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Danilo
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Message par Danilo »

Ici les résumés des uns et des autres pour cette nouvelle campagne...
Les résumés postés par les joueurs sont susceptibles de rapporter de l'XP et/ou de la Renommée (Gloire/Infamie).
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Telenn
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

Un navire a fait naufrage. Les quelques marins qui ne sont pas morts sont étendus sur la plage, blessés pour la plupart. Le sable est rougi par le sang et jonché de débris rejetés par la mer.

Lundi 29 avril 1715
Le Saint-Michel mouille dans la rade de Saint-Malo. Maugemeur parle avec quelques marins qui embarquent dans une chaloupe. L’embarcation se dirige vers le port.

Différents marins embarquent à leur tour pour se rendre à la messe dont Corentin, Champigny, Bocanegra, Gendron, Le Garrec et Barthagas. Pendant ce temps, Maugemeur est convoqué chez le capitaine pour préparer la route.

Au retour de la messe, les marins constatent que six soldats malouins quittent le bord, raccompagnés par le capitaine, le second, l’armateur et Maugemeur. Les soldats rentrent au port. En revanche, quand Bocanegra met les pieds sur le pont, il est accueilli par les regards insistants du commandement avant d’être fermement conduit dans la cabine. Paulain rejoint le groupe. L’entretien privé dure quelques minutes.

Après avoir rangé la chaloupe et les deux canots, le Saint-Michel est prêt à appareiller. Le navire doit voguer de conserve avec la frégate La Précieuse, commandée par le capitaine Robert Estambot, un ami de Bruyas. La Précieuse quittera le Saint-Michel après l’escale aux Canaries. Le Saint-Michel devrait atteindre Basse Terre de Guadeloupe après cinq semaines de traversée.

Le départ se fait sous un léger crachin. Chacun procède aux tâches qui lui sont affectées. Corentin brosse le pont, vide les pots et laisse trainer ses oreilles. Le voyage commence tranquillement et les nouveaux découvrent les rituels propres aux marins. Notamment lorsque Paulain surgit sur le pont, déguisé en une parodie de femme. Comme le Saint-Michel dépasse la pointe bretonne, chaque marin doit jurer qu’il est déjà passé par là, et se faire tirer le nez et les oreilles. Ceux qui mentent ou qui jurent le contraire reçoivent un coup de pied dans les fesses. L’équipage se prête au jeu avec bonne humeur.

Alors que le navire croise dans les eaux du Golfe de Gascogne, le vent tombe. Plusieurs jours d’affilée, l’équipage est donc entièrement occupé par les exercices de manœuvre, de chargement des pièces, d’entrainements divers et de loisirs. Certains en profitent pour apprendre à tirer au mousquet, comme Corentin et cinq autres marins, sous la houlette de Jaouen. D’autres, comme Carpenter et Kabouàcoüatiti, échangent sur la charpenterie. Maugemeur enseigne l’hydrographie à Bocanegra.

Cette période de calme météorologique fait néanmoins remonter des rumeurs, colportées par Loïc Nedelec, un marin. Il raconte que Bocanegra et Maugemeur ont quitté Saint-Malo après avoir commis un meurtre. Il semble qu’il ait entendu parler de l’affaire de la taverne, et qu’il en déforme les faits… Maugemeur l’apprend de ses sources et en parle aussitôt à Bocanegra. Tous deux se mettent d’accord pour collecter plus d’informations avant d’agir. Soit en informant le commandement, comme le propose Bocanegra, soit en réglant le problème à la source, comme le suggère Maugemeur.

Dimanche 19 mai 1715
Le Saint-Michel arrive au port de Santa Cruz, sur l’île de Ténériffe, aux Canaries. Les quatre jours d’escale permettent au navire de se ravitailler et aux marins de se détendre et de récolter les nouvelles du monde. En l’occurrence, le roi d’Espagne, Philippe V, a exigé de monter une nouvelle flotte au trésor : la Flotta de Indias. Une partie de la flotte est déjà rassemblée à la Havane, Cuba, depuis mars 1715. Il s’agit de l’escadre dirigée par le capitaine Don Antonio Echeverz y Zubiza ; c’est la Flotta de Tierra Firme. Don Juan Esteban de Ubilla, capitaine de la flotte de Nouvelle Espagne et désigné amiral de la Flotta de Indias, est supposé rejoindre Echeverz dans les semaines qui viennent. En entendant ces nouvelles, les marins du Saint-Michel se souviennent de Piet Heyn qui est le dernier à avoir réussi à capturer une flotte au trésor. C’était en 1628.

Une fois son escale terminée, le Saint-Michel fait route vers l’ouest. Un rituel similaire à celui de Brest a lieu à l’occasion du passage du tropique du Cancer. Un dernier moment de détente avant l’épreuve qui prend la forme d’une tempête. Maugemeur a juste le temps d’alerter le capitaine du grain qui arrive. Les ordres sont donnés et l’équipage s’agite. On amarre la cargaison et les canons, les voiles sont carguées. Mais la tempête est violente et malgré le professionnalisme des marins, le Saint-Michel subit quelques avaries, notamment sur le mât de misaine et le gouvernail. Au plus fort de la tempête, Champigny redonne du courage aux marins en les haranguant malgré les éléments déchainés.

Deux jours plus tard, lorsque le Saint-Michel émerge de la tempête, on déplore la disparition de sept marins tombés à la mer, et la mort d’un autre, écrasé par un canon dont les amarres ont lâché. Le capitaine Bruyas fait convoquer l’équipage pour lui exprimer son plus vif mécontentement. Afin de faire des exemples, il désigne 12 coupables, dont Corentin et Bocanegra. Les « fautifs » reçoivent chacun, sur le torse, huit coups de chat-à-neuf-queues : un par marin disparu.

Loin de s’apaiser, l’ambiance se tend de plus en plus. Le capitaine entretient le malaise en suspendant les soldes de manière arbitraire et en mettant aux fers les marins qu’il choisit. Des disputes éclatent régulièrement. Pour ne rien arranger, le temps est de nouveau si calme que les hommes peinent sous la chaleur pesante pendant deux jours.

Un nouvel incident survient : deux hommes sont surpris en train de jouer, alors que c’est strictement interdit par les règles du bord. Le capitaine les condamne à vingt-cinq coups de fouet chacun. Les deux joueurs meurent bien avant le vingt-cinquième coup. Bruyas ne se présente même pas aux funérailles. Seul le second y participe, en se faisant le plus discret possible. Maugemeur apprend que c’est Nedelec qui a informé Desquennes… le fourbe a été vu donnant l’information au second alors que celui-ci faisait son enquête. D’autre part, la rumeur du crime perpétré par Maugemeur et Bocanegra enfle. A présent, ils auraient commis plusieurs meurtres et seraient en fait des assassins en puissance sur le navire. Le pilote décide qu’il est temps de s’occuper de Nedelec dès que possible. Corentin tombe sur une réunion improvisée entre Bocanegra, Champigny, Jaouen, Carpenter et Kabouàcoüatiti. Ils discutent des rumeurs en question. Avant de s’esquiver, le mousse les avertit qu’il n’est pas prudent, surtout en ce moment, de se regrouper : ils pourraient être associés aux rumeurs. Heureusement, personne ne les épiait.

Kabouàcoüatiti tente de remonter le moral des marins en cuisinant les poissons qu’il a pêchés. Mais cela ne suffit pas à ramener l’ambiance au beau fixe.

Des cris de mouette retentissent. Une terre est proche ! Mais une nouvelle tempête ramène la morosité et accentue l’image de chat noir que de plus en plus de marins associent à Maugemeur et Bocanegra. L’équipage entame les manœuvres adéquates quand un cri tombe de la vigie : « voile droit devant ! » Il s’agit d’une frégate battant pavillon anglais. Elle semble avoir subi de nombreux dégâts dans la tempête. Ce qui ennuie le capitaine, c’est qu’elle se rapproche ostensiblement du Saint-Michel. Aussitôt, les ordres sont changés et la voilure rétablie pour fuir devant la frégate, mieux armée que la flûte marchande. Les sabords bâbord sont ouverts et les canons préparés à faire feu.

La frégate de guerre est à présent suffisamment proche pour être identifiée. Il s’agit du HMS Restoration. Quand il se souvient du nom du capitaine de la frégate, Corentin court avertir Maugemeur : le commandant du vaisseau est le capitaine Nathaniel Brooker, un corsaire ! Au même moment, les mantelets de sabords du Restoration se soulèvent, révélant vingt pièces de 6. Bruyas ordonne le branle-bas-de-combat. La consigne est donnée de charger les canons à boulets ramés et d’achever le travail commencé par la tempête. De son côté, le Restoration signale au Saint-Michel de se mettre en panne et de se préparer à être abordés. Bruyas n’obéit pas. Au contraire, il ordonne de faire feu. Le combat est engagé. La frégate réplique par un tir de mitraille qui décime l’équipage du Saint-Michel : plus de quarante marins sont touchés plus ou moins grièvement. Corentin est touché à la poitrine et au bras droit avant de sombrer dans le coma. Kabouàcoüatiti fait ce qu’il peut pour arrêter l’hémorragie avant de s’occuper d’autres marins blessés.

Les tirs du Saint-Michel ne font pas beaucoup de dégâts au bâtiment de guerre mais un tir bien ajusté de Jaouen au canon de fuite arrache les haubans de misaine et la frégate est forcée d’abandonner la poursuite sous peine de démâter. Mais le Saint-Michel n’est pas sauvé pour autant car il lui faut à présent affronter la tempête. La manœuvre reprend : les voiles sont carguées juste à temps.

