[Aide de jeu - New York] Fiche d'investigation

[Aide de jeu - New York] Fiche d'investigation

Messagepar Dunkel » 11/02/2013 à 00:38

FICHE D'INVESTIGATION

Votre mésaventure commence en janvier 1925, à New York. L'hiver est plutôt rigoureux et la ville souvent recouverte par une épaisse couche de neige. Cela n'empêche pourtant en rien la vie de continuer : les voitures roulent sur les routes salées et partiellement déblayées et une foule inexorable arpente les larges trottoirs des grandes avenues... Malgré tout, la vie est belle !

15 janvier 1925 - Conférence et assassinat de Jackson Elias
Cela fait quelques jours que çà et là dans le quartier des facultés ont été placardées des affiches annonçant un évènement assez attendu : "Le journaliste, écrivain et historien JACKSON ELIAS tiendra une conférence sur le thème : "LES CULTES DE LA MORT : LA MISANTHROPIE SECTAIRE" ce soir au théâtre universitaire". Chacun a ses raisons pour y aller : le professeur Ezekiel Phillips est un grand ami du conférencier, tandis que Mr Mills en est le cousin, et ce dernier y emmène avec lui sa tendre Camelia, et son moins tendre garde du corps Howard Thompson.
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Jackson Elias, historien, journaliste et écrivain.

20h - Chacun a ses raisons pour assister à cette soirée au sujet si déroutant, aussi vous y retrouvez-vous. La venue du conférencier est prévue pour 20h30. Durant cette demi-heure d'attente, vous faites brièvement connaissance les uns les autres, car vous êtes voisins dans la troisième rangée de sièges.

20h30 - Alors que la conférence devrait commencer, il n'y a personne sur scène.

20h40 - Après dix minutes d'attente, un homme de la cinquantaine se présente au devant de la scène. Hélas, il ne s'agit pas du conférencier attendu de tous : il présente ses excuses au public et vous implore de bien vouloir attendre encore un peu. Mr Elias a sans doute eu un petit problème sur la route et devrait arriver d'une minute à l'autre.

20h50 - L'historien n'est toujours pas là. Quelques personnes lassées de ce retard se lèvent et quittent les lieux.

20h55 - Un homme arrive sur scène. Il porte un grand capuchon noir, et d'aucun pense aussitôt à l'un de ces inquiétants membres du Ku Klux Klan. Il est enveloppé dans un grand manteau brun et aucune partie de sa peau n'est visible. Sa présence met mal à l'aise quelques autres spectateurs qui s'en vont à leur tour.
Après avoir tenu quelques propos incohérents, c'est la panique : l'homme sort un fusil de chasse de sous son vêtement et ouvre le feu sur la masse. Il tire aveuglément et fait quatre victimes. Il faudra plus d'une longue minute à la sécurité et à Mr Thompson (Nicolas) pour l'arrêter en le tuant.

21h - La police arrive sur les lieux et interroge les témoins. Sir Phillips (Guillaume), ami d'Elias Jackson, décide de se rendre à l'hôtel Chelsea, à deux pas d'ici, où le journaliste a indiqué résider.

21h05 - Le docteur Phillips arrive à la chambre 416 où réside son ami. Il frappe et l'appelle à plusieurs reprises, sans réponse. Il essaie tant bien que mal de persuader le personnel de l'hôtel de lui donner les clés, en vain.

21h10 - Le reste de l'équipe arrive à l'hôtel Chelsea avec le lieutenant Martin Poole et quelques uns de ses hommes. Tout ce petit monde se rend dans la chambre de l'écrivain, de laquelle ils entendent des bruits affolés. L'électricité a été coupée et toute la chambre est sens dessus-dessous. En arrivant dans le salon, vous découvrez avec effroi le corps sans vie de Jackson Elias, transpercé par un énorme couteau. apercevez un homme qui se tient devant la fenêtre. Lorsque Thompson tente de l'approcher, il réplique d'un grand coup de poing et s'enfuit par la cage d'escaliers extérieure. Le vétéran saisit aussitôt son arme et tire pour le toucher à la jambe : le garçon s'effondre sur les marches et s'apprête à se sectionner la langue à l'aide d'un couteau, juste avant qu'on l'en empêche.
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21h45 - Après une fouille approfondie de la suite 416 et la découverte de quelques indices, la police décide de revenir le lendemain pour profiter du jour. Le jeune homme qui a été attrapé était excessivement drogué et n'a rien dit d'autre que des élucubrations incompréhensibles.

22h - Chacun rentre chez soi.

16 janvier 1925 - Le retour de Scariface
La presse s'empare de la sinistre nouvelle dès qu'elle l'apprend : "LE SANGLANT RETOUR DE SCARIFACE", titre le New York Times. Chacun se souvient de cette histoire : durant ces deux dernières années, un tueur en série a assassiné et scarifié le visage de neuf victimes (Jackson en est la neuvième). Très vite surnommé "Scariface", "Sacriface" ou encore le "Scacrificator", ce meurtrier est encore inconnu à ce jour.

17 janvier 1925 - Enquête sur une carte de visite
Ce samedi s'annonce relativement calme. Vous faites le point sur ce que vous avez tiré de la chambre 416, notamment une carte de visite de la société Emerson Import, une société d'import/export de laquelle James Mills obtient un rendez-vous avec le patron le lendemain. Au dos de la carte, on peut difficilement lire l'inscription "Silas N'kwane". Cela semble peu, mais vous paraît être un bon début pour votre enquête.
En outre, vous examinez une lettre dont l'écriture est hasardeuse, incertaine. Elle a été écrite sur un papier de mauvaise qualité et est pleine de faute. L'expéditeur est un certain Faraz Najir du Caire (Égypte), le destinataire est Roger Carlyle. Ce dernier nom ne vous est pas inconnu : playboy millionnaire, Roger Carlyle a dépensé presque l'intégralité de la fortune de sa famille (à la tête d'une grande entreprise spécialisée dans l'armement) pour lancer une expédition en Afrique. Cette histoire a été extrêmement médiatisée, et s'est, selon vos souvenirs, mal terminée : l'expédition a été la victime d'un massacre raciste perpétré par un groupe de Nègres ultraviolents. Vous n'en savez pas plus, et la question se pose : comment Jackson Elias est-il entré en possession de ce document ? Le mystère reste entier.
En même temps, le cousin de Mr Elias, James Mills, contacte le notaire de la famille pour s'enquérir d'éventuels héritiers ou de toute autre information utile. L'avocat lui promet de l'appeler dès lors qu'il apprendra quelque chose (véritable globe-trotteur, il est difficile de réunir rapidement un tel dossier sur Jackson).

18 janvier 1925 - Rencontre avec Arthur Emerson
Après une paisible matinée, vous vous rendez sur les quais de la zone industrielle sud, où se trouvent les entrepôts de la société Emerson Import, au 648 West 47e rue. Vous y rencontrez sir Arthur Emerson, son dirigeant, pour le questionner quant à Mr Elias. Il se souvient de sa visite et vous présente ses condoléances lorsque vous lui apprenez son décès.
Selon lui, Jackson Elias faisait le tour des importateurs de New York pour trouver ceux réalisant des échanges avec certaines boutiques nègres de Harlem, notamment celle tenue par un certain "Mombasa". Mr Emerson ne s'étonne pas tant que ça de la mort du garçon, arguant qu'il faut se méfier de ces "négros étrangers mauvais comme la peste". Après quelques commentaires sur la vague migratoires depuis l'Afrique, il ajoute que le défunt a demandé l'autorisation de voir la liste des échanges commerciaux des derniers mois. Lorsque vous lui demandez si vous pouvez les consulter vous-mêmes, il vous demande de repasser le lendemain en fin de matinée, le temps qu'il les retrouve. Après avoir fini le café, vous retournez à vos occupations.


