lui même.

En tout cas malgré le peu de respect que j'avais pour eux jusqu'à alors, je ne peux que reconnaître le courage de Remington et même de Khalil, malgré son manque évident et incurable de style et surtout de classe. Toujours est-il que le tumulte du combat a attiré la foule et l'Émir de Dubaï lui même reconnaissant son syre ainsi réduit à l'état de poupée inanimée s'en trouve outré et manifeste son mécontentement.

Très remonté face à la situation et mettant même en cause les justifications de ce qu'il qualifie d'agression, arguant d'une absence évidente de preuves à ses yeux Son attitude envers Ashwood, pourtant Sénéchal, dans l'indifférence silencieuse de Nassim, Shérif et donc garant à la fois des lois et de la sécurité dans de tels rassemblement, est à mes yeux inacceptable mais il me faut me retenir. Après tout, me concernant, cette affaire est terminée et dès demain mon voyage initial reprendra son cours normal vers Abu Dhabi et je ne me suis que trop mêle de ces affaires locales et cela ne pourrait que m'attirer des ennuis dont je n'ai nul besoin pour la bonne marche des affaires.

C'est une fois de plus Al Y Bal qui ramènera le calme dans la cacophonie ambiante. Son rappel des faits à la fois récents et liés à la mort d'Atim feront même grincer quelques dents notamment chez l'Émir du Qatar à l'évocation de propos, sans pour autant en citer l'auteur, sur la port probable du Prince. Ce même Émir émet d'ailleurs le souhait de ramener Lenoir à Doha, son souhait de savoir le sort de son infant Mahomet me paraissant exprimé de manière trop virulente pour être sincère.

Jusqu'à l'aube bruit de patrouilles dans l'oasis et discussions animées s'ajouteront au vacarme des prières qui continuent à ponctuer cette nuit qui me semble de plus en plus interminable. Je ne participe même pas aux dernières annonces celles-ci étant effectuées par Miss El King ce dont je ne m’aperçois qu'une fois sur place, faisant immédiatement demi-tour. Je préfère me retirer dans ma tente où William s'active à nettoyer mon arme de chasse. Je l'informe d'ailleurs de mon intention de lui en apprendre de manière plus approfondie le maniement, faisant en quelque sorte de lui plus qu'un simple traqueur.

Mercredi 24 Février 1907

Dès le crépuscule, la caravane devant nous mener sur le chemin du retour à Doha s'organise et la mise à disposition de serviteurs sur lesquels nous nourrir, après ces nuits consécutives de disette n'est pas sans ramener une atmosphère moins pesante. Mon savoir vivre et les conseils d'Al Y Bal, plus rompus aux mœurs de ma nouvelle communauté d'êtres immortels me font toutefois garder la présence d'esprit de ne pas faire preuve de gourmandise, préservant ainsi la santé de mon calice volontaire.

Durant le trajet vers Doha, je laisse sans regrets mes compagnons s'éloigner de la caravane accompagnés de Narjis, visiblement dans le but de procéder de nouveau à l'étrange rituel auquel j'ai assisté il y'a de çà quelques nuits. Mes pensées sont déjà ailleurs ! Tout d'abord le crochet par Bahreïn pour superviser le transport de ma Silverghost jusqu'à Abu Dhabi où une inspection en règle de la filiale locale de ma compagnie de chemin de fer m'attend avant de retrouver Londres, quitter à jamais ces terres inhospitalières que je n'aurais jamais du fouler.

Forester, l'un des primogènes avec qui j'avais eu précédemment l'occasion de discuter se propose de nous héberger avec Al Y Bal lors de notre séjour à Abu Dhabi. C'est une bonne nouvelle, je l'avoue. Au moins nous retrouverons nous en bonne compagnie et dans un environnement où un européen ne peut que s'épanouir, avec ceux qui font partie de la communauté des expatriés. Par chance pour moi ce séjour ne sera que temporaire mais je plains sincèrement mes compatriotes contraints de vivre ici.

Retrouver l'abri d'une vraie maison confortable après l'épisode désagréable, et insultant pour un homme de mon rang, des caisses au milieu de simples tentes de toiles est réconfortant et met de meilleure humeur avant la traversée vers Bahreïn dès demain.

Jeudi 25 Février 1907

Le voyage vers Bahreïn se déroule sans encombres mais je reste quelque peu inquiet du sort qu'a réservé à ma Silverghost l'homme à qui j'en ai confié la garde et la surveillance. , même si William semble confiant. En tout cas nul doute que s'il est arrivé malheur à ce qui est mon bien le plus précieux, le malheureux gardien verra mon courroux s'exprimer. Je crains même qu'il ne le paye chèrement, certes pas de sa vie du moins peut-être.
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar Fumble » 25/03/2013 à 20:35

Une fois encore, bravo, chouette résumé qui transpire le pompeux, l'égo surdimensionné et le dédain, bref, Sir Emerson comme on l'aime ! :D

Juste une précision, il s'agissait du pirate d'Aswad le Noir (fondateur de la lignée du même nom), qui avait pris l'apparence d'Edgar Lanwar (puis de Mohamet). Et je ne crois pas qu'on sache qui sont ses Infants, les deux petits fourbes se sont bien gardés de lâcher l'info publiquement (sans blague... c'est de la mauvaise graines ces gens là). :twisted:

Emilie / Lawrence (qui est serviable, et non pas servile... me traiter de larbin... saleté va) :mrgreen:
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar Patrick » 25/03/2013 à 20:47

C'est toujours un plaisir de lire les chroniques du "Grand" Sir Emerson Smith et son "exploration" d'un territoire sous protectorat britannique.
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar stein » 25/03/2013 à 21:31

J'ferai les corrections sur mon original ( avec la chronique complète des 2 saisons ) sur l'ordi, et tout en police style écriture manuscrite évidemment ...

... en attendant qu'y'ait un peu plus en période 1907 pour qu'çà vaille le coup d'investir dans du papier style ancien et imprimer ( pour garder trace de tout çà )
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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar Dunkel » 29/03/2013 à 20:56

Nous reste à lui enfourner ses paperasses dans le gosier pour l'étouffer de sorte à ce qu'il ne puisse plus se nourrir... Ah !
Le MJ Masqué a encore frappé !

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Re: Chroniques d'Emerson Smith

Messagepar scordellamor » 28/04/2013 à 15:17

du papier ancien facile a faire, tu trempe des feuilles dans le thé et tu les passe 5 min au four
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