C’est alors qu’un sloop surpeuplé sort à son tour de la tempête. Il envoie des signaux de détresse au Saint-Michel pour demander des voiles et de l’eau. Mais Bruyas les ignore complètement : « chacun doit gérer ses problèmes ». Le sloop vire aussitôt de bord, semblant suivre le Saint-Michel à distance, à moins qu’il n’ait aperçu le Restoration au loin…

Mercredi 12 juin 1715
La flûte ne résiste pas à la tempête, bien plus violente que la précédente. La manœuvre est rendue difficile par le manque de marins. Finalement, ce sont les récifs de l’île toute proche qui achèvent le Saint-Michel. La coque est déchirée et le navire s’échoue… les marins survivants sont blessés et se retrouvent sur une plage rougie par le sang. Des débris de bateau jonchent la côte… Heureusement, Antoine Petit, le maître canonnier, possède quelques rudiments de chirurgie et s’occupe de soigner ceux qui peuvent être sauvés. C’est le cas de Corentin qui sort de son coma.

Certains entament un compte des morts et des disparus. Parmi ces derniers : Nedelec…
Modifié en dernier par Telenn le 22/10/2019 à 06:32, modifié 2 fois.
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Danilo
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Message par Danilo »

:claclap: :amen: Très beau résumé !
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Fitzguern
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Fitzguern »

Je suis à Saint-Malo dans l'auberge La Brigantine, et je viens de signer mon engagement comme aide charpentier sur le Saint-Michel, navire marchand en partance pour la Guadeloupe auprès du quartier maître Silas Paulain.
Plus tard, alors que j’attends l'heure de pouvoir embarquer, le mousse Corentin, me rassemble avec un groupe de nouveaux engagés (Charles Jaouen, Étienne de Champigny, Kabouacoüatiti, et Francisco Bocanegra), pour l'aider à retrouver le pilote du Saint-Michel, Bastien Maugemeur. Celui-ci ne s'est pas présenté à son rendez-vous avec le capitaine du Saint-Michel, ce qui, malgré ses manières de débauché, ne fait pas partie de ses habitudes.
On commence par se rendre à son logis, où sa logeuse nous apprend qu'il est parti hier soir en compagnie d'une de ses connaissances qu'elle ne peut nommer, et qu'il n'est pas rentré depuis. Nous commençons le tour des tavernes de Saint-Malo, apprenant que Maugemeur a été vu en compagnie d'un certain Aigremont, un vieil ami à lui, une partie de cartes aurait fini en dispute. Un quidam finit par nous apprendre que Maugemeur a été agressé en rentrant chez lui et finalement arrêté par la milice. Nous reportons la nouvelle au quartier maître qui fait intervenir le subrécargue du Saint-Michel, le représentant de l'armateur étant le seul à avoir les moyens de faire libérer le pilote.
Après sa libération, Maugemeur nous invite à boire une pinte pour nous remercier. Il en profite pour pour nous conter le fin mot de l'histoire. Il est parti en soirée avec un ancien ami, Thomas Aigremont, second à bord du Flore. Une partie de cartes a vu Bastien remporter les cahiers de William Dampier que possédait son ami Aigremont, ce dernier ne l'ayant pas bien pris du tout. Celui-ci a ensuite fait agresser Maugemeur et s'est arrangé pour le faire arrêter. Bastien Maugemeur, de manière plutôt cavalière vu que nous ne sommes pas encore membres de l'équipage, nous demande de l'aider à récupérer les cahiers. Il semble remonté contre son ancien ami. Un plan rapidement mis en place se solde par moi qui aborde Aigremont pour l’inciter lui et ses compagnons à bidonner qui se termine en orgie, et par la mise à mal d'Aigremont. C'est le culot de gargousse [NdMJ = mousse] qui a récupéré les cahiers pendant que nous honorions ces dames.
De mon côté, je suis juste bon à retourner sur le Saint Michel pour dormir.
Modifié en dernier par Danilo le 05/11/2019 à 17:59, modifié 1 fois.
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Fitzguern
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Fitzguern »

A la vielle de l'appareillage du Saint-Michel, alors que la plupart des marins du bord descend à terre pour assister à la messe, je décide de rester à bord pour faire la connaissance du navire et de l'indigène Kabouacoüatiti.
Un peu avant le retour de l'équipage, une chaloupe pleine de soldats aborde le Saint-Michel, pour entretenir le capitaine d'une agression commise par des membres de son équipage. A son retour à bord, Bocanegra est convoqué par le capitaine et les officiers. Maugemeur est du lot, également mis en causse dans l'agression d'Aigremont.
Le Saint-Michel appareille enfin. Il va rejoindre La Précieuse, un navire Brestois qui va nous accompagner jusqu'à Tenerife. On subit une longue période de calme dans le golfe de Gascogne. Après un ravitaillement complet, on quitte Tenerife, et on se sépare de La Précieuse.
Deux jours après le départ, nous affrontons un violent grain. Le navire subit nombres d'avaries et la perte de huit marins, dont un écrasé par une pièce de quatre mal arrimée. Le capitaine Bruyas, ancien de la Royale, fort peu satisfait du comportement de l'équipage pendant la tempête, fait subir le fouet de manière arbitraire à douze marins, dont Bocanegra et Corentin. Une seconde période de calme me permet de m'atteler à la réparation de la misaine avec le maître charpentier du bord. Je suis trop occupé pour être affecté par la morosité ambiante et par le mécontentement qui ne cesse de croître depuis la punition infligée par le capitaine. De plus un certain Nédélec semble vouloir envenimer les choses et tente même de faire passer Bastien et Bocanegra pour des chats noir. Ils mènent discrètement leur enquête, et il semblerait que Nédélec soit à bord pour venger Aigremont.
Le voyage reprend, et alors qu'une nouvelle tempête semble se profiler, une voile est repérée à l'horizon. Il s'agit d'une frégate armée en course qui semble avoir subi quelques avaries. Il s'agit du HMS Restoration, un navire corsaire commandé par Nathanael Brooker, réputé comme chasseur de pirates. Il exige que l'on mette en panne pour être abordé. Un tir de la bordée bâbord et de la pièce de fuite nous permet d’immobiliser la frégate non sans avoir perdu 40 marins lors d'une riposte de mitraille. On poursuit la fuite, et l'on croise un sloop à la voilure en piteux état qui demande de l'aide que le capitaine choisit d’ignorer. Il choisit de nous faire entrer dans la tempête pour échapper à la frégate, mais la manœuvre s’avère impossible, et le Saint-Michel finit disloqué sur les récifs.
Je reprends connaissance sur une plage indemne, mais peu de marins ont eu cette chance. Alors que Kaboua prend sur lui d'organiser les secours et le soin des blessés, je commence à organiser les survivants indemnes pour commencer la récupération de tout ce qui pourra nous être utile. Il faudra sans doute également désigner une équipe d'exploration, au moins pour trouver de l'eau douce.
Modifié en dernier par Danilo le 05/11/2019 à 18:20, modifié 1 fois.
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Danilo »

Merci pour tes résumés Francis, je les ai corrigés (orthographe et noms propres uniquement).
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ketzol
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Re: [PN2] - Résumés

Message par ketzol »

Journal de Bastien Maugemeur

27 Avril 1715
J’ai subi un traquenard de cette canaille d’Aigremont. Il n’a pas supporté que je gagne au jeu contre lui et que je remporte les fameuses notes de William Dampier. A l’ombre, voilà où il est parvenu à m’envoyer ! Mais c’était sans compter sur ce malin de Corentin ! Il est parvenu à réunir quelques hommes qui semblent de confiance, et sont venus me libérer avec l’appui du capitaine du St Michel.
J’ai la rancune tenace ! Je demande donc l’aide de ces nouveaux compagnons, ca me permettra de tester leur fidélité et leur engagement.

28 Avril 1715
Nous l’avons bien eu ! “Bout de Bois”, le charpentier les as bien arrosé ! Du coup Aigremont et ses comparses se sont rendus aux bordel, et les hommes ont pu les suivre.
Le jeune et malin Corentin est parvenu à s’infiltrer pour subtiliser les notes manuscrites de William Dampier… Il ira loin ce gosse !
D’après ce qu’ils m’ont raconté, Francisco et Charles ont ensuite suivi les imbibiés… Aigremont et ses hommes ! Ils les ont stoppé, et se sont battus, pour laisser un souvenir à ce salaud d’Aigremont ! De la part de Maugemeur lui ont il dit ! J’assume, moi.
A ce qu’ils m’ont dit Aigremont était mal en point lorsqu’ils l’ont laissé. J’espère qu’il crèvera avec les siens. Les rats la pisse.

Nous prenons la mer

< Notes perdues du journal…..>

12 Juin 1715
Le St michel a sombré lors de la Tempête et nous avons fini échoué sur la plage d’une terre inconnue.
Nous avons fui les Anglais et survécu, mais sans navire...Qu’allons nous devenir. Il est important de garder son sang froid. Beaucoup de morts…
L’accusation de méfait par ce Nedelec me parait bien légère face à la dureté de la mort de tous ces hommes. D’ailleurs je me demande si ce Nedelec ne serait pas un agent de cette canaille d’Aigremont souhaitant se venger… Bocanegra et moi accusé de méfait. On croit rêver. Ce Nedelec a disparu, j’espère qu’il flotte parmi les requins.
Parmi les nombreuses pertes nous impactant :
-Le capitaine Brullaisse
-Nicolas Vermont
-Legarrec
-Bozec le cambusier
-La baleine, notre Coq…
-et la liste est longue…[/list]

Nous organisons rapidement une fouille de ce qui peut être sauvé. Nous disposons de 3 journée d’eau et 2 journée de nourriture pour environs 40 estomacs. Pas simple. Même en rationnant, si nous ne trouvons pas rapidement de solution, nous courrons tous à une mort certaine.