18-19 janvier 1925 - Une nuit mouvementée
Afin de pouvoir vous réunir plus facilement, tout le monde loge dans la luxueuse demeure du petit couple Mills-David.
Au beau milieu de la nuit, un hurlement déchire le silence et vous arrache tous du sommeil. Vous hésitez à agir, puis entendez d'inquiétants coups au mur qui se répètent, infiniment. Après une trentaine de secondes longues comme des heures, James Mills est pris d'un élan de virilité et s'arme, aussi improbable que cela puisse paraître, d'une lampe de chevet, pour s'approcher lentement de la porte de sa chambre, qu'il ouvre discrètement. Après un grand moment de peur, vous rejoignez la chambre d'où viennent les bruits - c'est celle de Howard Thompson. Vous entrez à pas de loup et apercevez un long filet de sang qui mène depuis le lit jusqu'à la salle de bains. Vous en poussez la porte entrouverte et y voyez la gueule cassée sans son masque... Vision d'horreur. La moitié gauche de son visage n'est qu'une masse de chair hideuse. Mais le pire, et vous comprenez pourquoi il a hurlé, ce sont les coutures qui l'avaient "réparé" : toutes ont sauté et ses anciennes plaies se sont rouvertes, béantes et ensanglantées...
Vous vous calmez lentement, et poursuivez votre nuit.

19 janvier 1925 - Les dossiers d'Emerson
Vers 11h, vous retournez voir Arthur Emerson, et celui-ci vous remet en main propre la copie de ses dossiers, comme vous le lui aviez demandé. Il s'agit de grands tableaux interminables et compliqués, mais vous les étudiez et remarquez plusieurs noms qui ne vous sont pas inconnus... Une nouvelle piste s'offre à vous : parmi les magasins auxquels s'intéressait feu Jackson Elias se trouve la Boutique Ju-Ju. C'est ici que votre enquête s'est arrêtée. Quelle en sera la suite ? Vous avez donc trois pistes à explorer : la fameuse boutique Ju-Ju, le cas de Roger Carlyle et de son contact épistolaire au Caire, et le dossier notarial de feu Jackson Elias.
Dernière édition par Dunkel le 05/05/2013 à 14:45, édité 1 fois.
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Re: [Aide de jeu] Fiche d'investigation

Messagepar Dunkel » 31/03/2013 à 17:20

20 janvier 1925 - Visite de la Boutique Ju-Ju et rencontre d'un mystérieux docteur

En cette froide matinée, le couple Mills reçoit une invitation à une prestigieuse soirée organisée par Erica Carlyle, femme milliardaire à la tête du groupe d'armement Carlyle, qui n'est pas sans vous rappeler quelques sinistres souvenirs. La fête se tiendra le jeudi 22 à 20h.
sir Mills, son épouse et son garde du corps prennent un taxi en direction de Harlem, vers la fameuse boutique Ju-Ju à laquelle renvoient le listing d'Emerson Import. Il s'agit d'un petit magasin miteux situé dans une courette sale décorée de quelques arbres morts. En entrant dans la boutique, la porte soulève un petit nuage de poussière qui vous fait tousser. Vous découvrez une pièce étroite où est entassé tout un bric-à-brac d'objets africains en tout genre : masques, armes tribales, bijoux religieux, animaux empaillés... Une mince allée a été aménagée parmi tout ce bazar, et vous vous frayez un chemin jusqu'au comptoir à demi moisi, derrière lequel se tient un Nègre avenant qui vous salue dès votre entrée. Après quelques petites questions, il se présente comme étant Silas N'kwane - le nom que vous aviez trouvé sur le verso de la carte de visite d'Emerson Import trouvée dans la chambre de feu Jackson Elias. Qu'est-ce que le journaliste pouvait bien vouloir à ce sympathique monsieur ?
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Sans attendre, vous lui demandez à inspecter la référence de sa dernière livraison, qui n'a pas été signée. Il vous indique qu'il s'agit de trois masques accrochés au mur de l'angle de la boutique. Quant au fait de la livraison qui n'a pas été signée, il suggère un petit oubli de la part du livreur de la société d'Emerson.
Pendant que le reste du groupe inspecte la boutique, le vétéran Thompson s'intéresse à la culture africaine et pose de nombreuses questions au vendeur, qui lui répond très gentiment et poliment. Lorsque Mr et Mrs Mills l'interrogent de nouveau d'un ton plus suspicieux, il répond en fronçant les sourcils : "Monsieur, madame : je ne vends que des objets d'art ici, si vous cherchez du sensationnel, vous vous être trompés d'endroit." Sur ces mots, vous mettez les trois masques de la dernière commande de côté et rentrez chez vous.

L'après-midi venue, James Mills se rend à un rendez-vous a priori professionnel. À sa grande surprise, il y rencontre Jack Socratès (Damien), lequel se présente à lui comme le psychologue du professeur Ezekiel Phillips - compagnon d'enquête de courte durée que vous n'avez pas vu ces derniers jours et qui fut un grand ami de feu Jackson Elias. Il s'avère que Mr Socratès a longtemps travaillé comme criminologue détaché aux services de police avant de devenir simple psychologue de quartier, et qu'il a longuement travaillé sur l'affaire Scariface. Grâce à quelques contacts bien placés et aux longues discussions avec Ezekiel, il a su obtenir l'adresse de l'entreprise Mills. Il ne cache pas son désir de s'immiscer dans l'investigation menée par votre groupe...
Sir Socratès explique que le professeur d'Histoire, son patient, est entré dans les premières phases du deuil suite à la choquante découverte du corps de Jackson Elias, et qu'il entre dans une période dépressive. Afin de prévenir toute complication, il lui a simplement recommandé de prendre du repos. Ainsi, Pr Phillips n'est plus en état de poursuivre cette enquête. Il est invité par James Mills à venir prendre le thé en sa demeure, en compagnie de Camelia et Howard.
En milieu d'après-midi, les Mills reçoivent un appel du notaire de la famille Elias, que James avait contacté pour connaître tout ce qui peut être utile quant au décès de feu son cousin. Celui-ci leur apprend quelques informations :
-Nora Jackson-Work : mère (au foyer), décédée en 1912 des suites d'une pneumonie.
-Walter elias : père, conservateur au musée des arts de Providence (Nouvelle-Angleterre).
-Fils unique.
-Ni femme, ni enfants connus.
-Il lègue sa fortune (350$) et ses droits d'auteur à Jonah Kensington, son éditeur et ami de Prospero Press.
-Sa petite fortune est due à ce qu'il a dilapidé son argent au cours de son voyage de 1924 (rappelons que l'essentiel de son argent était dû à la générosité de James, qui lui a prêté pour cette folle aventure).
-Son enterrement prévu le 23 janvier à 15h au Green-Wood Cemetery.

À l'heure du thé, les quatre personnages réunis font le point sur ce qu'ils ont appris depuis le soir du jeudi 15 janvier, en sortant notamment les quelques papiers trouvés dans la chambre de la victime et l'un des rares documents dont la police a daigné vous fournir une copie, à savoir : la lettre de Faraz Najir à Roger Carlyle (voir la première partie de la fiche d'investigation), le listing d'Emerson Import, les informations notariales et, bien entendu, la signature de Scariface sur le front de Jackson Elias. Vous en discutez longuement et déterminez que la meilleure solution serait encore de se séparer pour enquêter par binôme. D'un côté, Jack et Howard retourneront enquêter à Harlem, tandis que du leur, Camelia et James se chargent des affaires de familles et envisagent sans doute d'obtenir plus d'informations sur l'expédition Carlyle. Mais, avant toute chose, vous contactez par téléphone les bureaux de Prospero Press, et obtenez un entretien avec Jonah Kensington, éditeur et meilleur ami de Jackson Elias. Gentil et chaleureux, celui-ci vous apprend qu'il a reçu une lettre dans laquelle se trouve une clé et un mot de Mr Elias, lequel dit que la clé ouvre un casier de banque à n'ouvrir qu'en cas de problème, comme c'est le cas. Vous vous donnez donc rendez-vous le lendemain vers 9h pour en savoir plus...

En début de soirée, Jack Socratès appelle son ami le lieutenant Poole pour obtenir un rendez-vous avec Jonathan Carpenter, l'homme qui avait été interpelé dans la chambre 410 de l'hôtel Chelsea, la nuit du meurtre.

21 janvier 1925 - Un étrange article de journal et la rencontre de Jonah Kensington ; la bibliothèque universitaire de Harvard et une soirée à Harlem

Le lendemain matin, en lisant le New York Herald, James Mills manque de recracher son café en lisant un article en troisième page : Jackson Elias aurait été assassiné dans un dirigeable. L'assassinat aurait enchaîné sur une situation rocambolesque incluant le fils d'un ambassadeur et un sauvetage héroïque dans les airs... et surtout, un neveu du défunt, alors même que Maître Graham King, le notaire de la famille Elias, a bien indiqué qu'aucun parent autre que son père, sa mère et la famille Mills ne lui est connu. Chaque jour, l'affaire semble se compliquer davantage... L'entrepreneur note de contacter le rédacteur en chef dans la journée pour obtenir plus d'informations puis, sans tarder, part avec Camelia au rendez-vous avec sir Kensington.
Devant la banque, le couple rejoint leur garde du corps Thompson et le psychologue Socratès, et, bien évidemment, Mr Kensington, à qui la ponctualité ne fait nul défaut. Ce gentilhomme souriant à la barbe soigneusement entretenu vous salue respectueusement avant d'entrer avec vous dans la petite banque...
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Vous ouvrez le casier correspondant à la clé, et y découvrez quelques documents un peu abîmés : ce ne peut qu'être ceux d'Elias, chahutés par ses nombreux voyage. Parmi eux, vous trouvez un mot du défunt, une affiche jaune pour la conférence occulte d'un certain professeur Anthony Cowles, une lettre d'une certaine Miriam Atwright de l'université d'Harvard et une page déchirée de notes manuscrites que l'on doit vraisemblablement à Jackson Elias. Vous examinez ces documents en lieu sûr.
Dans le mot qui dominait la pile de documents, Jackson Elias explique que si Jonah en vient à le lire, c'est que quelque chose de très grave est arrivé. Il l'écrivait dans le bateau qui le ramenait à New-York, et y dit avoir découvert "tant de choses... trop de choses". Selon lui-même, il aurait dû "cesser d'enquêter tant qu'il était encore temps", mais s'extasie en même temps de ce qu'il a découvert au sujet de l'expédition Carlyle. Quant aux membres de celle-ci, il semble persuadé qu'ils ne sont pas morts, alors même que tous les journaux de l'époque ont officialisé leur décès. Il parle de cultes, sans doute lié à ses nombreuses recherches sur des cultes de la mort (ce qui était d'ailleurs le sujet de la conférence qu'il devait donner). La fin est chaotique et se résume en un charabia difficilement compréhensible.
Pour ce qui est de la conférence du Pr Cowles, elle a pour sujet : "Le Culte des Ténèbres en Polynésie & dans le Sud-Ouest du Pacifique" et doit se tenir "Ce soir seulement"... Ce thème vous fait frémir, et vous hésitez à y assister, envisageant la même tragédie que le 15 au soir. Anthony Cowles est apparemment un enseignant australien titulaire d'une chaire à l'Université Miskatonic d'Arkham (Massachussetts). Vous vous renseignez aussitôt auprès de l'équipe du Hall Schuyler, où doit se tenir la soirée, et apprenez, à la fois déçus et heureux, que celle-ci date du jeudi 8 janvier. On vous donne les coordonnées de la Miskatonic pour que vous puissiez le contacter.
Quant à la lettre de miss Atwright, vous appelez sans tarder l'université d'Harvard et tombez sur l'intéressée. Celle-ci, jeune femme à la voix charmante, est manifestement une grande admiratrice de Jackson Elias. Elle n'est pas au courant de son décès et vous décidez de le lui cacher. Après quelques discussions, vous apprenez qu'Elias cherchait des livres à propos d'ésotérisme africain. Elle vous invite à venir à Cambridge pour pouvoir vous en parler plus en détails.
Enfin, les notes de Jackson Elias datent certainement de l'un de ses voyages. Elles paraissent avoir été arrachées à un carnet de route. Les propos qu'il y tient sont anarchiques et incohérents, comme s'ils avaient été écrits par un homme déraisonné. Il y traite d'un sujet "trop important, trop effroyable" et des dossiers d'un psychanaliste (vous consultez sir Socratès, mais ce n'est pas de lui qu'il est question). Il dit qu'ils sont "Tous vivants" en parlant sans doute de l'expédition Carlyle. "Le pouvoir et le danger sont donc bien réels", "Ils vont ouvrir le passage". Globalement, il est difficile de déchiffrer l'écriture hasardeuse, et plus encore d'en comprendre le sens. La fin semble alarmante bien qu'absurde dans le développement. "Mais faut-il hurler à l'aide ? Alors hurlons ensemble." Sur ce, James parvient à obtenir de l'éditeur qu'on lui fasse parvenir un exemplaire de chaque traité et carnet publié par son cousin, après quoi chacun retourne dans son coin pour préparer sa journée.

Jack décide de fermer son cabinet jusqu'à nouvel ordre pour opérer avec Howard et aller à la boutique Ju-Ju, tandis que James et Camelia contactent le lieutenant Martin Poole au sujet de l'article du New York Herald. Celui-ci est aussi sur l'affaire et mène l'enquête. Le jeune et (surtout) riche couple décide de se rendre à la morgue où est préservé le corps du défunt. Ils discutent avec le médecin légiste et le thanatopracteur, ceux-ci assurent qu'ils n'ont reçu aucun homonyme. S'enchaîne un tour en voiture de toutes les morgues de la ville, sans succès. James apprend du Lt Poole que l'article est faux et qu'il n'y a aucun autre Jackson Elias de tué. Le millionnaire enrage et met la pression au New York Herald en le menaçant de bien mauvaises intentions s'il n'obtient pas dans l'heure quelques éclaircissements. Il est appelé dans la dizaine de minutes qui suit par le journaliste à l'origine de cet article, Mr Woods, qui parle d'un appel en pleine nuit qui lui semblait des plus convaincants. Le chef d'entreprise rétorque qu'il en viendra à prendre les choses en main si on ne lui fournit pas au plus vite l'origine de cet appel.

Vers 14h, Jack est contacté par le lieutenant et parvient à obtenir le droit de discuter avec le détenu, Jonathan Carpenter. Celui-ci est un petit blanc, aux cheveux noirs mi-longs, visiblement très stressé. Le docteur parvient à le mettre en confiance, sans réussir à calmer son extrême anxiété. Le meurtrier aborde énormément de sujets sans transition logique. Choses certaines : il parle d'Arkham, de "Celui qui lèche le sang", du "Dieu noir" ou de "l'Homme en noir", ainsi que d'une "Chèvre" qui refuse que "l'on puisse lire".

Le reste de la journée est relativement calme, en préparation du lendemain qui se voudra plus agité, au vu de ce qui est programmé. Le couple Mills-David informent leurs camarades qu'ils partiront en effet aux aurores en direction de Cambridge. James et Jack s'engagent à prendre le train, tandis que Camelia insiste pour concurrencer les chevaux de fer avec le moteur rugissant de sa plus puissante voiture, escortée par Thompson.