Richard Bercson, le canonnier prend la main sur la gestion des opérations. Je le laisse faire, préférant rester en retrait afin de garder une vue d’ensemble des opérations.
Nous sommes à priori au Nord des Antilles. L’île où nous semblons nous trouver comporte un volcan. Monter vers celui ci nous permettra de voir au loin et d’analyser notre lieu de vie. S’il y a des pistes, c’est là où nous les verrons.
J’ai été blessé et Antoine Petit le Maitre canonier dispose de compétences caché de Chirurgie. Le Coq Kabouà lui a indiqué quelles plantes utilisées. Leurs compétences ne seront pas du luxe dans le futur ! De braves compagnons ces deux là !

Nous décidons d’organiser un groupe pour partir explorer l’île, et bien nous en a pris, nous avons découvert une cascade ! De l’eau non salé ! Dieu veille sur nous !

Une fois arrivés sur le Volcan nous découvrons la présence d’un autre camp au Nord de l’île. Probablement des échoués eux aussi. Nous entendons des coups de mousquets qui nous confirme qu’il ne s’agit pas d’autochtone.
Visiblement nous serions au Nord des îles vierges.
Nous retournons au camp pour prévenir les nôtres.

13 Juin 1715
Nous décidons de rejoindre le camp au Nord en longeant la côte.
Lorsque nous sommes arrivés, les colons chargeaient une troupe de Caribéens. Kabouà a tenté une approche auprès des Caribéens, mais s’est pris une flèche pour réponse. Nous sommes donc entré dans la bataille et avons combattu les Caribéens. Paulin, le quartier maitre a succombé durant cette bataille où nous sommes sortis victorieux. Cette bataille lui est dédié.
Les colons sont en réalité des pirates ( ! )
Les Sloop était le renégat. Nous rencontrons le gros quartier maitre Dayak. Leur capitaine Quentin Rochefort a bossé pour le Roi de France ou l’un de ses représentants par le passé. Dayak qu’en a lui a fait partie de l’équipage de Cassart ! Il m’a reconnu le bougre ! Une bonne mémoire. La mienne sur le coup m’a fait défaut. J’espère qu’il ne tiendra pas ombrage ou déshonneur de cela. C’est probablement le choc de ces derniers jours qui m’a fortement impacté.
Apparemment Roquefort, le Capitaine serait proche du gouverneur de St Domaingue : Le comté de bleinac.
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ketzol
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Re: [PN2] - Résumés

Message par ketzol »

Journal de Bastien Maugemeur - Suite


14 Juin 1715
Nous sommes une trentaine à nous réveiller sur la plage.
Kaboua, le coq, semble pensif, il s’isole vers le centre de l’île, suivi par Corentin. Le ptit jeune continue de garder sa curiosité. Mais sans résultat, il se fait renvoyer sur la plage par De Champigny.
Pendant ce temps, Rochefort quant à lui commence à prendre beaucoup de place sur le camp, donnant des ordres à un peu tout le monde, même aux anciens du St michel. Il manque pas de culot celui là ! heureusement De Champigny prend la main pour contrebalancer les injonctions de Rochefort.
Selon Kabouà, les indigènes ont attaqué car ils considéraient le lieu, l’île, comme sacré. Nous les aurions ainsi insultés en parcourant cette île. Comme si nous avions choisi d’échouer ici !
Selon lui, les indigènes risquent de réattaquer, et si cela a lieu ce sera probablement de nuit, afin de profiter de l’avantage du lieu et de la météo.
Bocanegra imagine de son côté qu’ils ont surement des petites embarcations qui pourraient nous permettre d’embarquer et de quitter ce île maudite. Pas con, mais pas de certitude avéré pour le moment.
Pour continuer de contrebalancer le pouvoir que semble prendre Rochefort et accompagner le contre pouvoir de De Champigny, je propose à Rochefort le fait qu’il serait intéressant de faire des binômes entres les hommes des deux anciens navires… il acquiesce et trouve que c’est une bonne idée… Mais qui est donc cet homme ? Je ne pensais pas qu’il avaliserai le fait aussi simplement le bougre. Et ce n’était que le début...
De fait, nous organisons la défense du campement.
Le soir sera tout aussi, si n’est plus, étonnant que la journée. Rochefort nous convie à la parole autour du feu ! L’équipe du St Michel est plus que dérouté, et surpris.
Bocanegra est le premier à prendre la parole. Il propose une défense au corps à corps, et souhaite éviter tout combat a distance qui serait à notre désavantage selon lui.
C’est ensuite au tour de “pique à viande”, qui parle comme un charretier. Pour lui il faut d’abord attaquer à distance...
Viens ensuite le tour d’un Anglais, “Feu au cul”.
Lorsqu’il prennent la parole, il se lève à chaque fois, et demandent la parole en levant le bras. Je n’ai jamais vu une assemblée de ce type avec une participation active et libérée de tous. C’est … étrange et déroutant.
A lieu un débat sur les canons, leurs récupérations, et leurs utilisations possible. Rochefort prend la main, et fait stopper l’échange. Il y a donc un arbitre et des règles afin d’éviter un chaos complet, intéressant. Il demande de passer à un autre sujet.
De Champigny prend la main, et remet Rochefort à sa place. Lui faisant comprendre que nous n’avons pas ses usages, ne connaissons pas ce type de fonctionnement.
Rochefort commence alors a évoquer la suite : Il souhaite rejoindre Nassau, Providence dans les Bahamas. Via le port d’Antigua ( à 3-8 jours d’ici). Il veut retrouver ses amis William CURANT et Henry JENNNINGS. Il en profite aussi pour expliquer leur fonctionnement. L’équité des décisions, les assemblées d’équipage : ce que nous faisons actuellement le soir, géré normalement par le quartier maitre.
Dayak nous montre ce qu’il appelle la “Chasse Partie”, Les droits et devoirs de chacun, et ce qu’il gagne en cas de butin, et/ou compensations lié à des blessures. Une nouvelle image de la justice se dessine dans ma tête. C’est inhabituel, mais tellement… logique et de bon sens.
Je me surprends à boire ses paroles comme je le faisais enfant en écoutant en cachette les récits de marins dans les tavernes.
Apparemment ces règles sont les mêmes pour tous les pirates, quelque soit leur importance relative.
L’un d’eux qui semblent avoir vu du pays, “L’Aiguille” nous demande ce que nous comptons faire après. Les rejoindre, ou pas ? Excellente question, mais je sens bien au fond de moi même l’appel de l’Aventure !
Corentin me regarder et me questionne, Il hésite, ne sais pas trop. Je tente de le convaincre.
Les échanges continuent, et Wilfried, le charpentier nous annoncent qu’il faudra au moins 19 jours pour faire des embarcations. Nous n’avons pas tout ce temps !!! Il faut tenir, et survivre. Kabouà le ramène à la réalité en évoquant les réserves de nourriture qui s’épuisent bien trop rapidement.
Notre ancien équipage du St Michel attend que je prenne la parole, et finis donc par la prendre pour les rassurer. J’évoque le fait qu’à l’issue, chacun d’entre nous devra faire un choix. Marine traditionnelle, ou Piraterie sans retour arrière possible. Dans mes mots, tous comprennent que mon choix est déjà fait. Je compte bien embrasser l’Aventure qui se tend à moi, et vivre à fond celle ci jusqu’où elle me mènera !

15 Juin 1715 au 19 Juin 1715
Plusieurs jours passent, et toujours pas d’attaque des indigènes. Nous continuons à optimiser le camp.

20 Juin 1715
J’ai fait un drôle de rêve dans la nuit. Je me sens étrange au réveil, déboussolé,

Nuit du 22 Juin 1715 au 23 Juin 1715
Les indigènes ont attaqué cette nuit, comme le prévoyait Kabouà. La bataille n’a pas été longue, notre poudre à parlé et les a fait fuir. Bocanegra cependant à malgrétout été touché à la jambe droite par une flèche. Il semble mal en point.

26 Juin 1715
Conagra récupère bien. Il a une fracture du tibia, et Kabouà l’a soigné grâce a ses herbes magique.
Corentin aperçoit une voile au loin, Je préviens alors Rochefort, qui indique de faire des feux et de préparer les canons. C’est un navire de guerre Français, une frégate. Ils ont jeté l’ancre au loin et une vingtaine d’hommes viennent vers nous à bord de Chaloupes.
Apparemment ils viennent faire de l’eau.
Ils accostent sur l’île.
Nous avons mis en place un plan. Rochefort se fait passer pour le capitaine Pensart du St michel. Espérons qu’ils ne le connaissent pas…
Celui qui dirige la chaloupe se présente comme le Lieutenant Lenoir sous les ordres du capitaine Antoine Daire du navire le Griffon.
Ils font plusieurs aller retour pour faire de l’eau et s’occupent de nous ensuite… Rochefort n'aurait pas agit dans cette ordre. Cela conforte ma décision de rejoindre son équipe.
Nous racontons le naufrage du St Michel au capitaine après l’avoir rencontré sur le Griffon. Un bien beau navire. Il vogue vers St Domingue/Cap François.
D’après l’aiguille, le navire est anormalement vide.
Ils acceptent de nous déposer à Cap François.
Le voyage dure quelques jours.

1 Juillet 1715
Nous arrivons en vue de Cap François. Le lieutenant Lenoir nous propose de rejoindre l’équipage du Griffon, ils doivent récupérer un chargement et se rendre à Brest.
Ce sera sans moi, comme je l’ai déjà écris, mon choix est fait.
Nous descendons donc du navire et rentrons à St Domingue.
Rochefort, toujours sous couverture, veut voir le comte de Bléniac, celui ci pourrait selon lui nous sortir d’affaire. De quelle affaire parle t il ? aucune idée…
Il nous mène chez l’un de ses amis, un certain Louis le borgne, qui tient des entrepôts à St Domingue. Une boutique d’import/export.
Lui et Rochefort semble en affaire. Louis le borgne recommande à Rochefort de ne pas trop trainer par ici. Bléniac ferait du ménage dans ses contacts.
Rochefort ne semble pas inquiet, il a apparemment une autre affaire qui serait prête, il nous en dira plus prochainement.

5 Juillet 1715
Nous quittons St Domingue pour rejoindre Nassau en chaloupes.

11 Juillet 1715
Nous arrivons finalement à Nassau.
Le bruit de l’arrivée de Rochefort ne traîne pas. Rochefort nous présente le capitaine William Current, habillé tout de rouge avec des yeux bleus ainsi que son maître d'équipage, Daley Murphy. Celui ci est très tactile et semble un sacré bon vivant.
C’est ce jour que Rochefort décide de nous parler enfin de son projet.
La flotte aux trésors espagnols s’est réuni, et il prévoit de l’attaquer. Il connaît la route, il faut juste savoir quand ils partiront. Les informations dont nous avons besoin seraient à la Havane. Là où se trouve le Griffon…
Le contact de Rochefort à la havane est une certaine Donna Teresa Reyes, tenancière d’un bordel : La sirène.
Pour le trajet Nassau - La Havane il faut que nous comptions 4 à 5 jours. Le navire qui nous y mènera sera le Mosquito.

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Telenn
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

Après avoir organisé le camp et commencé l’exploration du morceau de terre, les naufragés tombent au milieu d’une bataille entre indiens caraïbes locaux et les naufragés du sloop pirate. L’ancien équipage du Saint-Michel vient en aide aux pirates et tous se regroupent pour se défendre et se sortir du pétrin. Les réfugiés sont au nombre de 27 dont 13 pirates.

Vendredi 14 juin 1715
Corentin se remet lentement d’une blessure causée par une flèche caraïbe dans le bras droit. On lui a posé une attelle pour maintenir l’os cassé en place.
Alors qu’il aide à préparer le petit déjeuner, Corentin s’aperçoit que Kabouácoüatiti regarde fixement le ciel avant de s’éloigner du camp. Champigny semble avoir remarqué le même manège. Tous deux suivent le caraïbe mais celui-ci s’en rend compte et exige qu’ils le laissent seul. Corentin renâcle mais Champigny lui ordonne de retourner au camp.
Quentin Rochefort, le capitaine pirate, s’agite et commence à donner des ordres à tout va pour distribuer les tâches aux hommes, qu’ils soient de son équipage ou de celui du Saint-Michel. Champigny ne désire pas que le pirate prenne trop d’influence sur les autres hommes et se met donc à le conseiller sur les capacités des hommes du Saint-Michel. Gueule Noire, le canonnier des pirates – bandeau sur un œil, des dents en moins, une jambe de bois et une voix forte – prend Jaouen avec lui et entreprend de récupérer des canons du Saint-Michel pour armer le camp. Daillac, le quartier-maître pirate s’occupe lui aussi de gérer les hommes.
Peu enclin aux surprises, surtout avec une santé aussi précaire, Corentin vaque à diverses occupations insignifiantes et traine au milieu des groupes de marins au travail. Il s’attarde plus particulièrement aux alentours du capitaine Rochefort, de Daillac et de Gueule Noire. Mais les forbans sont bel et bien occupés à mettre de l’ordre et se préparer au retour des assaillants.
Ne voulant pas rester sur la touche et aussi pour tenter de lier les équipages dans l’adversité, Maugemeur propose à Rochefort de former des binômes pirate-Saint-Michel. Bocanegra suggère une stratégie de défense. Le capitaine fait alors quelque chose qui surprend les marins du Saint-Michel : il demande à Daillac de convoquer tout le monde pour en discuter… La seule chose qu’il ordonne sans demander l’avis de personne est de dresser des palissades car c’est le plus urgent.
Daillac retourne motiver les hommes en les encourageant lorsqu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes mais n’hésite pas à hausser le ton et à jurer quand un homme rechigne ou tire au flanc, bien que ce cas soit rare.
À la tombée de la nuit, les défenses, même minimalistes, sont dressées. De plus, des vivres ont été récoltés ou pêchés : de quoi tenir une journée, deux au maximum.
Alors que Carpenter se sent pris de fièvres et s’éloigne prestement pour se soulager, le reste des hommes se rassemble sous l’impulsion de Daillac. Tous se regroupent autour du feu de camp principal. Le quartier-maître ouvre l’assemblée : chacun peut parler à condition de se lever et d’énoncer son nom. Bocanegra n’attend pas et se lève aussitôt et se présente. Il expose ensuite sa stratégie : dresser les défenses, notamment les canons, et aussi lancer des expéditions pour localiser d’éventuelles embarcations caraïbes. Il souligne que si, par chance, les indiens ne sont pas de l’île, alors ils doivent avoir laissé leurs bateaux ou pirogues à l’abri. Daillac lance un vote qui surprend une fois de plus les marins du Saint-Michel tout en renforçant la conviction qui enflait dans la journée que ce mode de vie est très libertaire et permet une bonne entente constructive.
C’est au tour de Pique-à-Viande de prendre la parole. Il approuve juste la stratégie de Bocanegra en ce qui concerne les canons. Alors que ce dernier veut protester et soutenir la deuxième partie de son plan, il se fait refouler par l’assemblée : il a dépassé son temps de parole. Puis Kabouácoüatiti se fait interroger sur les présages qu’apparemment il a vus. Il semblerait que la terre que les naufragés foulent soit une terre sacrée et les caraïbes vont forcément revenir très vite pour punir les sacrilèges.
Feu-au-cul, un anglais parlant français avec un fort accent, s’adresse aux autres uniquement pour motiver les troupes contre les caraïbes. C’est ensuite au tour de Champigny de se lever et de déclarer qu’il trouve dommage que les règles ne soient pas connues de tous. En effet, malgré l’apparente convivialité et liberté de parole de chacun, il est évident que les non-initiés ne bénéficient pas du même traitement. Rochefort répond aussitôt que tous les marins du Saint-Michel sont les bienvenus s’ils souhaitent rejoindre les pirates. Il en profite pour annoncer qu’il compte bien rallier Nassau. Il doit y rejoindre William Current et Henry Jennings.
Bocanegra demande à nouveau la parole pour savoir quel est le port le plus proche de l’île du naufrage, si la position supposée est bien la bonne. Selon les estimations du capitaine, mais aussi de Maugemeur, il serait possible d’arriver à Antigua, Anguilla ou Puerto Rico sous trois à huit jours sur un radeau de fortune.
Après un silence pesant pendant lequel les hommes réfléchissent, Rochefort reprend la parole et entreprend d’expliquer que les lois pirates fonctionnent sur des principes d’équité et de liberté. Il exhibe un rouleau de papier sur lequel est inscrit la chasse-partie. Il s’agit des règles de l’équipage, ratifiées par tous. Ces règles peuvent être modifiées en fonction des mérites et des évolutions diverses. Elles doivent être soumises au vote. Les règles indiquent les droits, les devoirs et les récompenses de chacun. Rochefort mentionne Benjamin Hornigold, Bellamy, Cockram et d’autres. Ces grands noms de la piraterie ont permis d’établir les lois qui font de la confrérie un monde meilleur que celui des tyrans du vieux monde. Encore une fois, le discours intéresse plus d’un marin du Saint-Michel. Rochefort achève son explication en indiquant que les postes de commandement d’un navire pirate sont attribués au mérite et en fonction des compétences. La dernière règle qu’il énonce est certainement la plus importante dans la situation actuelle : en temps de crise, le capitaine a toute autorité et nul ne peut la remettre en cause avant que la crise ne soit passée. Alors l’assemblée est convoquée, les mécontents écoutés et leurs revendications votées. Le capitaine peut alors être démis et jugé si telle est la nécessité.

Un nouveau silence. Cette fois, les hommes échangent entre eux. Corentin demande conseil à Maugemeur. Le mousse n’arrive pas à bien saisir la situation et ses conséquences. Le pilote le rassure et Corentin lui fait confiance. Les révélations surgissent ici et là. Bocanegra fuit l’Europe. Jaouen, la France. Carpenter a entendu parler du mythe des pirates et veut changer de vie. Maugemeur est assoiffé de découverte… Beaucoup sont donc tentés par la vie de pirate que leur fait miroiter Rochefort.

La conversation revient à la réalité. Carpenter estime que la construction d’un radeau permettant d’évacuer tout le monde prendra environ dix-neuf jours. Il dirigera la tâche avec Marcel Gendron. Kabouácoüatiti pense que les vivres ne tiendront pas une journée de plus et qu’il faudra donc retourner cueillir, chasser et pêcher tous les jours. Rochefort soutient l’idée de Carpenter de signaler la position en construisant une espèce de phare. Enfin, quelques pirates disant s’y connaître en médecine sont recrutés pour soigner les fiévreux, car Antoine Petit, qui seul s’y connaît en chirurgie, est atteint par la maladie.