21 janvier 1925 - La Bibliothèque universitaire de Harvard et une soirée à Harlem

Au petit matin, l'équipe se divise en deux groupes : les uns vont en train, les autres en voiture. Le trajet, long de quatre heures, se passe plutôt bien, quoiqu'une voiture suspecte suit Camelia et Howard sur une longue distance, sans qu'il ne se passe rien d'autre que de la retrouver dans le fossée quelques miles plus loin. Arrivés à Cambridge, vous vous retrouvez à la bibliothèque universitaire et y rencontrez la ravissante miss Atwright.
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Lors d'une longue discussion avec elle, vous apprenez que Jackson Elias était à la recherche d'un ouvrage ésotérique intitulé Les Sectes secrètes d'Afrique. Cela fait un bout de temps, mais elle s'en souvient car cet ouvrage avait été volé. Elle se souvient très bien de ce grand livre, car selon elle, le jour de sa disparition régnait dans la bibliothèque une "odeur insupportable". Il est alors 11h, et vous décidez de consacrer le temps qu'il vous reste avant le prochain train de 15h à la recherche. Sir Mills dialogue avec la bibliothécaire tandis que le reste du groupe fait des recherches dans le rayon où sont classés les documents quant à l'ésotérisme africain. Malgré toute votre concentration, vous ne tirez rien de concret, si ce ne sont quelques informations quant aux rites africains. Vous estimez qu'il faudrait passer plusieurs jours afin d'étudier un maximum le sujet. En tout cas, Miriam se propose pour vous fournir une aide et faire des recherches pour vous si vous lui fournissez un thème précis à étudier. Vous gardez sa carte et, l'heure venue, rentrez à la grosse pomme, ainsi que l'on surnomme New York...

Vous revenez donc à 19h. Il fait déjà nuit noire et il neige à gros flocons. Mr et Mrs Mills rentrent chez eux, tandis que le binôme Socratès-Thompson appelle un taxi pour retourner à la 137e rue, sur laquelle se trouve la boutique Ju-Ju. Hélas, entre la neige et la foule, vous arrivez trop tard à quelques minutes près et le magasin affiche fermé. Pour ne pas en gâcher votre soirée, vous allez manger au Victoria's Jazz Club où l'on vous sert un repas aussi copieux qu'exotique.
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22 janvier 1925 - Le suicide de Scariface, l'incursion dans la boutique Ju-Ju et la soirée de l'entreprise Carlyle

Cette journée s'annonce assez calme, chacun devant songer à son travail... Toutefois, au petit matin, le couple Mills-David réalise, horrifié, qu'une patte de poulet a été plantée dans le mur de leur escalier, accompagnée d'un mot : "PAS CONTINUER RECHERCHES", suivi d'une sorte de tête de mort. Qu'est-ce que cela peut bien représenter ? Après l'interrogation de tous les majordomes du manoir, avec le soutien de Thompson, l'un des Nègres s'élance sur son maître et lui assène un violent coup de poing. Grâce à une balle en pleine cheville, le rebelle est vite maîtrisé par Howard qui procède à un interrogatoire... En vain. Le Noir ne daigne répondre à aucune question et garde un silence de marbre. Après quelques minutes, il est pris de convulsions et une écume blanchâtre s'échappe d'entre ses lèvres, et le voilà mort. Cela fut rapide et incompréhensible et, si le responsable ne pourra plus nuire, cela indique quelque chose de bien plus sombre... Qui qu'ils soient, les ennemis que vous vous êtes faits sont sans nul doute d'une insidieuse et redoutable puissance... La police est prévenue et lance son enquête.

Le docteur Socratès s'apprête à rendre une nouvelle visite à son "patient", John Carpenter. Martin Poole lui apprend que le garçon s'est donné la mort en se fracassant le crâne contre le mur de sa cellule, dans un silence tel que nul ne l'a entendu. Une nouvelle piste s'efface avant même que vous ayez pu la développer. Est-ce là la fin du meurtrier Scariface ? Peu de chances, hélas. Le scarificateur a de multiples visages...

En début d'après-midi, le psychologue retrouve Howard Thompson, la gueule cassée, et vont tous deux à la boutique Ju-Ju... Pour découvrir que le magasin est fermé, quand bien même il est supposé être ouvert. Le rideau de fer rouillé est baissé, mais vous parvenez à le soulever et à le bloquer sans difficulté, compte tenu de son mauvais état. Vous vous répartissez les tâches : Jack mène l'investigation dans la poussiéreuse échoppe pendant que Thompson monte la garde dans la courette. Après une vingtaine de minutes d'investigation, le criminologue ressort avec un petit coffret de bois caché dans l'arrière boutique. Oppressés par la sensation que des regards invisibles sont braqués sur vous, vous ne vous attardez pas dans le quartier et regagnez le taxi... Peut-être est-ce une impression, mais vous avez la dérangeante impression que sur le trajet de retour, de nombreux Nègres vous adressent des regards de travers...

Vous retournez dans le manoir Mills et partagez votre découverte avec les jeunes mariés. Vous forcez le coffret sans difficulté et y trouvez plusieurs petits mots... écrits dans une langue inconnue, que vous soupçonnez être africaine. Vous y identifiez quelques noms certainement anglais, parmi lesquels "Miskatonik", "Arkham", "Swamphouse" ou, plus inquiétant, "Doktour Sokrates". Vous vous empressez d'aller à la New York University et parlez avec les enseignants du département d'anthropologie afin de les faire traduire. Nul ne connaît vraiment bien cette langue, mais le professeur Smith identifie la langue swahili (parler kenyan). Il est loin d'en être expert mais accepte d'essayer de vous en fournir une traduction. Toutefois, il vous fait remarquer que celle-ci sera peut-être inexacte et incomplète, et qu'il serait préférable d'aller trouver un traducteur à Harlem... idée que vous préférez ignorer. Vous laissez vos cartes à l'anthropologue, qui vous contactera dans les prochains jours lorsqu'il aura terminé son interprétation.

Vous passez le reste de la journée à réfléchir quant à votre situation, qui se veut de plus en plus préoccupante. Jack passe plusieurs appels depuis son cabinet et discute avec Thompson.

Le soir venu, Camelia et James se préparent pour se rendre à la soirée Carlyle. Sans doute espèrent-ils approcher la célèbre Erica Carlyle et en savoir plus quant à l'expédition de son supposé défunt frère et, ainsi, pouvoir remonter de nouvelles pistes liées à la mort du pauvre Jackson Elias.
Le MJ Masqué a encore frappé !

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Re: [Aide de jeu] Fiche d'investigation

Messagepar Dunkel » 14/04/2013 à 21:51

22 janvier 1925 (suite) - Une retraite forcée et la soirée Carlyle

Au moment de quitter son bureau, le lieutenant Martin Poole reçoit une lettre de licenciement. Les motifs invoqués demeurent vagues et incertains, aussi l'agent sait-il que ceci est le mat marqué par le procureur de New York, qui ne l'a jamais apprécié, notamment pour son "incompétence" dans l'affaire Scariface. Le malheureux rentre chez lui et en informe son ami, le docteur Socratès, tout en buvant un verre de gin.

À 21h, le couple Mills se rend à la propriété Carlyle, luxueuse demeure sur les bords du fleuve Hudson au toit et aux jardins recouverts par une épaisse couche de neige. Au cours de la soirée, les deux époux tentent de nouer de nouveaux contacts et, le plus discrètement possible, d'obtenir de nouvelles informations demeurées secrètes quant à l'Expédition de 1919 menée par feu Roger Carlyle (cf aide de jeu), en vain. Ils essaient d'aborder le sujet avec Erica Carlyle, propriétaire des lieux, mais à la mention du nom de son défunt frère, elle change hâtivement de sujet, et s'énerve si l'on insiste : "Écoutez, je n'aimais pas mon frère, ses déboires et ses loisirs bizarres, et je le préfère mort. Même les circonstances de sa mort sont trop étranges pour qu'elle soit honorable.", a-t-elle déclaré sans en dire plus. Les menaces de faire naître un scandale de James ont vite été effacées, lorsque la jeune femme lui a rappelé être immensément plus riche que lui et, par la même, capable de riposter de façon bien plus efficace. Impossible donc, d'obtenir davantage d'informations de sa part. Peut-être faudra-t-il essayer une autre technique d'approche ?
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Pendant cette même soirée, Jack, Howard et Martin approchent de la propriété Carlyle. Le psychologue cherche lui aussi à obtenir d'autres renseignements, en particulier concernant le psychiatre que consultait Roger Carlyle. Le trio élabore plusieurs plans pour infiltrer la maison, mais c'est bien trop risqué, et ils finissent par discuter dans un bar proche.

La soirée aura été peu fructueuse.

23 janvier 1925 - Investigations

La journée est très calme et chacun opère de son côté. Chez eux, les Mills organisent tout un stratagème pour enquêter dans leur propre maison et éviter de nouveaux incidents. Ils sacrifient leur après-midi à poser des questions à leurs domestiques, afin d'en apprendre plus quant au culte que fréquentait l'agresseur de James et de découvrir si certains risquent de l'intégrer. Les heures d'interrogation se succèdent, et rien n'en sort. Le Nègre était très discret quant à sa vie privée et paraissait tout à fait normal, selon les majordomes.
Au même moment, Howard, Jack et Martin se rendent à l'Université de New York pour rencontrer le professeur à qui ils avaient demandé la traduction des messages trouvés dans la boutique Ju-Ju, pour prendre nouvelle de ladite traduction et lui déposer les trois masques achetés à N'kwane. Il prend sur sa pause déjeuner pour vous parler de ces masques, et il semble que Silas vous a dit la vérité. Quant aux messages cachés, il vous donne rendez-vous le soir-même dans un café, pour pouvoir en discuter plus calmement.

Le soir venu, vous rencontrez de nouveau le professeur Smith. Il vous transmet ses traductions, tout en rappelant que, s'il connaît fort bien les pays africains, les langues ne lui sont pas très connues, aussi les messages ne sont-ils traduits qu'approximativement. L'un de ces messages parle d'un livre situé à la bibliothèque de l'Université Miskatonic d'Arkham, intitulé "l'Image des Morts". Un mot, revenant dans deux des quatre messages, n'a pas pu être traduit par l'ethnologue : "Chakota". Celui qui l'a écrit dit se trouver à Swamphouse ; mais ce toponyme ne vous dit rien. S'ensuit une longue discussion entre lui et le docteur Socratès, à propos des mythes d'Afrique.

Vous avez la sensation de ne pas avancer, de rester bloquer. Pour décompresser, vous sortez à Harlem pour manger dans un restaurant assez chic, le Victoria's Jazz Club. Vous apprenez que la gérante, Malaïka, est d'origine kényane et lui demandez une traduction des messages de Silas, qu'elle vous fournit avec un large sourire. La matrone traduit notamment le mot "chakota" par "chien". D'autres questions apparaissent... Après un café, vous décidez de vous réunir le lendemain pour prendre le train en direction d'Arkham, afin d'y trouver la fameuse Image des Morts.
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Nuit du 23-24 janvier 1925 - Troubles nocturnes

Tandis que vous résidez tous chez les Mills pour ne pas perdre trop de temps, sur les coups de 2h du matin vous êtes réveillés par le bruit d'une vitre que l'on explose. Thompson et Socratès inspectent la maison à la recherche des responsables, mais ne trouve ni homme, ni fenêtre brisée. L'angoisse envahit alors Camelia Mills-David, qui, saisie d'effroi, court à perdre haleine jusqu'à ses voitures... Pour découvrir sa favorite victime d'une attaque à la batte de baseball qui aura été fatale pour son pare-brise. Dans l'habitacle se trouve un mot : "Yu wil diez. Stopp" ; une orthographe que seules les populations immigrées peuvent avoir. Après que le long cri de terreur de Mrs Mills se soit éteint dans la nuit, vous retournez vous coucher en ne dormant que d'un œil.

24 janvier 1925 - Une nouvelle menace et un départ pour Arkham

Levé aux aurores, le docteur Socratès, accompagné de l'ex-flic Poole, se rend à son appartement. Celui-ci est a priori impeccable, mais il trouve un bien étrange papier dans sa boîte-aux-lettres : un long dossier où sont indiquées, dans une écriture hasardeuse, toutes les informations possibles à son sujet. Il est surveillé, et depuis, sans doute, très longtemps...

Vous prenez ensuite un train en direction de Boston, chef-lieu du Massachussetts, en Nouvelle-Angleterre, puis un autre pour la ville d'Arkham ; un voyage long de plus d'une douzaine d'heures. Vous prenez une chambre dans un hôtel modeste, afin de n'être pas trop aisément repérables.

25 janvier 1925 - L'Image des Morts

Dès le matin, vous vous rendez à la bibliothèque de a Miskatonic University. Vous vous renseignez auprès du bibliothécaire quant à cette intrigante Image des Morts... Et l'on vous indique les dix exemplaires d'un roman pré-fantastique du XVIIIe siècle. Vous découpez la lecture entre vous tous pour y trouver des éléments et, en deux heures, concluez qu'il n'y a rien à en tirer. La tension monte, tout cela paraît absurde.
Vous passez l'après-midi à rechercher des ouvrages pouvant avoir un rapport avec cela, pensant qu'il s'agit d'une erreur. Les Mills se documentent pour trouver la ville de Swamphouse, et trouvent le nom d'une ancienne villa située à l'ouest d'Arkham, tandis que Jack parcoure un dictionnaire d'étymologie pour analyser le nom d'Image des Morts, sans que cela l'aide vraiment.
Vous questionnez le bibliothécaire si une étrange odeur a déjà été perçue ici, tout en pensant à la bibliothèque d'Harvard. Celui-ci fouille dans ses souvenirs et partage que, de temps à autres, on peut sentir une certaine puanteur, en début de mois. James appelle l'université d'Harvard pour parler à Mrs Atwright, et celle-ci lui indique qu'elle a bien avancé dans les recherches que vous lui aviez demandé : tout porte vers un culte africain dévoué à un dieu nommé la Langue Sanglante. Le symbole qui sert de signature à Scariface est l'emblème de cette religion malsaine, qui s'adonnerait parfois au sacrifice humain. Vous apprenez que la Langue Sanglante serait une autre forme du dieu de la mort kikuyu Etroki... mais cela n'est pas certain.
Le soir venu, vous retournez à l'hôtel. Durant la nuit, le lieutenant Poole est pris de vomissements sanglants... Vous l'envoyez chez un médecin de garde.

26 janvier 1925 - Swamphouse, Swamphouse, Swamphouse !

Le matin, vous vous rendez au point où est censée se trouver la villa Swamphouse... et arrivez devant un tas de ruines. Vous y passez toute la journée, sans y trouver quoique ce soit. Personne d'autre que vous n'y vient. En rentrant à Arkham, Mrs Mills-David remarque un hôtel portant le nom de Swamphouse, un établissement miteux d'à peine une dizaine de chambres.
Sir Mills et Thompson parviennent à obtenir de la laide gérante des informations plus croustillantes : il y a un Nègre qui y réside et elle vous confie le double des clés de sa chambre. Vous louez la suite voisine à la sienne et montez la garde pour suivre ses allées et venues. L'individu ne rentre chez lui que vers 23h, puis s'en va le lendemain à 7h. Vous en profitez pour infiltrer sa chambre et la fouiller... Après une demi-heure d'investigation, vous ne trouvez qu'une valise à code.
Vous testez tous les codes possibles, puis y parvenez après 30mn. Vous y trouvez un carnet de notes et un stylo. Les 20 premières pages du carnet sont pleines d'une écriture illisible, mais vous ne vous en occupez pas encore et partez dans un autre hôtel pour n'éveiller aucun soupçon.