Maugemeur prend enfin la parole devant l’assemblée. Il semble que les marins du Saint-Michel aient tous attendu ce moment avec impatience. Le pilote commence par quelques mots banals d’introduction puis se lance dans un discours sur le choix que chacun devra faire dans un avenir très proche : piraterie ou non ?

L’assemblée se disperse ensuite et les tours de garde s’organisent pour les hommes vaillants. La nuit se passe.

Samedi 15 juin 1715
Les jours se suivent et se ressemblent. Trois canons ont été remontés et installés sur la plage, ce qui porte les défenses à quatre bouches à feu. Carpenter, Gendron et les constructeurs ont bien travaillé et ils estiment qu’au lieu des dix-neuf jours prévus, il ne leur en faudra finalement que huit.
Kabouácoüatiti déclare avec certitude que les locaux vont attaquer avant la pleine lune. Celle-ci devrait arriver dans dix jours. Il faut donc mettre les bouchées doubles et ne pas perdre de temps.
De son côté, Corentin est libéré de son attelle, même si sa blessure est toujours douloureuse. Il ne devrait néanmoins pas subsister de séquelles.

Mercredi 19 juin 1715
Les marins se réveillent après avoir fait un étrange rêve de conquistadors traversant péniblement une jungle dense et hostile. Ils se dirigeaient vers le Chemin de l’Inca et la cité qui se trouvait au bout. Les chevaux étaient morts et la fièvre, les serpents et les insectes se chargeaient des survivants. Il leur fallait à tout prix rejoindre les troupes de Francisco Pizarro…

Alors que le radeau est presque terminé, les discussions sont à présent orientées sur les inquiétudes naissantes des marins du Saint-Michel. Ils se demandent ce qui arrivera quand l’embarcation sera prête : les pirates vont-ils les abandonner sur l’île, voire les tuer ? Doivent-ils signer la chasse-partie ? De leur côté, les pirates exigent que le commandement du radeau soit choisi par les pirates eux-mêmes. Corentin n’est pas tranquille non plus. Même s’il a déjà en tête ce qu’il souhaite faire, il retourne chercher du soutien auprès de Maugemeur.

Samedi 22 juin 1715
La journée se passe bien, malgré les tâches harassantes pour tous. Mais c’est au cours de cette nuit que l’attaque des caraïbes survient. Les naufragés avaient beau savoir que cela arriverait tôt ou tard, ils sont tout de même surpris par la vitesse et le manque de signes avant-coureurs. Heureusement pour eux, un seul pirate meurt d’une flèche avant que la défense se mette en branle. Mais la bonne préparation permet aux marins de repousser efficacement la première vague d’indiens. Les flèches caraïbes s’abattent sur les marins qui répliquent par des tirs de mousquets, rechargés par Corentin. Le corps-à-corps s’engage alors. Les moucheurs reculent au fur et à mesure et continuent d’abattre quelques sauvages. Rapidement, il ne reste que des archers dissimulés à l’orée de la jungle. C’est alors que les canons entrent en action, chargés de mitraille. Ils arasent la végétation et déciment les indiens cachés derrière. Une salve suffit à ramener le calme. Un calme lourd, sans cris d’animaux ni bruit de respiration. Quelques instants plus tard, les marins rassemblent les blessés, dont Bocanegra, et se préparent à une deuxième vague. Mais elle ne vient pas. Quelques téméraires s’avancent et vont achever les indiens survivants.

Mercredi 26 juin 1715
Le matin se lève. Le camp est calme et les préparatifs de l’évacuation se terminent. Les blessés sont tous soignés. Corentin est en pleine forme. Il repère d’ailleurs une voile plein sud. Il court avertir Maugemeur : c’est un trois-mâts, une frégate armée en guerre… Mais il ne s’agit pas du HMS Restoration. Non, c’est un navire battant pavillon français !
L’agitation s’empare du camp de naufragés et les suppositions vont bon train. Rochefort endosse le nom de Clément Pansart afin de ne pas éveiller de soupçons chez les marins de la Royale.
Pendant que le camp se prépare, la frégate est arrivée au bord de la barrière de récifs et jette l’ancre. Une chaloupe est mise à la mer et des hommes embarquent. Il faut attendre qu’elle se rapproche pour constater qu’un groupe de six fusiliers et deux officiers sont à bord, en plus des douze marins qui rament. Ils ont aussi embarqué deux tonneaux. À leur forme, Corentin déduit qu’ils vont servir à ravitailler le vaisseau en eau douce.
Quand la chaloupe arrive à la plage, les fusiliers en descendent aussitôt, en bon ordre et mettent en joue les naufragés. Le lieutenant présent à bord se présente : Lenoir. Il est sous les ordres du capitaine Antoine Daire, commandant du Griffon. Aussitôt, Corentin se souvient que le Griffon, dont le port d’attache est Brest, est un navire élancé et rapide avec un équipage expérimenté. Quant au capitaine Daire, il est réputé avoir remporté de nombreux combats navals.

Rochefort, alias Pansart, explique au lieutenant Lenoir que le Saint-Michel a fait naufrage et que les survivants viennent tout juste de terminer un radeau et d’échapper à des attaques de caraïbes. En voyant Kabouácoüatiti, l’officier se réjouit presque d’avoir un esclave, mais l’indien dément fièrement, ce qui a le don de surprendre Lenoir. Heureusement, l’affaire ne va pas plus loin. Corentin s’enquiert discrètement du livre de bord du Saint-Michel. Des hommes vont le récupérer et font disparaître les pages compromettantes avant de dissimuler le livre.

Les marins du Griffon commencent leurs allers-retours en embarquant l’eau douce. Lorsque cela est fait, ils se décident à embarquer les blessés. Ce n’est qu’en fin de journée que les hommes valides sont emmenés à bord de la frégate et confinés dans un entrepont. Des fusiliers viennent chercher les officiers du Saint-Michel. Ils emmènent « Pansart », Maugemeur, Champigny et Jaouen.

Les marins sont réquisitionnés pour les manœuvres, de conserve avec l’équipage du Griffon. Corentin est chargé des tâches de mousse qui lui permettent, comme à son habitude, de visiter le navire et de fureter à peu près partout sauf dans certains quartiers très surveillés. Néanmoins, il apprend que le navire compte cent cinquante marins et trente fusiliers. Le Griffon a subi un grain au large et a dû venir se ravitailler sur l’île. Il se rendait à Saint Domingue, au port de Cap François.
Les pirates discutent entre eux et sont ravis de la destination car « Pansart » y a des amis et dispose de la protection de Blénac, le gouverneur de Saint Domingue et de la Tortue.

Lundi 1er juillet 1715
Le Griffon arrive à Saint Domingue. On offre aux naufragés la possibilité de rejoindre les rangs du Griffon. Mais personne n’accepte. Au contraire, tout le monde est soulagé de pouvoir quitter le bord. Avant de refuser, Corentin demande innocemment quelle est la suite du voyage du Griffon : en l’occurrence aller prendre un chargement et le rapporter en France. En revanche, aucun indice ne filtre quant au dit chargement…
Aussitôt sur les quais, « Pansart » propose d’aider les marins du Saint-Michel. Pour cela il doit aller voir le gouverneur. Mais il ne pourra le faire que quand le Griffon aura appareillé. Mais il peut d’abord aller rendre visite à un ami en ville. Maugemeur, Bocanegra, Jaouen, Kabouácoüatiti, Carpenter et Champigny l’accompagnent. Corentin préfère rester traîner sur les quais. Il y a toujours beaucoup à apprendre des dockers et des marins en relâche.

Dans le port sont amarrés quelques navires. Les plus importants étant le Griffon, un navire marchand français et une tartane espagnole. Ne voyant pas tellement d’intérêt aux autres bateaux, le mousse commence par revenir s’intéresser au Griffon. Les marins sont tous consignés car le capitaine veut repartir très rapidement. Dès que le ravitaillement sera effectué. Il doit se rendre à la Havane, à Cuba. Corentin repense aux histoires de flotte au trésor, qui, comme par hasard, se rassemble dans ces environs.
Puis le mousse se renseigne sur Saint Domingue. La sécurité y est assurée par la garnison, composée de soixante quatorze soldats. La troupe est soutenue par une milice. L’île est aussi habitée par une grosse communauté de boucaniers qui vivent du commerce du cuir.

Mercredi 3 juillet 1715
Le Griffon appareille.

Vendredi 5 juillet 1715
Corentin retrouve les autres. Tous ensemble, ils embarquent pour Nassau.

Jeudi 11 juillet 1715
Après un trajet ennuyeux, c’est l’arrivée à Nassau. La plage est littéralement couverte de tentes et d’abris précaires de toile et de bois. Plus loin, des bâtiments de pierre émergent. Et au sommet d’une proéminence rocheuse, le fort délabré garde la baie.
Le groupe de marins n’a pas le temps de s’avancer très profondément dans les dédales du camp de tentes que la rumeur du retour de Rochefort se répand. Un homme tout habillé de rouge et coiffé d’un tricorne emplumé plante son regard bleu sur le groupe. Il s’agit du fameux William Current, ami de Rochefort. Il est accompagné de Daley Murphy, son maître d’équipage.
Rochefort réunit son petit monde et entreprend d’expliquer ses ambitions : il projette d’attaquer la Flotta de Indias à la Havane. Corentin ne peut s’empêcher de se lever et de demander ce qu’il compte faire à propos de la flotte française qui s’y rend et doit certainement déjà y être… Rochefort est un peu décontenancé et déconfit d’apprendre que le Griffon avait la Havane pour destination.