Une fois dans cet autre hôtel, le dr Socratès s'affaire à déchiffrer les notes, et parvient à trouver une référence livresque, dont les dernières lettres attestent qu'elle se trouve à la Miskatonic. Vous vous hâtez jusqu'à la bibliothèque et donnez cette référence au bibliothécaire, qui vous indique qu'il s'agit d'un ouvrage unique que l'on ne peut consulter que sous surveillance d'un agent de l'État : une traduction latine du XVIe siècle du Necronomicon. Vous parvenez, par miracle, à obtenir le droit de le lire aussitôt, durant une heure.
Tandis qu'un policier arrive pour garder un œil dessus, vous découvrez un magnifique livre de 816 pages, dont vous ne pouvez tourner les pages qu'en portant des gants. Étant le seul à avoir des compétences en langue latine, Jack Socratès s'y consacre... et obtient quelques informations dignes d'un film de burlesque. Quelques mots étranges (Nyarlathotep), mais aussi un rapport à la chèvre dont lui avait parlé l'un des assassins de Jackson Elias (une déesse-chèvre nommée Shub-Niggurath). Tout cela est néanmoins décousu, mais le psychologue est pris d'une véritable frénésie et n'attend que de pouvoir poursuivre sa lecture...
En sortant de la pièce, vous croisez un autre homme qui s'en vient consulter le livre. Très laid et velu, voûté, souffrant d'un pied-bot, il est haut de près de 2,25m et a d'inquiétants yeux couleur ambre, sans le blanc laiteux. Il s'en dégage une odeur désagréable, rappelant celle d'une chèvre... L'individu, peu loquace, suscite un gêne chez vous, mais daigne répondre à quelques questions : il s'appelle Wilbur Whateley et s'intéresse à ce genre de sujets. C'est tout.
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La nuit venue, Martin Poole est encore pris de vomissements. Vous décidez de l'envoyer à l'hôpital central de Boston.

27 janvier 1925 - N'est pas mort ce qui à jamais dort...

Le lendemain, sir Socratès s'en va à la bibliothèque après avoir réservé trois heures pour lire le Necronomicon. Il en ressort passionné et fait le résumé de ce qu'il a pu apprendre et mettre en lien avec ce qu'il savait déjà. Tout cela dépasse Mr Mills, qui lui dit que ce qu'il dit n'a aucun sens ni rapport avec leur enquête.

Vers 14h, alors que vous discutez dans votre chambre d'hôtel, Camelia aperçoit un mouvement inquiétant par la fenêtre... Un groupe de huit Noirs armés viennent en direction de l'hôtel. Thompson s'empresse d'organiser l'évacuation vers le jardin de l'établissement et laisse de faux indices derrière eux avant de s'enfuir. James, Camelia, Jack et Martin parviennent à s'enfuir par derrière, bien que le policier se soit foulé la cheville en sautant par-dessus le muret ; il reste allongé et fait le mort le temps de l'altercation.
Après une longue fusillage entre la police et Howard d'un côté, et les agresseurs de l'autre, la menace est éliminée. On emmène les blessés à l'hôpital et l'on vous questionne ; vous parlez de vos ennuis new-yorkais, puis vous êtes libres.

Durant le reste de l'après-midi, James, Camelia, Martin et Jack visitent Howard dans son lit d'hôpital. Le bodyguard a été sérieusement blessé à la jambe.
Le MJ Masqué a encore frappé !

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Re: [Aide de jeu - New York] Fiche d'investigation

Messagepar Dunkel » 27/05/2013 à 01:03

28 janvier 1925 - Le savoir interdit

Pendant que les médecins d'Arkham s'occupent des blessures de Thompson et que le reste du groupe se remet de ses émotions suite à l'agression par les étranges Nègres, le docteur Socratès, occultiste amateur, répond au rendez-vous de Wilbur Watheley et se rend à Dunwich, accompagné par l'ex-lieutenant Martin Poole.
Dunwich est un village de quelques centaines d'habitants, qui est, en soi, fort petit, mais demeure très vaste, étant donné que ses bâtisses s'étalent sur toute une région. Le pays, fait de collines et de marécages, est très difficile d'accès, aussi la voiture devient-elle vite inutile et est remplacée par le cheval, plus pratique. Jack s'empresse donc, en fin de matinée, de louer une monture auprès d'une écurie douteuse. Il se renseigne quant à la direction à prendre pour aller au numéro 219 - adresse de Wilbur -, et le gérant lui indique qu'il faudra plusieurs heures de marche pour l'atteindre.
S'ensuit une longue traversée des marais, au cours de laquelle l'ancien membre des forces de l'ordre paraît troublé par des mouvements furtifs dans les environs. Ce n'est qu'au soir qu'il aperçoit la vieille maison à deux étages sur la colline.

Watheley ouvre la porte et accueille avec un plaisir bien caché le psychologue, tout en interdisant l'entrée au policier, lequel est chargé d'aller voir "la vieille Nancy", qui accepte d'héberger les rares étrangers pour quelques cents.
C'est autour d'un whisky de piètre qualité que commence la conversation. Jack pose de nombreuses questions à son interlocuteur, qui répond à chacune d'entre elles avec une impressionnante précision. Le docteur réalise alors l'étendue du savoir de Wilbur, qui s'avère être d'une intelligence effrayante, écrasante, qui le compresse à tel point qu'il en oublie tout et, après une heure, ne se souvient plus même de la façon dont il est venu ici. De temps à autres, le New-Yorkais a l'impression de sentir le bâtiment tout entier craquer et trembler, ce qui ne fait qu'ajouter à sa frustration.
Vers le milieu de la nuit, quelqu'un enfonce la porte. Un groupe de trois Noirs fait irruption dans le salon et braque des fusils sur les deux hommes. Le cœur de Jack bat la chamade, tandis que Wilbur semble parfaitement calme. Les agresseurs réclament quelque chose au géant, qui leur dit que cela se trouve au grenier. L'un des trois monte les escaliers. Par de simples mots, Watheley parvient à inciter les deux autres à accompagner leur collègue, après quoi, il conseille au docteur de se boucher les oreilles. Des cris s'ensuivent. Puis, plus rien. Le vieil homme au physique caprin intime alors au criminologue de partir sans poser de questions. Celui-là s'exécute.
Lui et Poole passent la nuit dans leur chambre d'hôte et, le lendemain, rentrent à Arkham.

29 janvier 1925 - Un retour mouvementé

En début de matinée, l'équipe réunie prend le train d'Arkham à la grosse pomme. Arrivé à la gare du nord, un individu tout en noir bouscule Mr Mills sans s'excuser. Ce dernier découvre que l'homme a glissé un papier dans sa poche : il s'agit d'un mot d'urgence de Jonah Kensington, l'éditeur, qui leur demande de se hâter jusqu'aux bureaux de Prospero Press, prétextant qu'il a à leur parler d'affaires primordiales.

Sans attendre, les investigateurs se rendent dans les locaux de la maison d'édition. Ils y découvrent le bureau sens dessus-dessous, et Jonah qui bourre des valises d'affaires en tout genre. Celui-ci, le front couvert de sueur, vous explique que le Culte est trop dangereux, trop puissant. Il compte fuir sur la côte ouest, en Oregon ou en Californie, arguant que c'est le seul moyen de rester en vie.
Mr Mills tente de l'en dissuader, lui rappelant que le groupe tient un nombre déjà conséquent d'indices et que lui seul peut les aider à avancer. Sa femme ajoute, en outre, que les cultistes auront sa peau où qu'il soit, car il en sait trop. Un long débat s'ensuit, mais ils parviennent à le raisonner, notamment en lui soulignant qu'il faut venger la mort d'Elias, qu'elle ne doit pas rester impunie. Il accepte de rester et de se calmer afin de trouver de nouvelles pistes. La situation est tendue mais chacun garde son sang froid.

Le groupe se rend dans la demeure des Mills... mais, sinistre surprise, il ne trouve que des décombres fumants. Un incendie a ravagé la luxueuse villa... Se doutant que son origine ne pouvait être accidentelle, James contacte aussitôt ses avocats et son assurance. Il demande à obtenir les détails du désastre, et apprend qu'aucune enquête n'a été faite, pour ce que les spécialistes ont estimé que ce n'était qu'un "fâcheux incident". Mais il semble que quelque chose garde les bouches fermées... Après quelques menaces, l'enquête est relancée.

Pendant que le couple s'occupe de régler ces petits soucis, le Dr Socratès, le lieutenant Poole et Mr Thompson se documentent à propos d'un homme supposé avoir été témoin d'un meurtre de Scariface, Jonathan Falleni. Entre des coups de fil passés à droite et à gauche et de longues recherches parmi les journaux de l'époque, ils obtiennent une nouvelle information : Falleni est a priori patient au sein du Bellevue Hospital, et il semble qu'il ait disparu en août 1924. Une nouvelle porte s'ouvre...

En fin de soirée, Jack Socratès enquête sur le mystérieux Robert Huston. Il apprend tout d'abord qu'il faisait partie de l'Expédition Carlyle et est mort avec elle... mais surtout, il était le psychologue de la famille Carlyle avant la tragédie !
Le gentilhomme se rend au centre médico-légal et demande à consulter les dossiers du médecin. Ceux-là sont gardés sous secret médical, mais il parvient à négocier une photocopie, notamment grâce à la popularité de ses ouvrages... Sacré Dr Socratès.

Le soir venu, les investigateurs s'octroient un peu de repos.

30 janvier 1925 - Un incendie criminel confirmé et le cas Falleni

Au petit matin, après une inspection de la maison calcinée, les experts annoncent aux Mills que l'origine est très sûrement criminelle... Ils se demandent même comment on a pu la rater, étant donné que le peu de discrétion dont on fait preuve les auteurs de ce crime. Sir James contacte de nouveau son assureur, et lui demande quelques explications... Après de nouvelles menaces, celui-ci craque : des inconnus ont fait une très forte pression sur lui et l'ont menacé de mort. Il pleure au téléphone et l'implore de ne rien dire à ses supérieurs. Dans sa légendaire bonté, l'homme d'affaires le lui accorde et retourne à ses occupations...

En même temps, le psychologue et ses acolytes se rendent à l'hôpital où Falleni a été patient avant sa disparition. À la bonne heure, cet homme a profondément marqué les employés, qui ne l'ont pas oublié six mois plus tard. Jonathan était interné dans le département psychiatrique pour des problèmes légers. Son séjour ne devait pas durer bien longtemps, mais il ne l'a pas supporté et s'est enfui, ce qui a engendré l'affaire dont se sont accaparés les journaux au mois d'août. Les investigateurs apprennent qu'il a été retrouvé deux mois plus tard, dans la rue, sale et en état de choc. Ils l'ont ramené dans sa chambre, mais depuis ce jour, ses sommes sont troublés par des "cauchemars épouvantables".
Voilà deux semaines de cela, la direction de l'hôpital a décidé de transférer le patient vers un autre établissement : le Thorgerson Institute, un centre de recherche avancée sur le sommeil. On donne aux trois hommes l'adresse de l'institut, situé sur la Arkham Road, dans le Massachussetts, à environ 5h de route. Le programme pour l'après-midi est fait.

Après s'être retrouvés pour déjeuner et partager leurs découvertes, les investigateurs se séparent de nouveau. Les Mills ont rendez-vous avec Kensington, tandis que les autres enquêteurs se rendent à l'Institut.

Camelia et James apprennent la nouvelle décision de Jonah : il compte s'investir autant qu'il le peut dans l'enquête. Lorsqu'il s'apprêtait à partir, il a retrouvé un papier d'Elias qui contient les noms de trois personnes, accompagnés d'un toponyme : Mickey Mahoney (London), James Barrington (London), Eustache Lamoureux (Caen, FR). Qui sont ces gens ? Quels liens ont-ils avec feu Jackson Elias ? Chaque fois que vous avez la sensation de vous rapprocher du but, celui-ci semble s'éloigner plus encore...
Sir Kensington fait savoir qu'il a dépensé une fortune dans des billets de bateau pour rejoindre l'Europe. Il est persuadé que ces trois noms ont des réponses, et il entend bien les obtenir. Il partira le samedi 14 février...

En début d'après-midi, Jack, Howard et Martin arrivent au Thorgerson Institute. Cet inquiétant bâtiment de briques fauves perdu près de la route en pleine campagne affiche, en grandes lettres blanches : "Centre pour l'Étude du Sommeil". Malgré l'aspect peu rassurant de l'endroit, les trois compagnons y entrent. À l'accueil, ils rencontrent le docteur Peter Thorgerson lui-même. Jack Socratès joue de son statut de psychologue pour négocier une visite auprès du patient Falleni. D'abord réticent, le médecin finit par accepter. Il prévient toutefois que le patient est très sensible et qu'il ne faut surtout pas le brusquer, et que le soldat et l'ex-policier n'ont pas le droit de le suivre.
Dans la chambre du patient, Jack mène une véritable psychanalyse, et pose des questions à Jonathan tout en restant parfaitement calme. Par la même, il essaie de saisir l'origine de son mal, ainsi que le contenu de ses mauvais rêves. "John" parle d'une chose noire et indicible, un guetteur qui l'observe constamment. Il s'agit des "ténèbres personnifiées", de "l'homme en noir", "celui qui regarde". Petit à petit, le psychologue devient maître de la situation. Il oriente la conversation sur d'autres sujets, notamment ce qu'il a pu voir la nuit du meurtre. Falleni, méfiant, accepte de se confier après avoir été mis en confiance. Il dit avoir assisté à "la grande messe infernale", à laquelle "une centaine de démons grimaçants et à la peau sombre" participaient "sous la première lune", sous la "vitrine des horreurs". Il dit avoir entendu "les mille voix de sous la pierre" et aperçu "le Diable en personne". Très vite, le docteur fait ses déductions... Selon lui, il s'agit à coup sûr d'une cérémonie du Culte de la Langue Sanglante. Elles se tiennent manifestement chaque première nuit du mois dans un sous-sol de la boutique Ju-Ju. Le problème : ils y sont déjà allés et n'ont pas trouvé la moindre cave... Serait-elle cachée ? Et la première nuit, serait-ce celle du 31 janvier au 1er février, ou bien la suivante ? Deux jours plus tard, le mois de février viendrait, et sa première nuit avec. Pour la première fois de toute l'enquête, l'équipe a des chances de faire avancer considérablement l'enquête... Mais est-ce une bonne nouvelle ?
Lorsque l'entretien est achevé, les trois compères reviennent à la Grosse Pomme... Tout le monde se retrouve chez Jonah pour dîner.

31 janvier 1925 - Une journée sous pression

Après concertation, le groupe décide de passer à l'action... Si la cérémonie doit se dérouler ce soir, ils ne doivent pas la manquer. Seulement, leurs identités sont connues de leurs ennemis. Ils devront agir avec prudence...