S’ensuivent des discussions et des propositions qui s’achèvent sur une mission confiée à quelques hommes. Il s’agit d’aller à la Havane, discrètement, et d’y rencontrer Doña Teresa Reyes, la patronne de la Sirène, un bordel. C’est le contact de Rochefort sur place. Rochefort confie le Mosquito à l’équipage. Il s’agit d’un sloop que des faux papiers affirment appartenir à un marchand nantais.
Modifié en dernier par Telenn le 15/02/2020 à 16:40, modifié 1 fois.
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Danilo »

Très bon résumé ! :claclap:
Seb, je m'en vais corriger quelques fautes sur les noms de PNJ, directement sur ton Google Doc (tu éditeras ton post avec le copier-coller qui va bien).

Manu, idem, je vais prendre le temps prochainement de faire quelques petites corrections sur la forme (je ne touche pas au fond... :rool: )
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Danilo »

!!! IMPORTANT !!!

Notez que les petits intermèdes contés lorsque je vous demande de fermer les yeux ne sont pas forcément des rêves vécus par vos personnages. Seuls les joueurs "vivent" ces "événements."
Il s'agit plus d'un outil de narration du MJ, destiné autant à l'immersion qu'à vous maintenir en haleine en vous projetant sur des scènes que vous pourriez vivre (ou pas) plus tard dans la campagne ou qui peuvent avoir un lien (ou pas) avec l'intrigue.
C'est enfin surtout un outil qui sert à vous recentrer sur la partie quand vous déviez de trop... :siffle:
Vos personnages n'ont donc par défaut aucune connaissance des faits relatés dans ces intermèdes, sauf s'il s'agit effectivement d'un rêve. Si vous deviez faire des rêves, alors je vous le dirais ! " Vous vous réveillez après ce rêve étrange"...

Si ces micro-scènes narrées vous déstabilisent trop, dites-le moi et je les arrêterai ou les rendrai moins fréquentes (j'en fais 1 par séance, je peux faire moins).
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Message par Aephrom »

Perso, ce sont, j'aime beaucoup! :+1:
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Re: [PN2] - Résumés

Message par ketzol »

Ok, noté ! :)
Pour les résumés je fais aussi sur Google Doc.... Si tu veux un accès ;) :)
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Danilo »

ketzol a écrit :Pour les résumés je fais aussi sur Google Doc.... Si tu veux un accès ;) :)
Ce serait plus simple et ça ferait gagner du temps à tout le monde ;)
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Re: [PN2] - Résumés

Message par ketzol »

Ok je te fais ca ;)
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Anorryl »

Qui n'a pas fait de résumé ! Je ne sais plus où j'en suis, moi. Pour une fois que je voulais me préparer :siffle:
La seule façon de renforcer notre intelligence est de n'avoir d'idées arrêtées sur rien, de laisser l'esprit accueillir toutes les pensées. J.K
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

La chasse-partie a été rédigée à Nassau. Pour en apprendre plus sur la Flota de Indias, un groupe est dépêché à La Havane. Etienne de Champigny joue le rôle du marchand nantais et commande le sloop. En plus de Champigny, Maugemeur, Jaouen, Kabouácoüatiti, Bocanegra, Carpenter, Murphy et Corentin, se trouvent quelques membres de l’équipage original de Rochefort : Jens van Zwieten, Alfonso Perez, Patrick Cunningham, Paul Salaün et John Cole.

Vendredi 19 juillet 1715
Le Mosquito arrive dans le port de la Havane en milieu de journée. Après les formalités à la capitainerie et des petits ennuis avec les autorités, les marins se séparent. Kabouácoüatiti et Maugemeur restent sur le navire pour s’assurer du ravitaillement et gérer les hommes restant à bord.
Parmi ceux qui débarquent, certains remarquent des avis de recherche placardés sur les murs de la capitainerie. Parmi eux, le portrait de Rochefort.

Plusieurs membres du groupe se rendent à la Sirène tandis que les autres entrent dans une taverne. De son côté, Corentin reste sur les quais et joue les dockers en laissant trainer ses oreilles. Il choisit un site non loin de l’endroit où les allèges partent et reviennent en transbordant des victuailles vers les navires de la Flota de Indias. Corentin repère sans difficulté le Griffon, amarré dans la rade. D’ailleurs Corentin s’étonne qu’une frégate française armée en guerre soit autorisée à mouiller dans un port espagnol, qui plus est en même temps que la Flota de Indias. Le mousse constate que les quantités de nourriture sont énormes et que les navires sont bien lourdement chargés. Ils sont certainement presque prêts à appareiller pour l’Europe…
Alors qu’il trime à transporter des sacs et faire rouler des tonneaux, Corentin repère la plus grosse taverne du port : la Taberna des Pescadore de Perlas : il y règne une bonne ambiance festive et relâchée. Mais Corentin a déjà passé l’après-midi complet sur les quais et il est temps désormais de rentrer au navire. Il a néanmoins gagné l’équivalent de 2 pièces de huit en réaux. Il n’y a pas de petit profit.

Tous les autres sont déjà rentrés quand le mousse arrive. Il n’attend pas pour confier les informations qu’il a glanées et pour faire part de sa perplexité face à la présence du Griffon dans la rade. Le groupe échange rapidement sur les renseignements qu’ils ont récoltés avant de se décider à sortir. Direction : La Sirène.

La maison close est tenue par Teresa Reyes, une superbe femme au regard captivant. C’est un établissement classieux où les clients doivent se tenir correctement. Assis à une table privée, un officier espagnol est en charmante compagnie. Il est identifié par un des marins du Mosquito comme le commandant Luis Parera Hernandez, le chef des forces armées de La Havane.

Doña Reyes vient saluer le groupe qui en profite pour glisser les salutations de Rochefort. La dame semble à la fois agacée et ravie d’entendre parler du capitaine pirate. Leur relation a l’air passionnée et très particulière. En attendant, Doña Reyes livre quelques informations. Le Griffon a été adjoint à la Flota de Indias, ce qui a provoqué de vives réactions chez les espagnols de la Havane. Il semble que les avis soient partagés sur la participation des forces françaises. Elle explique encore qu’il y a 11 navires dans la Flota de Indias, plus le Griffon.

Tandis que Maugemeur évite qu’un client passablement aviné cause un esclandre, Kabouácoüatiti repère le capitaine Daire qui vient de sortir avec une fille. Il fait des signes discrets, repérés notamment par Corentin.
Le mousse se dépêche de se faufiler vers la sortie et se cache juste à temps pour voir Daire faire le baisemain à sa compagne qui l’enlace avec moins de retenue. Corentin laisse passer la fille qui rentre dans le bordel et prend le capitaine en filature.

Visiblement, Daire retourne sur le Griffon. Mais Corentin remarque qu’un autre homme suit Daire. Il est blond, avec un bouc et porte un élégant manteau rouge sombre. Quand le capitaine embarque, l’homme sort un calepin et note quelque chose. Puis il range son calepin et se dirige vers le nord de La Havane. Corentin décide de le suivre jusqu’à son auberge : le Marin des Sables. Le mousse se dépêche alors de retourner à la Sirène pour informer les autres. Mais il préfère attendre d’être de retour sur le bateau. On ne sait jamais qui pourrait les espionner : les rues de la Havane sont pleines d’individus indiscrets…

Une fois à bord du Mosquito, chacun délivre ses informations. Au final, l’homme au manteau rouge serait un certain Piet qui serait des Pays-Bas espagnols ou de Hollande. En tout cas, il s’intéresse à la Flota de Indias. Les avis sont partagés sur la manière de gérer ce nouvel élément. Certains veulent s’assurer qu’il ne causera aucun ennui, d’autres pensent à lui proposer une association.

Lorsque vient le moment d’aller dormir, Champigny se rend compte qu’il manque 3 marins, dont Salaün, qui sont partis picoler. L’équipage se sépare à nouveau et écume les tavernes jusqu’à ce que les marins manquants soient retrouvés et ramenés à bord. Ils subissent alors une engueulade de Maugemeur.


Samedi 20 juillet 1715
Très tôt le matin, Corentin file à l’auberge. Il arrive juste à temps pour voir Piet sortir avec 4 hommes dont un blond patibulaire. Ils ont l’air de parler en hollandais. La discussion est discrète mais sérieuse. Ils ont l’air déterminé. Les 5 hommes se séparent chacun dans une direction différente. Corentin file Piet qui rencontre un type dans une taverne avant de sortir et d’entrer dans un nouvel établissement et ainsi de suite, toute la matinée. Piet échange avec des serveurs et des tenanciers. Parfois, il lâche quelques pièces à ses interlocuteurs. Corentin abandonne Piet et retrouve les autres aux abords du Marin des Sables. Il leur explique le manège de Piet. Il tente alors de le retrouver mais en vain. Corentin emmène ensuite le groupe dans la dernière taverne où Piet a soudoyé le patron. Champigny essaie de tirer les vers du nez mais c’est laborieux… Finalement, le patron avoue que Piet paie pour tout renseignement concernant la Flota de Indias : rumeurs, faits, etc.