Les investigateurs s'accordent à infiltrer la boutique une dernière fois, afin de trouver ce fameux sous-sol. Pour ce faire, toute l'équipe se rend à la boutique le plus discrètement possible... Sachant qu'ils seraient dans tous les cas vite repérés une fois sur place, ils forcent l'entrée sans retenue. Les intrus fouillent avec hâte les lieux, n'hésitant pas à tout renverser. Ils finissent par découvrir une grosse trappe cachée sous plusieurs tapis poussiéreux.
Ils mettent à jour un escalier de pierre comptant une dizaine de marches hautes et incertaines. Au bout des escaliers, une porte de bois couverte de moisissure, qui donne sur une vaste cave hantée par une odeur fétide.
Le lieu est grand, il y a de quoi accueillir de nombreuses personnes. Le long des murs, il y a une série de djembés tous plus ou moins usés. À droite, tout au fond, un système de poulie... Les cordes sont rattachées à une grande pierre circulaire posée sur le sol. Vous décidez de ne pas soulever ladite pierre.
Armés de lampes-torches, vous explorez la cave. Mrs Mills-David écorche à l'aide d'un couteau les peaux des djembés, prise d'un certain malaise à la vue de ces instruments primitifs.
L'inspecteur Poole découvre un passage dans le mur, dissimulée par un rideau imitant la pierre. Il y pénètre et arrive dans une alcôve secrète... Soudain, un hurlement d'effroi, puis un coup de feu retentissent.
Vous appelez le lieutenant, mais pour toute réponse, vous n'entendez qu'une respiration aiguë et froide... et voyez surgir de l'alcôve un premier, puis un second individus. Qui sont-ils ? Vous l'ignorez. Leur peau est hideuse, rongée de partout et putréfiée. Ce sont de véritables cadavres ambulants. Comment est-ce possible ? C'est absurde, ce genre de choses n'existe que dans les histoires pour faire peur aux enfants ! Et pourtant...
Gardant son sang-froid, Thompson ouvre le feu sur l'un. Un, deux, trois tirs. Cela le ralentit sans pour autant le tuer. Folie. Poole ne répond plus. Vous prenez la fuite en l'abandonnant à son propre sort...
Dans le magasin, vous apercevez des silhouettes étranges, comme celle d'un macaque qui bondit, ou bien le bruit d'une colonne de fourmis... Qu'était-ce vraiment ? Vous ne vous y êtes pas attardés.

Pris d'une frayeur sans nom, vous vous réfugiez chez Howard. Qu'étaient ces choses effroyables ? Vous l'ignorez, mais le vétéran vous motive. Il faut agir, et vite. Le temps vous est compté.
Sans attendre, il use de ses contacts dans les milieux de l'ombre et parvient à recruter quelques mercenaires, tous anciens soldats. Se remémorant son passé militaire, Thompson suggère ainsi une attaque directe... Il ne mentionne pas à ses hommes ce que vous avez découvert sous les locaux de Ju-Ju, de toute façon ils ne comprendraient pas. Le stratagème de la gueule cassée est simple : assaut frontal à l'explosif pour faire s'effondrer le sous-sol pendant que le Culte y célèbre son rituel...

31 janvier - 1er février 1925 - Nuit de feu

La fin de journée se passe dans un silence empli de doute et de peur. Mais quand l'horloge sonne 23h, vous savez que vous ne pouvez plus reculer, et les cinq soldats se mettent en route. En voiture, ils arrivent dans la courette devant la boutique. La porte est fermée, mais pas verrouillée. Tout paraît désert, il n'y a pas un chat.

Le commando improvisé entre dans la boutique... Encore une fois, d'étranges silhouettes sont aperçues. Les militaires descendent les escaliers, arme à la main. Une musique terrible se fait entendre... On tape sur des tambours et des djembés, on chante des airs tribaux. Une chaleur étouffante leur parvient des sous-sols, accompagnée d'une forte odeur de sueur. La Langue Sanglante...
Tout à coup, un courant d'air froid, même glacial souffle dans la boutique. D'où vient-il ? Impossible à savoir. Dans un râle à demi étouffé, l'un des hommes se fige sans raison, les pupilles dilatées. Il ne se réanimera jamais... Mais ils n'ont pas le temps de se poser des questions. Il faut agir, bon sang !
3, 2, 1.
Les mercenaires enfoncent la porte et jettent leurs grenades. De l'autre côté, les adorateurs n'ont pas le temps de réagir. Dans un course effrénée, Howard et les trois autres s'enfuient aussitôt. Boom.

Plus rien.

Quant à Martin Poole ? Le néant.

7 février 1925 - La Menace a été vaincue

Une semaine s'est écoulée, au cours de laquelle vous avez pu vous reposer. Le Culte de la Langue Sanglante n'est plus. Tels les chevaliers des histoires d'antan, vous avez triomphé du Mal ! Mais pourtant... pourtant un sentiment ne vous quitte pas. Une intuition malsaine, mauvaise. Ces fanatiques déments n'étaient pas les seuls responsables de la mort d'Elias... Il y a autre chose... Et puis, Martin est mort. Ou peut-être pas... En fait, le plus terrible est que vous ignorez ce qui lui est réellement arrivé.
Il vous manque des réponses. À Jonah aussi. Pour ce dernier, elles sont à Londres. Mais Jack Socratès en a d'autres... Il lui reste des choses à apprendre de l'énigmatique Wilbur Watheley. Et surtout, il doit réussir à questionner Erica Carlyle, car les dossiers médicaux du Dr Huston à son sujet et à celui de feu son frère sont étranges.

La mort de Jackson Elias est intimement liée à celle de Roger Carlyle, vous en êtes convaincus, Kensington aussi. Mais en quoi, pardi, EN QUOI ? Vous avez remporté une bataille... mais la guerre fait toujours rage dans l'ombre, vous le savez, vous le sentez.

Dans une semaine, Jonah part pour l'Angleterre. Le suivrez-vous dans son périple ?

Aliénation.
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Re: [Aide de jeu - New York] Fiche d'investigation - achevé

Messagepar Dunkel » 29/11/2013 à 01:11

14 - 22 février 1925 - Le soucis du détail

Alors que vous envisagez un départ pour l'Europe, vous persévérez et creusez le plus profondément possible les pistes qu'il vous reste à New York.
Jack Socratès écrit de nombreux courriers à son mystérieux contact de Dunwich, Wilbur Watheley. Il n'obtient aucune réponse.
Mr James Mills parvient à obtenir un nouveau rendez-vous avec Mrs Erica Carlyle pour lui parler de son défunt frère Roger... Hélas, quelques maladresses font que la milliardaire reste muette et l'écoute avec lassitude avant de l'inviter à quitter sa propriété.
Grâce à un audacieux subterfuge, le docteur Socratès parvient à rattraper cet échec en jouant avec ses diplômes de psychologie. Il rencontre la jeune femme et parvient à la faire parler au sujet de l'expédition. Par la même, il obtient le droit d'ouvrir un coffre verrouillé depuis des années dans lequel se trouvaient quelques affaires du playboy, notamment un livre intitulé La Vie d'un Dieu.

"Ses angles étaient magnifiques et fort étranges ; j'étais enchanté et ensorcelé par leur hideuse beauté et je pensais à ces fous du monde extérieur qui ne voyaient qu'une erreur dans l'agencement de ce lieu. Je riais de la gloire qu'ils manquaient. Quand les six lumières furent allumées et les grands mots prononcés, il arriva, nimbé de la grâce et de la splendeur des plans supérieurs. Je n'aspirais lus qu'à m'ouvrir les veines pour que ma vie se fonde dans son être et que je devienne enfin, pour une part, un dieu."

23 février 1925 - Adieu New-York

Vous embarquez à bord d'un luxueux paquebot à destination de la Grande Bretagne, le tout financé par le bienfaisant couple Mills. Il vous faudra deux semaines pour atteindre le port de Kingsmouth. Le 9 mars 1925, vous atteignez les rivages anglais...

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=UwhFmBPG7hA
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