Sachant cela, le groupe – sans Champigny qui se rend à la capitainerie pour préparer le départ du Mosquito – décide de repartir au Marin des Sables pour rencontrer Piet. Mais, sur le trajet, les marins du Mosquito assistent à une scène qui les fait réagir : un homme portant des vêtements de bonne facture mais usés jusqu’à la corde se fait jeter d’une boutique d’herboriste. Il est maigre et très pâle. Il parle espagnol mais le groupe arrive à se faire comprendre en français. En fait, les vêtements qu’il porte sont clairement des restes d’uniforme de la marine espagnole. Alors que certains essaient de le calmer et de comprendre ce qu’il voulait dans la boutique, l’homme se relève tant bien que mal et sort un scalpel en déclarant qu’il va saigner le vendeur. Aussitôt Kabouácoüatiti s’interpose. Mais l’homme arrive tout de même dans la boutique. De son côté, l’herboriste brandit une hache et menace de décapiter l’agresseur ainsi que les marins du Mosquito. Faisant preuve d’un calme exemplaire, l’équipage désarme l’espagnol et négocie avec l’herboriste. En fait, l’homme est opiomane et voulait obtenir une dose. Mais comme il ne paie plus depuis longtemps, l’herboriste refuse désormais de le servir. Kabouácoüatiti profite de la situation pour faire ses emplettes et acheter de l’opium.
A l’extérieur, Corentin repère une patrouille et alerte ses compagnons qui sortent en toute hâte après avoir réglé les achats. Le groupe s’esquive de justesse et rejoint le navire sans encombre.

Le chirurgien raconte son histoire. Il s’appelle Sandro et s’est fait expulser de la marine à cause de ses problèmes d’addiction à l’opium. Murphy lui tient alors un beau discours sur la confrérie et la nouvelle vie qui peut s’offrir à lui. Un chirurgien ne serait pas de trop de toute façon, même si Sandro semble ne plus pouvoir exercer à cause de ses mains qui tremblent. Mais il possède l’essentiel : les connaissances.

Salaün proteste : pourquoi recruter une loque pareille quand lui, qui est compétent se fait réprimander pour une simple sortie à la taverne. Mais Maugemeur le fait vite taire et lui promet que cette affaire sera discutée au retour à Nassau, devant l’assemblée.
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

Après s’être grimé, le mousse se rend à l’auberge. Un établissement sobre mais plus huppé que les bouges du quai. Une clientèle d’habitués. A l’étage : les chambres. Corentin commande à boire et se poste près de l’escalier en attendant que Piet arrive. Les autres arrivent et se placent dans la salle suivant le plan prévu.
Rapidement, le type patibulaire entre, accompagné d’un autre homme. Ils montent à l’étage en faisant un signe au patron.
Champigny et Bocanegra hèlent le patron et lui indiquent qu’ils veulent offrir une bouteille à Piet pour la partager avec eux. Le patron monte lui-même délivrer le message. Il revient quelques minutes plus tard pour confirmer que Piet arrive. Le hollandais descend avec ses deux gars. Les trois ont un air confiant. Les hommes entament une discussion qui part assez mal. Piet fait signe à l’autre type qui se lève et sort de l’auberge.
Corentin part aussitôt fouiller les chambres. Il trouve un lé de voile roulé autour de quelque chose rigide et l’embarque. Il reste fouiller le reste de l’étage mais les portes sont fermées ou les pièces occupées. Il cherche à s’enfuir par une fenêtre mais une patrouille espagnole passe au même moment. Il cherche une autre issue. Mais juste sous la fenêtre, attend le sbire de Piet. Corentin fait des signes à Murphy qui ne voit rien. Il tente alors de grimper sur le toit. Auparavant, il déroule la toile et en tire un mousquet et un sabre qu’il passe à sa ceinture. Puis il se hisse sur le toit et descend sur le côté de l’auberge. Il descend au niveau d’un escalier. Murphy a finalement attiré l’attention du sbire et détourne son attention en réclamant un coup à boire. Le sbire accepte et entre dans l’auberge avec le pirate. Corentin contourne le bâtiment et se faufile dans les ombres du bâtiment d’en face. Il se cache à l’arrivée d’une patrouille espagnole : la caserne est juste à quelques mètres !
Pendant ce temps, les autres continuent leur échange difficile avec les hollandais. C’est compliqué et tendu mais au final ils vont discuter en privé à l’étage. Là, Champigny dévoile son vrai nom. Le type patibulaire s’appelle Jan Emsdwijk. Après s’être mis d’accord entre eux pour une éventuelle collaboration, le groupe redescend. Un quatrième larron arrive d’un pas pressé et discute à l’écart avec van Aarde.

Bocanegra et Champigny retournent au navire. Murphy suit 5 minutes plus tard avec une bouteille à la main. Le cinquième larron arrive à l’auberge et entre. Maugemeur et Carpenter restent encore un peu avant de quitter l’établissement à leur tour. Corentin les suit en s’assurant que personne ne les file.

Sur le Mosquito, Sandro s’est calmé et ne tremble plus. Kabouácoüatiti s’occupe de lui.
Le groupe se rassemble enfin et échange sur les événements de la soirée. Le mousquet est laissé au futur moucheur en rétribution de son larcin.

Dimanche 21 juillet 1715
Le matin se lève sur une escadre au complet, trente hommes, qui se dirige vers le Mosquito. L’équipage commence à s’énerver un peu.
Il s’agit d’une inspection suite à des irrégularités à vérifier. Le capitaine Charles Bouchot, en la personne de Champigny, va à la rencontre de l’officier. Après avoir visé les documents, l’espagnol ordonne au capitaine de l’accompagner à la capitainerie. Maugemeur accompagne Champigny. 6 gardes restent à bord et 8 sont positionnés sur le quai.
Murphy s’était glissé à l’eau pour ne pas se faire repérer et a du mal à rester discret. Corentin essaie de retenir l’attention des gardes en jouant de la flûte. Kabouácoüatiti cuisine. Carpenter travaille mais n’a le droit de toucher à aucun outil tranchant quel qu’il soit. Murphy réussit à nager sous la coque du Mosquito et à atteindre l’ombre du ponton, prêt à remonter et agir en cas de grabuge.
Pendant ce temps, Maugemeur et Champigny sont emmenés dans le bureau du lieutenant du port. L’officier demande les papiers du navire et les examine à la loupe. Il détecte des anomalies, notamment sur le sceau du gouverneur de Puerto Rico sur la lettre de mer. Le connaissement semble aussi présenter des défauts au niveau des termes juridiques. Le lieutenant fait envoyer chercher des liasses d’autres navires portant des sceaux similaires. Aussitôt, il annonce qu’il y a un problème.

Un incendie se déclare en ville et la population commence à paniquer et à relayer l’alerte. Les gardes paniquent aussi et se mettent à courir vers la fumée. Les espagnols restant sur le navire ne bougent pas. Murphy sort de l’eau et se fait taper sur l’épaule par le sbire de van Aarde qui lui tend des armes dont une grenade. C’est de la part de van Aarde… Les hollandais n’ont pas été dupes des tentatives de discrétion lors de la soirée à l’auberge.

Après avoir acheté leur liberté par un pot-de-vin, Champigny et Maugemeur se hâtent vers le navire et remarquent avec soulagement que la fumée ne vient pas du navire.

Murphy vise et tire sur un garde. Une grenade explose sur les quais, au milieu des gardes et des civils qui font la chaine pour éteindre l’incendie…
Sur le navire, les soldats se penchent sur le plat bord et surveillent les quais. Corentin se faufile derrière un des gardes et lui tranche la gorge. Bocanegra tire sa rapière et transperce la nuque d’un deuxième garde. Kabouácoüatiti se saisit de sa hache et fracasse le crâne du suivant qui s’effondre sur le pont, dans une mare de sang. Carpenter frappe le bras gauche d’un autre soldat et lui brise l’os. Jaouen tire son sabre mais l’adversaire pare le coup. Les autres membres d’équipage se joignent au combat et font un nouveau mort. Il reste 2 soldats valides en prise avec Jaouen et Perez. Sur les quais, les hollandais se battent contre les soldats espagnols.
Corentin ne voyant pas d’ouverture facile, se lance dans les manœuvres d’appareillage pendant que le combat continue sur le pont.
Lorsque les espagnols postés sur le navire sont tous morts, les marins constatent que Murphy s’est pris une balle dans la jambe et que Champigny et Maugemeur arrivent. Les hollandais ont le dessus mais une autre escouade espagnole se précipite vers le lieu du combat. Le temps d’embarquer quelques affaires avant d’abandonner le Mosquito, et le groupe fuit à travers les rues de La Havane, suivant Piet van Aarde qui fait signe de le rejoindre.
Après une course-poursuite effrénée, le groupe arrive à l’une des portes de la ville. Mais la foule et surtout les gardes sont distraits par l’incendie. Les pirates utilisent les papiers du Mosquito pour sortir. Le garde ne fait aucune difficulté et laisse passer les fuyards qui continuent leur route jusqu’à l’anse de La Calette. Ils embarquent sur le De Fortuin, le cotre de van Aarde, qui appareille aussitôt.

Van Aarde estime que l’équipage lui doit la vie mais il est très intéressé par la proposition de Champigny. Il semble découvrir Corentin et lui demande s’il est le « petit fouineur » … Ce dernier, le mousquet dans les mains, pourrait difficilement nier !
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Message par Telenn »

Résumé de la prochaine partie (pour faire plaisir à Kebab):

Après avoir lâchement déserté le Mosquito et galopé dans toute La Havane qui fumait (c'est normal en même temps que ça fume un havane), le groupe se retrouve sur De Fortuin - le cotre de Piet van Aarde (Pierre de Terre, qui devrait faire un bel appât au bout d'un hameçon).
Comme Champigny a vendu l'intégralité du plan de Rochefort et n'a rien réussi à obtenir en retour, van Aarde arrive à Nassau avec un avantage considérable. Cela lui permet de prendre le commandement de la flottille pirate qui largue les amarres pour prendre d'assaut la Flota de Indias. Mais Rochefort, furieux de s'être fait destituer de son rôle et d'avoir été abandonné par ses frères conjurés au profit de la blondasse hollandaise, décide de reprendre les choses en main (comme disait Teresa Reyes).
Il commence par organiser la mutinerie au sein des équipages pirates coalisés avant de récupérer le commandement suprême de la flottille. Il ridiculise en duel van Aarde et son copain au nom imprononçable et curieusement orthographié, que tout le monde appelle, enfin appelait du coup, Jan. Etrangement épargnés, les PJ sont réintégrés dans l'équipage de Rochefort.
Evidemment, toutes ces dissensions ont permis à la flotte espagnole de partir bien avant et bien loin, faisant échouer tout rêve de fortune et de gloire (Sankara) aux frères de la côte du port (grouic).
C'est alors que Rochefort, révélant son vrai prénom, Jean, entame un mime de singe puis de caméléon tout en commentant les supplices des PJ sur le mode de Winnie l'ourson...
En effet! Rochefort n'a pas du tout oublié que c'est à cause des PJ que tout a foiré lamentablement, comme d'habitude avec les PJ, de toute façon...
Quant à van Aarde, Rochefort le fait sortir du fond de cale où il l'avait fait mettre aux fers. Il l'attache à une écoute et le fait hisser le plus haut possible, ce qui rend fou le hollandais et le fait chanter: Ik beloof dat ik kan vliegen, ik beloof dat ik de hemel kan aanraken!!*
C'est en voyant se balancer van Aarde que la légende naquit: celle du célèbre hollandais volant. Comme quoi, c'était très exagéré, comme toute légende.

FIN... ?

Les PJ reviendront-ils hanter Rochefort? Vous le saurez en suivant les aventures de The Swimming Dead... Prochainement derrière vos écrans (de MJ).

:zinzin:
*Ce thème a été repris de nombreuses fois pour finir immortalisé par R. Kelly.
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Re: [PN2] - Résumés

Message par Telenn »

Pendant la traversée, Wilfried confie discrètement que Piet van Aarde est venu au secours des pirates de Rochefort un peu trop à point nommé. Aurait-il orchestré l’enquête des autorités espagnoles et l’attaque sur le sloop ? Les avis sont partagés.

Pendant le trajet, Corentin effectue ses tâches sans entrain et reste dans son coin à broyer du noir. Maugemeur vient réconforter le mousse et essaie de le faire relativiser. Corentin sort peu à peu de son mutisme mais reste un peu mélancolique. Maugemeur s’occupe de lui et essaie de l’intéresser à la navigation. Murphy n’arrange rien en félicitant Corentin et en insistant sur le fait que ce ne sera pas le dernier.

Vendredi 26 juillet 1715
Le Fortuin arrive à Nassau.
L’arrivée de van Aarde est accueillie de manière mitigée. Il a l’air connu sur l’île et ne fait pas l’unanimité. Rochefort le reçoit et le remercie de l’aide apportée à son équipage. Current est moins ravi ; la perte de son sloop y étant pour une grande partie.
Rochefort et Current demandent ensuite des informations sur la mission confiée au groupe d’espions. Les pirates relatent leurs « exploits » et l’échange avec van Aarde à l’auberge du Marin des Sables. L’information cruciale étant que la flotte est déjà en route à l’heure où les pirates font leur rapport, même si elle est lente.

Selon van Aarde, le Griffon est une cible de choix car il ne bénéficiera pas de la protection des espagnols.

Avant de partir, van Aarde glisse en hollandais à Jan Emsdwijk qu’il veut instamment parler à Benjamin Hornigold. Ce dernier n’est pas à considérer comme un ami vis-à-vis des affaires de Rochefort.

Une fois les hollandais partis, Carpenter tient à informer Rochefort de ses doutes sur van Aarde.
D’un autre côté, Murphy et Sandro discutent de morphine et d’alcool. Une réunion des drogués pas anonymes. Puis l’espagnol raconte son parcours. Il s’est fait jeter de la marine et cherche des boulots à gauche à droite depuis.

Rochefort propose d’officialiser l’intégration de Sandro Velasquez.

La soirée se passe au Lucayan Inn, tenue par Jonah Billsford et sa charmante fille Merry. Les deux sont diamétralement opposés. Autant le père est crasseux et gras, autant la fille est propre et bien roulée. Les filles de salle ne sont pas très fraîches et la bière passable mais l’ambiance est chaleureuse et festive.
De l’étage, descend van Aarde, accompagné d’un homme. Le hollandais s’apprête à sortir de la taverne. L’autre homme va parler avec Jonah. Murphy interpelle Van Aarde qui s’arrête et accepte l’invitation de boire une bière. Carpenter va offrir une tournée aux marins du Fortuin pour tenter de les faire parler, dont notamment Steyn van Weert, le second. L’équipage semble très soudé.

Van Aarde cherche à en savoir plus sur les pirates attablés. Murphy raconte son passé chez Current. Sandro n’est pirate que depuis quelques jours. Maugemeur avoue avoir navigué avec le Capitaine Cassard. Van Aarde a l’air intrigué à la mention de ce nom. Cassard est un corsaire nantais qui commandait 8 navires. Le pilote livre un peu de son passé. En 1711, Maugemeur s’engage pour piller les comptoirs ennemis sur l’ordre du roi. C’est un grand succès. Les portugais, les anglais subissent des défaites cuisantes. Cassard est fait chevalier de l’ordre de Saint Louis par le roi. Maugemeur rentre à Saint-Malo pour mettre de l’ordre dans ses affaires. Cassard, lui, reste dans la Royale.
Après avoir souhaité bonne nuit à l’équipage, van Aarde quitte la taverne. Corentin ne tarde pas à s’en aller en quête d’un petit coin de tranquillité en esquivant les pirates qui picolent sur le sable. Le reste du groupe passe la soirée dans le bordel.

Samedi 27 juillet 1715
9 heures, c’est l’heure du rendez-vous pour le conseil relatif à l’expédition. Les préparatifs commencent plus tôt. Des cercles concentriques de sièges sont installés, des bassines de punch sont préparées. Les équipages se rassemblent au fur et à mesure.

Quentin Rochefort et William Current discutent avant d’être rejoints par John Wills, le capitaine de l’Eagle. Puis arrivent van Aarde et son équipage au complet ; Zacheus Darwell et son équipage de 44 hommes du Flowergate et enfin Matthew Low et ses 27 marins du Seadog Hunter.
Avant l’assemblée, Low et van Aarde ne sont pas encore convaincus par l’expédition.

John Wills : frère d’armes d’Henry Jennings. Tous deux étaient corsaires et ont travaillé pour Lord Hamilton gouverneur de Jamaïque. Ils se sont distingués lors de batailles dans les Caraïbes pendant la guerre de succession contre les espagnols. À l’heure actuelle, ils seraient toujours en bons termes mais séparés.

Matthew Low : ancien de la Royal Navy. Il était simple sous-officier mais a reçu une blessure à la jambe qui l’a laissé boiteux. Son contrat a été terminé de son fait ou d’un tiers. Il s’est ensuite fait passer pour un marchand avant de se faire recruter par John Wills dans la piraterie. (La grand-mère de Low était couturière et réparait des voiles. C’est ce qui a donné à Low son goût pour les navires et l’a conduit à intégrer la marine. En revanche ces dernières informations ne sont pas entièrement sûres…)

Zacheus Darwell, ancien corsaire devenu pirate au traité d’Utrecht.

Rochefort et Current ouvrent le conseil et exposent leur programme. Ils réclament de la rapidité même si la flotte a largué les amarres il y a trois jours. Les navires étant peu maniables et surtout très chargés. L’idée étant de tendre une embuscade en fonction du nombre de navires et de marins.

Van Aarde se montre très intéressé. D’abord parce qu’il a compris l’ampleur de la récompense. Et aussi
John Wills se range à l’avis de Current d’attaquer en prenant la flotte à revers après Bemini.
Rochefort est pour attaquer en se plaçant au niveau de Grand Bahama.

Van Aarde insiste à nouveau sur l’importance du Griffon. Il a déniché un secret très précieux : le navire serait porteur d’une commande spécifique du roi d’Espagne pour le mariage de sa fille. Une parure en or et en pierres précieuses faite par les joailliers de la Havane. Mais il doute de cette information car pourquoi confier ce trésor à un navire français ?

Les débats continuent sur le type d’attaque et le lieu de l’attaque. Van Aarde est chargé de mitrailler le pont d’un côté pendant que Low et Darwell prennent le vaisseau à l’abordage de l’autre côté. Wills se propose pour retenir d’éventuels renforts. Current commencera par attaquer le navire avant de passer à l’abordage. L’attaque aura lieu au large de Bemini, à l’aube après avoir approché la flotte de nuit.
Une fois que le plan est établi et validé, un contrat de chasse-partie commun est rédigé spécialement pour l’occasion. Chaque équipage recevra une part au prorata du nombre de marins. La répartition par équipage se fera suivant la chasse-partie propre à chaque équipage.
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